📰 Presse et magazines
Comment résilier un abonnement Nous Deux ? Méthode 2026 et modèle de lettre
Guide complet 2026 : le titre paraît toujours, quelles formules existent, pourquoi la rétractation de 14 jours s'applique bel et bien, quand la loi Chatel ne s'applique PAS, remboursement au prorata, adresse éditeur sourcée et modèle de lettre recommandée

1947 (Cino Del Duca)
Création
Oui — hebdomadaire
Toujours publié en 2026
113 526 ex./semaine
Diffusion print annoncée
690 000 lecteurs/semaine
Audience annoncée
Reworld Media Magazines SAS
Éditeur (entité vérifiée)
452 791 262 — Bagneux (92)
SIREN éditeur
≈ 2,50 € (kiosque 2026)
Prix au numéro
14 jours (12 mois si défaut d'info)
Rétractation abonnement
Seulement si reconduction tacite
Loi Chatel
Aucun trouvé sur source officielle
Frais de résiliation
💬 Vous avez ouvert cette page en vous demandant peut-être si Nous Deux paraissait encore. La réponse est oui : l'hebdomadaire créé en 1947 par Cino Del Duca est toujours publié en 2026, à plus de 113 000 exemplaires par semaine. Le vrai sujet est ailleurs. Chez les abonnés de longue date de la presse magazine, trois situations reviennent sans cesse : un réabonnement accepté au téléphone sans rien signer, un prélèvement qui continue après une demande d'arrêt, et un abonnement à gérer après un décès ou une entrée en maison de retraite. Dans ces trois cas, la plupart des guides vous racontent la même chose — et la plupart se trompent. Non, l'abonnement de presse n'est pas exclu du droit de rétractation. Non, la loi Chatel ne s'applique pas d'office. Non, il n'existe aucune « fenêtre de 20 jours ». Et non, la lettre recommandée n'est pas une condition de validité : elle vous donne une date opposable, ce qui est bien plus utile. Ce guide reprend chaque point sur textes, vous dit ce que nous avons pu vérifier et ce que nous n'avons pas pu vérifier, et vous donne un modèle de lettre avec une option par situation réelle.
📦 Réponse rapide
Nous Deux paraît toujours en 2026 : l'hebdomadaire est édité par le groupe Reworld Media, qui annonce une diffusion print de 113 526 exemplaires par semaine et 690 000 lecteurs. Pour résilier votre abonnement, trois voies existent selon votre situation. (1) Vous venez de vous abonner à distance : exercez votre droit de rétractation de 14 jours — contrairement à ce qu'on lit partout, l'exclusion de l'article L. 221-28 vise la vente de journaux au numéro, PAS les contrats d'abonnement, qui restent rétractables. (2) Vous avez souscrit en ligne sur le portail d'abonnement du groupe : la résiliation doit y être accessible en quelques clics (article L. 215-1-1). (3) Dans tous les autres cas — bulletin papier encarté, coupon-réponse, souscription par téléphone, abonnement offert, succession — écrivez au service abonnements de l'éditeur en lettre recommandée avec accusé de réception, en reprenant le numéro d'abonné figurant sur l'étiquette d'expédition de votre magazine. Les numéros non servis doivent vous être remboursés au prorata.
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« Ma mère avait accepté un réabonnement au téléphone sans jamais rien signer, et le prélèvement tombait chaque trimestre. Le passage sur l'absence de confirmation écrite signée a tout changé : j'ai écrit que le contrat n'était pas formé, et j'ai demandé à la banque de traiter les prélèvements comme non autorisés. Tout a été restitué. »
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📍 Adresse de résiliation
Reworld Media Magazines SAS
À l'attention du Service Abonnements — 40, avenue Aristide Briand
92220 Bagneux
Service Résiliation — Nous Deux
📄 Aperçu de votre lettre Nous Deux
[Vos nom et prénom]
[Votre adresse]
[Code postal — Ville]
[Téléphone] · [Email]
Reworld Media Magazines SAS
À l'attention du Service Abonnements — 40, avenue Aristide Briand
92220 Bagneux
[Votre ville], le 19 octobre 2026
Lettre recommandée avec accusé de réception
Objet : Résiliation de mon abonnement au magazine Nous Deux — n° abonné [numéro figurant sur l'étiquette d'expédition]
Madame, Monsieur,
Je suis abonné(e) au magazine Nous Deux sous le numéro d'abonné [numéro], au nom et à l'adresse figurant en tête de la présente. L'abonnement a été souscrit le [date] par [internet / bulletin papier / coupon-réponse / téléphone].
Je vous notifie ma décision de mettre fin à cet abonnement. Je vous demande de cesser toute livraison et tout prélèvement à compter de la date d'effet, et de me rembourser au prorata les numéros restant dus à cette date.
Je vous remercie de bien vouloir m'adresser, sur support durable, une confirmation écrite précisant la date d'effet exacte de la résiliation, le nombre de numéros restant dus à cette date, ainsi que le montant du remboursement et son mode de règlement.
Dans l'attente de votre retour, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
[Votre signature]
⭐⭐⭐⭐⭐ 4,9/5 · La Poste · AR scanné en 3 jours
📑 Sommaire
- 1. Nous Deux paraît-il encore en 2026 ? Éditeur, diffusion, périodicité
- 2. Quelle formule avez-vous vraiment souscrite ? Le point qui change tout
- 3. Vous venez de vous abonner ? Le droit de rétractation de 14 jours s'applique (et non, ce n'est pas exclu)
- 4. La loi Chatel s'applique-t-elle vraiment à Nous Deux ? Réponse tranchée
- 5. Résiliation « en trois clics » : dans quels cas y avez-vous droit ?
- 6. À quelle adresse écrire ? Adresse sourcée et méthode de recoupement
- 7. Remboursement des numéros non servis, frais retenus et délais
- 8. Cas particuliers fréquents : décès, EHPAD, tutelle, abonnement offert, démarchage téléphonique
- 9. Modèle de lettre de résiliation Nous Deux (texte intégral, options au choix)
- 10. Recours : prélèvements, mandat SEPA, médiation et signalement
- 11. Erreurs à éviter
- 12. Questions fréquentes
1. Nous Deux paraît-il encore en 2026 ? Éditeur, diffusion, périodicité
Première question à trancher avant toute démarche : votre magazine existe-t-il toujours ? La réponse est oui. Nous Deux paraît toujours en 2026, au rythme hebdomadaire. La fiche de marque publiée par la régie du groupe éditeur, mise à jour en février 2026, présente le titre comme actif et annonce une diffusion print de 113 526 exemplaires par semaine pour 690 000 lecteurs hebdomadaires. Les fiches de distribution presse recensent bien des numéros parus en 2026 (le n° 4104 est daté du 21 février 2026), vendus en kiosque autour de 2,50 € le numéro.
Le titre a été créé en 1947 par Cino Del Duca. Bimensuel à ses débuts, il devient hebdomadaire dès son cinquième numéro. Le premier roman-photo, « À l'aube de l'amour », paraît au numéro 165 et fixe durablement l'identité du magazine : Nous Deux devient le symbole du roman-photo en France, avec des tirages qui ont atteint 1,5 million d'exemplaires par semaine à l'apogée. Les romans-photos passent à la couleur, des vedettes yé-yé y figurent dès 1964, un concours de la nouvelle est lancé en 1997, et le magazine bascule sur des couvertures « people » en 2004. Le titre a rejoint le giron du groupe éditeur actuel en 1992.
Aujourd'hui, la formule mêle fiction romanesque (nouvelles, romans-photos, un roman inédit une fois par mois) et partie magazine féminin pratique (mode, beauté, cuisine, évasion, jeux, conseils).
✅ Bonne nouvelle pour les abonnés inquiets : aucune cessation de parution, aucun changement de périodicité n'a été constaté. Si vous ne recevez plus votre magazine, ce n'est donc pas parce que le titre s'est arrêté — c'est un incident d'acheminement, un problème d'adresse ou une fin d'abonnement. Réclamez les numéros manquants avant de résilier : ils vous sont dus.
Qui édite le titre, juridiquement ? Le titre appartient au groupe Reworld Media. L'entité d'édition de référence, vérifiable au registre des entreprises, est REWORLD MEDIA MAGAZINES SAS, SIREN 452 791 262, dont l'activité déclarée est l'édition de revues et périodiques, et dont le siège est situé 40 avenue Aristide Briand, 92220 Bagneux. La société mère du groupe, REWORLD MEDIA, SIREN 439 546 011, siège 8 rue Danjou, 92100 Boulogne-Billancourt, est une société cotée qui ne traite pas les abonnements.
Bon à savoir : certaines fiches tarifaires du secteur mentionnent une entité « RMP – Reworld Media Publishing » comme éditeur du titre. Le groupe compte de nombreuses filiales et les périmètres évoluent. Le document qui fait foi, c'est l'ours de votre magazine (l'encadré mentions légales, généralement dans les premières ou dernières pages) : il indique la raison sociale exacte de l'éditeur, son siège et son directeur de publication. Prenez-en une photo avant d'écrire : c'est la référence la plus fiable et la plus à jour dont vous disposiez.
Notez enfin un point utile pour la suite : le groupe mutualise l'abonnement de ses titres sur une plateforme unique. Depuis le site éditeur, le lien « Abonnement » renvoie vers un portail commun à l'ensemble des magazines du groupe. Concrètement, si vous êtes abonné(e) à Nous Deux et à un autre titre du même groupe, vous gérez probablement les deux depuis le même compte — et vous pouvez tomber sur des interfaces, des identifiants et des factures qui portent le nom de la plateforme, pas celui de Nous Deux. Ce n'est pas une erreur.
2. Quelle formule avez-vous vraiment souscrite ? Le point qui change tout
Avant d'écrire quoi que ce soit, identifiez la nature exacte de votre contrat. C'est l'étape que 90 % des abonnés sautent, et c'est celle qui détermine vos droits. Deux grandes familles cohabitent dans la presse magazine, et elles n'obéissent pas aux mêmes règles.
| Famille de contrat | Ce que dit votre échéancier | Comment ça se termine | Loi Chatel (L. 215-1) ? |
|---|---|---|---|
| Abonnement à nombre déterminé de numéros | « 52 numéros », « 1 an », sans mention de reconduction | S'éteint tout seul à la fin ; l'éditeur vous relance pour vous réabonner | NON — pas de reconduction tacite, donc pas de Chatel |
| Abonnement à durée indéterminée (prélèvement récurrent) | « sans engagement », « prélèvement mensuel/trimestriel » | Court jusqu'à votre demande de résiliation | NON — pas d'échéance reconduite, donc pas de Chatel |
| Abonnement à durée déterminée AVEC reconduction tacite | « reconduit tacitement », « renouvelé automatiquement » | Se relance seul à la date anniversaire si vous ne dites rien | OUI — c'est le seul cas où Chatel joue |
| Abonnement offert par un tiers (cadeau, CSE, association) | Le titulaire du contrat est le donateur, pas le lecteur | S'éteint à la fin de la période offerte | Selon le contrat signé par le donateur |
⚠️ Le mot à chercher est « tacitement ». Prenez votre dernier avis d'échéance, votre e-mail de confirmation d'abonnement ou le dos de votre bulletin. Si les mots « reconduit tacitement », « reconduction automatique » ou « renouvelé automatiquement » y figurent, la loi Chatel vous protège. S'ils n'y figurent pas, invoquer Chatel dans votre lettre vous fera passer pour mal informé(e) et affaiblira votre courrier. Voir la section suivante.
Où trouver votre numéro d'abonné ? Il figure sur l'étiquette d'expédition collée sur le film plastique ou imprimée en couverture de votre magazine (une suite de chiffres, souvent précédée d'un code d'édition), ainsi que sur vos avis d'échéance et vos confirmations de paiement. Sans ce numéro, le service abonnements ne peut pas retrouver votre dossier rapidement : c'est la première cause de retard de traitement d'une résiliation.
Papier, numérique ou couplé ? Le titre existe en version papier livrée par voie postale et en formule numérique (liseuse / kiosque). Les deux se résilient selon les mêmes principes, mais le canal de souscription change vos droits pratiques : une formule numérique souscrite intégralement en ligne bénéficie de la résiliation « en quelques clics », un bulletin papier renvoyé par la Poste non — voir plus bas.
3. Vous venez de vous abonner ? Le droit de rétractation de 14 jours s'applique (et non, ce n'est pas exclu)
C'est l'erreur la plus répandue du secteur, reprise par la quasi-totalité des sites de modèles de lettres : « la presse est exclue du droit de rétractation ». C'est faux pour les abonnements, et cette confusion coûte de l'argent à des milliers de lecteurs chaque année.
✅ Le texte exact : l'article L. 221-28 du Code de la consommation exclut du droit de rétractation la fourniture de journaux, périodiques ou magazines — « à l'exception des contrats d'abonnement à ces publications ». Autrement dit : acheter un numéro à distance n'est pas rétractable ; souscrire un abonnement l'est. Vous disposez donc de 14 jours pour changer d'avis.
À partir de quand courent les 14 jours ? Pour un contrat portant sur la fourniture d'un bien (l'abonnement papier), le délai court à compter de la réception du premier numéro. Pour une prestation de services ou un contenu numérique, il court à compter de la conclusion du contrat. Dans le doute, calez-vous sur la date la plus favorable et dites-le dans votre lettre.
⚠️ Le levier le plus puissant du guide : si le professionnel ne vous a pas informé(e) de votre droit de rétractation (pas de formulaire type de rétractation joint, pas de mention claire dans la confirmation), l'article L. 221-20 proroge le délai de 12 mois. Vous avez alors jusqu'à 12 mois et 14 jours pour vous rétracter. Beaucoup de souscriptions par coupon-réponse ou par téléphone sont dans ce cas : vérifiez votre confirmation avant de renoncer.
Effet de la rétractation : le contrat est anéanti et le professionnel doit vous rembourser la totalité des sommes versées, frais de livraison standard compris, au plus tard 14 jours après avoir été informé de votre décision. Ce n'est pas un remboursement au prorata : c'est un remboursement intégral.
Comment l'exercer proprement :
- Écrivez sans ambiguïté : « J'exerce mon droit de rétractation prévu à l'article L. 221-18 du Code de la consommation. » Le formulaire type joint à votre confirmation d'abonnement fait aussi l'affaire, mais une déclaration claire suffit — la loi n'impose aucune formule sacramentelle.
- Datez et prouvez : c'est la date d'envoi de votre déclaration qui compte pour respecter le délai, pas la date de réception par l'éditeur. Un recommandé avec accusé de réception vous donne une date d'envoi incontestable.
- Ne renvoyez pas les numéros déjà reçus de votre propre initiative : attendez les instructions de l'éditeur. Si des frais de retour sont prévus, ils doivent avoir été portés à votre connaissance avant la commande.
- Si le remboursement tarde au-delà de 14 jours après réception de votre rétractation, relancez par écrit : des majorations de plein droit sont prévues par le Code de la consommation en cas de retard de remboursement.
- Cas du souscripteur âgé démarché par téléphone : voir la section « cas particuliers » — le régime est encore plus protecteur.
Un dernier point d'honnêteté : la rétractation ne concerne que les abonnements souscrits à distance ou hors établissement (internet, téléphone, coupon-réponse, courrier, démarchage, salon). Si vous vous êtes abonné(e) en vous déplaçant dans les locaux de l'éditeur — cas quasi inexistant pour un magazine grand public — le droit de rétractation ne s'applique pas.
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4. La loi Chatel s'applique-t-elle vraiment à Nous Deux ? Réponse tranchée
Réponse honnête : par défaut, non. Et c'est important à comprendre, parce qu'invoquer un texte inapplicable est le meilleur moyen de se faire répondre poliment que votre demande est mal fondée.
L'article L. 215-1 du Code de la consommation suppose une condition précise : le contrat doit comporter une clause de reconduction tacite. Sans reconduction tacite, pas de loi Chatel. Or, dans la presse magazine, la majorité des formules sont soit à nombre déterminé de numéros (l'abonnement s'éteint tout seul au terme, l'éditeur vous relance commercialement pour vous réabonner — ce n'est pas une reconduction tacite), soit à durée indéterminée résiliable à tout moment (il n'y a pas d'échéance à reconduire). Dans ces deux cas de figure, Chatel ne joue pas.
Le critère exact pour vous situer, en une phrase : cherchez le mot « tacitement » (ou « automatiquement ») sur votre avis d'échéance, votre e-mail de confirmation ou le dos de votre bulletin d'abonnement. S'il y est → la loi Chatel s'applique, lisez le tableau ci-dessous. S'il n'y est pas → n'invoquez pas Chatel, appuyez-vous sur la rétractation (si vous êtes dans les délais) ou sur la résiliation à tout moment.
Si votre contrat est bien reconduit tacitement, voici les règles exactes — et elles ne sont PAS celles que répètent les sites de modèles de lettres :
| Ce qu'on lit partout (FAUX) | Ce que dit réellement le texte |
|---|---|
| « Information entre 3 mois et 15 jours avant l'échéance » | Information au plus tôt 3 mois et au plus tard 1 mois avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction (L. 215-1) |
| « Vous avez 20 jours pour résilier après l'avis tardif » | Aucune fenêtre de 20 jours : si l'information n'a pas été donnée, vous pouvez résilier à tout moment, gratuitement, à compter de la date de reconduction |
| « Le remboursement est facultatif / négocié » | Les avances effectuées après la dernière date de reconduction sont remboursées dans les 30 jours suivant la résiliation, déduction faite des sommes correspondant à l'exécution du contrat (L. 215-1) |
| « Aucune pénalité pour l'éditeur » | À défaut de remboursement dans les 30 jours, les sommes dues produisent intérêts au taux légal (L. 241-3) |
⚠️ À retenir : si vous êtes dans le cas d'une reconduction tacite non précédée de l'information légale, votre position est bien meilleure que ce qu'on vous raconte ailleurs. Vous n'êtes pas enfermé(e) dans une fenêtre de 20 jours : vous pouvez résilier à tout moment, et le remboursement des avances est un droit, avec intérêts au taux légal en cas de retard.
Une précision utile pour les abonnés qui reçoivent une relance commerciale : un courrier ou un e-mail « votre abonnement se termine, réabonnez-vous » n'est pas un avis d'échéance au sens de Chatel. C'est une offre commerciale. Si votre contrat ne se reconduit pas tacitement, vous n'avez strictement rien à faire : ne pas répondre suffit à ce que l'abonnement s'éteigne. Ne payez jamais « pour être tranquille ».
5. Résiliation « en trois clics » : dans quels cas y avez-vous droit ?
Depuis le 1er juin 2023, l'article L. 215-1-1 du Code de la consommation impose une résiliation en ligne simple et directe. Mais une limite est constamment passée sous silence par les guides concurrents, et elle concerne massivement le lectorat de la presse magazine.
⚠️ L'obligation de résiliation « en trois clics » ne vaut QUE pour les contrats conclus par voie électronique. Si vous vous êtes abonné(e) en renvoyant un bulletin papier encarté dans le magazine, un coupon-réponse reçu par courrier, ou par téléphone, le professionnel n'est pas tenu de vous offrir ce parcours en ligne. C'est le cas de figure le plus fréquent chez les abonnés de longue date de Nous Deux.
Si vous vous êtes abonné(e) en ligne, la marche à suivre est la suivante :
- Étape 1 — Connectez-vous au portail d'abonnement du groupe éditeur (celui vers lequel renvoie le lien « Abonnement » du site du magazine) avec l'adresse e-mail utilisée lors de la souscription. Ce portail est mutualisé entre les titres du groupe : vous y verrez éventuellement d'autres magazines auxquels vous êtes abonné(e).
- Étape 2 — Ouvrez la rubrique « Mon compte » / « Mes abonnements » et sélectionnez la ligne correspondant à Nous Deux (attention si vous avez plusieurs titres : vérifiez le libellé avant de valider).
- Étape 3 — Cherchez la fonction de résiliation. La loi impose qu'elle soit accessible par un bouton clairement identifiable et facile d'accès, sans obligation de téléphoner ni d'écrire.
- Étape 4 — Complétez le formulaire de résiliation, validez, puis conservez l'écran de confirmation (capture d'écran) ainsi que l'e-mail d'accusé de réception. Le professionnel doit vous confirmer la résiliation sur un support durable, avec la date d'effet.
- Étape 5 — Vérifiez sur votre relevé bancaire, au cycle suivant, qu'aucun nouveau prélèvement n'intervient. Un prélèvement postérieur à la date d'effet est indu et doit être remboursé.
Bon à savoir : le portail d'abonnement étant commun à tous les titres du groupe, résilier Nous Deux depuis votre compte n'arrête pas vos éventuels autres abonnements du même groupe, et inversement. Chaque titre a sa propre ligne, sa propre date d'échéance et son propre prélèvement. Contrôlez chaque ligne avant de conclure que « tout est arrêté ».
Si le parcours en ligne est introuvable, bloqué, ou vous renvoie vers un numéro de téléphone, ne perdez pas de temps à insister : passez immédiatement à la voie écrite (section suivante). Faites d'abord une capture d'écran de la page bloquante avec la date visible — si un litige s'ouvre, cette capture démontre que la voie simplifiée n'était pas opérationnelle, ce qui renforce très nettement votre position.
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6. À quelle adresse écrire ? Adresse sourcée et méthode de recoupement
Soyons transparents, parce que c'est exactement là que les guides concurrents vous induisent en erreur : une adresse de gestion des abonnements à Lille circule partout sur internet, sous deux versions différentes (59898 et 59718 Lille Cedex 9), sans qu'aucune source officielle ne la confirme. Ces adresses n'apparaissent que sur des sites commerciaux de modèles de lettres, qui se recopient les uns les autres. Nous refusons de vous faire envoyer un recommandé à une adresse que nous ne pouvons pas vérifier : un recommandé mal adressé revient « pli non distribué » et vous fait perdre des semaines.
L'adresse que nous pouvons documenter, elle, est celle du siège de la société d'édition, vérifiable au registre officiel des entreprises :
Reworld Media Magazines SAS À l'attention du Service Abonnements — Magazine Nous Deux 40, avenue Aristide Briand 92220 Bagneux
Une lettre recommandée adressée au siège d'une société est juridiquement valable : c'est le domicile légal de la personne morale. La mention « À l'attention du Service Abonnements » assure la ventilation interne. Ajoutez impérativement votre numéro d'abonné en objet pour accélérer le traitement.
La méthode de recoupement — faites-le avant de poster, cela prend deux minutes :
- L'étiquette d'expédition de votre magazine. Retournez le dernier exemplaire reçu (ou le film plastique si vous l'avez gardé). L'étiquette porte votre numéro d'abonné, la date de fin d'abonnement, et souvent une adresse de retour ou un code de centre de gestion. C'est la source la plus fiable qui existe pour VOTRE dossier.
- Votre dernier avis d'échéance ou votre confirmation d'abonnement. Ces documents mentionnent l'adresse du service abonnements à laquelle l'éditeur vous demande d'écrire. Cette adresse-là prime sur toutes les autres, parce que c'est celle que l'éditeur vous a lui-même communiquée.
- L'ours du magazine (encadré mentions légales dans les pages du magazine) : raison sociale exacte de l'éditeur, siège, directeur de publication, numéro de commission paritaire.
- Le portail d'abonnement du groupe, rubrique « Nous contacter » ou « Aide » : l'adresse postale du service abonnements y est généralement affichée avec les conditions générales de vente.
- Si les deux adresses diffèrent (celle de votre étiquette et le siège) : envoyez au service abonnements indiqué sur vos documents, et conservez le siège comme adresse de repli si le pli revient non distribué. Vous pouvez aussi doubler l'envoi — deux recommandés coûtent une douzaine d'euros et suppriment définitivement le risque.
⚠️ N'écrivez jamais à la rédaction du magazine ni à la régie publicitaire du groupe : ce sont des services distincts qui ne gèrent pas les fichiers d'abonnés et qui ne redirigent pas systématiquement le courrier. C'est une cause classique de résiliation « jamais reçue ».
7. Remboursement des numéros non servis, frais retenus et délais
Le cœur monétaire du sujet : que récupérez-vous exactement quand vous arrêtez en cours d'abonnement ?
| Situation | Ce que vous récupérez | Délai applicable | Base juridique |
|---|---|---|---|
| Rétractation dans les 14 jours | Remboursement intégral, frais de livraison standard compris | 14 jours à compter de la réception de votre décision | L. 221-18 et suivants |
| Rétractation prorogée (défaut d'information) | Remboursement intégral, jusqu'à 12 mois + 14 jours après | Idem | L. 221-20 |
| Reconduction tacite sans information légale | Remboursement des avances postérieures à la reconduction | 30 jours, puis intérêts au taux légal | L. 215-1 et L. 241-3 |
| Résiliation en cours d'abonnement (cas général) | Remboursement au prorata des numéros non servis | Selon les CGV — exigez une date écrite | Contrat / CGV |
| Prélèvement encaissé après la date d'effet | Restitution intégrale de la somme indue | Sans délai — mise en demeure conseillée | Répétition de l'indu, art. 1302 s. c. civ. |
| Décès de l'abonné | Prorata des numéros non servis, dû à la succession | Sur production de l'acte de décès | Contrat / CGV |
Transparence : nous n'avons trouvé aucune source officielle établissant des frais administratifs forfaitaires ni un seuil plancher de non-remboursement pour ce titre (le type de clause qu'on rencontre chez certains éditeurs, par exemple une retenue de quelques euros et un seuil en dessous duquel rien n'est reversé). Nous ne l'affirmons donc ni dans un sens ni dans l'autre. Vérifiez la clause « résiliation / remboursement » de vos conditions générales, et si une retenue apparaît sur votre décompte final sans avoir été portée à votre connaissance avant la souscription, contestez-la par écrit : une clause non communiquée avant l'engagement est difficilement opposable.
Exigez systématiquement un décompte final écrit. Votre lettre doit demander trois choses distinctes : (1) la date d'effet exacte de la résiliation, (2) le nombre de numéros restant dus à cette date, (3) le montant du remboursement et son mode de règlement. Sans ces trois éléments, vous ne pouvez pas vérifier qu'on ne vous doit rien — et c'est précisément le flou dans lequel s'égarent les dossiers.
Mode de remboursement : un remboursement par chèque à un nom différent de celui du payeur est une source classique de blocage (typiquement, un abonnement au nom d'un parent payé par un enfant). Précisez dans votre lettre le nom du titulaire du compte à créditer et joignez un RIB si vous demandez un virement.
Délais de prescription — deux durées à ne pas confondre :
- 2 ans : c'est le délai de l'article L. 218-2 du Code de la consommation, qui encadre l'action du professionnel contre vous pour obtenir le paiement de sommes impayées. Passé deux ans, une relance de facture pour un abonnement ancien est prescrite.
- 5 ans : c'est le délai de droit commun de l'article 2224 du Code civil pour votre action en répétition de l'indu, c'est-à-dire pour réclamer le remboursement de sommes prélevées sans cause. Vous avez donc beaucoup plus de temps que ce qu'on vous laisse croire pour récupérer des prélèvements indus.
8. Cas particuliers fréquents : décès, EHPAD, tutelle, abonnement offert, démarchage téléphonique
Le lectorat de Nous Deux est majoritairement senior et fidèle de longue date. Ces situations reviennent constamment, et chacune a sa réponse propre.
1. Démarchage téléphonique pour un réabonnement — le point le plus important de cette section. Un appel vous propose de renouveler ou de prolonger votre abonnement, vous dites « oui, pourquoi pas », et un prélèvement apparaît. Sachez ceci : en matière de démarchage téléphonique, l'article L. 221-16 du Code de la consommation impose au professionnel de confirmer son offre par écrit, et vous n'êtes engagé(e) qu'après avoir signé cette offre, le cas échéant par voie électronique. Un simple accord oral au téléphone ne suffit pas à vous engager.
✅ Conséquence concrète : si vous n'avez jamais rien signé après un appel téléphonique, écrivez que le contrat n'est pas formé faute de confirmation écrite signée, conformément à l'article L. 221-16 du Code de la consommation, et demandez la restitution intégrale des sommes prélevées. Ce n'est pas une résiliation, c'est une absence de contrat — la nuance est capitale et beaucoup plus favorable. Et de toute façon, s'il y a eu contrat, le droit de rétractation de 14 jours s'y applique aussi.
2. Décès de l'abonné. Les héritiers peuvent mettre fin à l'abonnement : adressez une lettre recommandée accompagnée de l'acte de décès et, si nécessaire, d'un justificatif de qualité d'héritier (livret de famille, acte de notoriété). Demandez explicitement l'arrêt des prélèvements à la date du décès, le remboursement au prorata des numéros non servis au profit de la succession, et la suppression des données de l'abonné des fichiers de prospection. Précisez l'adresse à laquelle adresser le décompte final : elle est rarement celle du défunt.
3. Entrée en EHPAD, en résidence services ou hospitalisation longue. Deux options, et la seconde est souvent la meilleure : soit la résiliation avec remboursement du prorata, soit le transfert de l'adresse de livraison vers l'établissement (la lecture reste souvent un lien précieux). Certains éditeurs acceptent aussi une suspension temporaire. Demandez les trois options dans un même courrier et laissez le service abonnements vous répondre — vous choisirez ensuite.
4. Personne sous tutelle ou curatelle. Le tuteur (ou le curateur, avec l'assistance du majeur protégé) peut agir sur les actes d'administration comme la gestion d'un abonnement. Joignez la copie du jugement de mise sous protection ou l'extrait de la décision désignant le mandataire. Si l'abonnement a été souscrit postérieurement au jugement, et notamment à la suite d'un démarchage, signalez-le expressément : la protection du majeur peut permettre de remettre en cause l'engagement lui-même, pas seulement de le résilier pour l'avenir.
5. Abonnement offert par un tiers (cadeau, comité social et économique, association, maison de retraite). Question centrale : qui est le cocontractant ? Celui qui a payé et signé, pas nécessairement celui qui reçoit le magazine. Si l'abonnement a été souscrit au nom du donateur, c'est lui qui doit résilier — ou bien vous demandez d'abord un transfert de titularité à votre nom, puis vous résiliez. Si vous recevez le magazine sans avoir rien signé ni rien payé, vous n'avez aucune obligation : il vous suffit de signaler par écrit que vous n'êtes pas le titulaire et de demander l'arrêt des envois.
6. Hors-séries, numéros spéciaux ou produits envoyés sans commande. Si vous recevez un hors-série que vous n'avez jamais commandé, accompagné d'une facture ou d'un ordre de prélèvement, l'article L. 121-12 du Code de la consommation est sans ambiguïté : la fourniture de biens sans commande préalable est interdite, le consommateur n'a aucune obligation de payer, et l'absence de réponse de sa part ne vaut pas consentement. Vous n'avez ni à payer, ni à renvoyer le produit à vos frais.
⚠️ Le piège classique du hors-série : un « numéro spécial offert » qui déclenche en réalité un abonnement complémentaire prélevé automatiquement. Si vous voyez apparaître un second prélèvement récurrent d'un montant différent, ce n'est probablement pas une erreur de montant : c'est un deuxième contrat. Demandez par écrit le détail de tous les contrats actifs à votre nom avant de résilier, pour n'en oublier aucun.
7. Changement d'adresse ou déménagement. Ce n'est pas un motif de résiliation en soi, mais un simple changement d'adresse de livraison. En revanche, un déménagement à l'étranger rendant la livraison postale impossible ou disproportionnée justifie une demande de résiliation ou de bascule vers la formule numérique, lisible partout. Ne laissez jamais un abonnement papier courir sur une adresse que vous avez quittée : les numéros perdus ne sont pas remboursés au titre d'une adresse non mise à jour.
8. Suspension pendant les vacances. Beaucoup d'éditeurs acceptent de suspendre les envois et de décaler d'autant la fin d'abonnement. C'est une demande de gestion courante, pas une résiliation : un simple message au service abonnements suffit, mais gardez-en une trace écrite et vérifiez au retour que la date de fin d'abonnement a bien été repoussée.
9. Modèle de lettre de résiliation Nous Deux (texte intégral, options au choix)
Voici un modèle complet à personnaliser. N'utilisez qu'une seule option, celle qui correspond à votre situation réelle : une lettre qui empile trois fondements juridiques contradictoires est plus faible qu'une lettre qui en tient un seul, correctement. Joignez systématiquement une copie de votre étiquette d'expédition ou de votre dernier avis d'échéance.
[Vos nom et prénom] [Votre adresse complète] [Code postal et ville] [Téléphone et e-mail] Reworld Media Magazines SAS À l'attention du Service Abonnements — Magazine Nous Deux 40, avenue Aristide Briand 92220 Bagneux (ou l'adresse du service abonnements figurant sur votre avis d'échéance — voir la section « À quelle adresse écrire ») Lettre recommandée avec accusé de réception Objet : Résiliation de mon abonnement au magazine Nous Deux — n° abonné [numéro figurant sur l'étiquette d'expédition] Madame, Monsieur, Je suis abonné(e) au magazine Nous Deux sous le numéro d'abonné [numéro], au nom et à l'adresse figurant en tête de la présente. L'abonnement a été souscrit le [date] par [internet / bulletin papier / coupon-réponse / téléphone / autre]. [Choisissez UNE seule option ci-dessous] • Option 1 — Rétractation dans le délai de 14 jours : J'exerce par la présente mon droit de rétractation, conformément aux articles L. 221-18 et suivants du Code de la consommation. Je rappelle que l'article L. 221-28 du même code réserve expressément les contrats d'abonnement aux publications de presse de l'exclusion qu'il édicte : mon abonnement est donc rétractable. Je vous demande le remboursement intégral des sommes versées, frais de livraison standard compris, dans le délai de quatorze jours prévu par la loi. • Option 2 — Rétractation prorogée à douze mois : N'ayant reçu aucune information sur mon droit de rétractation lors de la souscription, ni le formulaire type de rétractation, le délai est prorogé de douze mois en application de l'article L. 221-20 du Code de la consommation. J'exerce en conséquence mon droit de rétractation et sollicite le remboursement intégral des sommes versées. • Option 3 — Résiliation d'un abonnement reconduit tacitement, sans information préalable : Mon abonnement a été reconduit tacitement le [date] sans que m'ait été adressée l'information préalable prévue à l'article L. 215-1 du Code de la consommation, laquelle doit intervenir au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction. Je résilie donc mon abonnement, sans frais, à compter de la date de reconduction, et sollicite le remboursement des avances versées depuis cette date, dans le délai de trente jours, étant rappelé qu'à défaut ces sommes produisent intérêts au taux légal en application de l'article L. 241-3. • Option 4 — Résiliation simple en cours d'abonnement : Je vous notifie ma décision de mettre fin à mon abonnement. Je vous demande de cesser toute livraison et tout prélèvement à compter de la date d'effet, et de me rembourser au prorata les numéros restant dus à cette date. • Option 5 — Absence de contrat après un démarchage téléphonique : L'abonnement litigieux fait suite à un appel téléphonique reçu le [date]. Je n'ai jamais reçu ni signé de confirmation écrite de votre offre. En application de l'article L. 221-16 du Code de la consommation, je ne suis engagé(e) qu'après signature de l'offre confirmée par écrit. Le contrat n'étant pas formé, je vous demande la restitution intégrale des sommes prélevées et l'arrêt immédiat de tout prélèvement. • Option 6 — Décès de l'abonné : [Nom de l'abonné] est décédé(e) le [date], comme en atteste l'acte de décès joint à la présente. En qualité de [conjoint / enfant / héritier / notaire], je vous demande la résiliation de l'abonnement à la date du décès, l'arrêt immédiat de tout prélèvement, et le remboursement au prorata des numéros non servis, au profit de la succession. Je vous prie d'adresser le décompte final à l'adresse figurant en tête de la présente et de retirer les données de la personne défunte de vos fichiers de prospection. • Option 7 — Prélèvement postérieur à la résiliation : Ayant résilié mon abonnement le [date] par [moyen], j'ai néanmoins été prélevé(e) de la somme de [montant] € le [date]. Ce prélèvement est dépourvu de cause. Je vous mets en demeure d'en restituer le montant intégral sous quinze jours et de faire cesser définitivement tout prélèvement. En tout état de cause, je vous remercie de bien vouloir m'adresser, sur support durable, une confirmation écrite précisant : — la date d'effet exacte de la résiliation ; — le nombre de numéros restant dus à cette date ; — le montant du remboursement et son mode de règlement. Je vous demande également de cesser tout prélèvement automatique à compter de la date d'effet et de ne plus m'adresser de sollicitation commerciale relative à cet abonnement. Pièces jointes : copie de l'étiquette d'expédition de mon dernier numéro / copie de mon avis d'échéance / [acte de décès / jugement de protection / relevé bancaire selon l'option retenue]. Dans l'attente de votre retour, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées. Fait à [Ville], le [Date] [Signature manuscrite]
Bon à savoir : contrairement à ce qu'affirment la plupart des sites de modèles de lettres, la lettre recommandée n'est pas une condition de validité de votre résiliation. Une résiliation notifiée par un autre moyen est juridiquement valable. Le recommandé sert à autre chose, et c'est décisif : il vous donne une date certaine et opposable. En cas de désaccord sur la date d'effet — et c'est le désaccord le plus fréquent — c'est l'accusé de réception qui tranche.
10. Recours : prélèvements, mandat SEPA, médiation et signalement
Votre lettre est partie et rien ne bouge, ou les prélèvements continuent. Voici l'ordre dans lequel agir — et une erreur majeure à ne surtout pas commettre.
⚠️ Ne révoquez JAMAIS votre mandat de prélèvement SEPA en croyant que cela vous résilie. Révoquer le mandat (article L. 133-25 du Code monétaire et financier) empêche l'éditeur d'encaisser, mais ne met pas fin au contrat : les échéances restent contractuellement dues, votre banque peut vous facturer des frais de rejet, et vous partez au recouvrement pour une dette que vous pensiez éteinte. Résiliez d'abord par écrit ; ne touchez au mandat qu'ensuite, et seulement si les prélèvements persistent malgré une résiliation acquise.
Bien distinguer les deux voies bancaires, car les délais n'ont rien à voir :
- Prélèvement autorisé mais contesté (le mandat existe, mais vous estimez le montant ou l'échéance indus) : remboursement de plein droit sur simple demande dans un délai de 8 semaines à compter de la date de débit — article L. 133-25 du Code monétaire et financier. C'est la voie rapide, sans justification à fournir.
- Opération non autorisée (aucun mandat valable, prélèvement d'un créancier que vous n'avez jamais mandaté) : vous disposez d'un délai de 13 mois à compter du débit pour la signaler à votre banque, qui doit vous rembourser — article L. 133-24. C'est la voie à utiliser après un démarchage téléphonique sans signature.
- Dans les deux cas, écrivez à votre banque plutôt que de vous contenter d'un appel, et joignez la copie de votre lettre de résiliation et de son accusé de réception.
Ensuite, dans l'ordre :
- Mise en demeure écrite — un second recommandé rappelant la date de première présentation du premier, la référence de l'accusé de réception, le montant réclamé et un délai (quinze jours est un standard raisonnable). C'est la pièce qui ouvre proprement la suite.
- Médiateur de la consommation — tout professionnel doit permettre à ses clients l'accès gratuit à un médiateur de la consommation, dont les coordonnées figurent dans ses conditions générales de vente et sur son site. Nous ne pouvons pas nommer celui de cet éditeur : le portail d'abonnement du groupe n'est pas consultable de manière automatisée et nous refusons d'affirmer une information que nous n'avons pas vérifiée. Reportez-vous à la clause « médiation » de vos CGV ou de votre confirmation d'abonnement. La saisine n'est recevable qu'après une réclamation écrite préalable restée sans réponse satisfaisante — d'où l'importance de l'étape précédente.
- SignalConso (signal.conso.gouv.fr) — le service public de signalement rattaché à la DGCCRF. Gratuit, rapide, et l'entreprise est informée de votre signalement. Particulièrement adapté aux pratiques répétées : résiliation ignorée, absence de parcours en ligne pour un contrat conclu par voie électronique, information précontractuelle défaillante, démarchage téléphonique abusif.
- Centre Européen des Consommateurs France — uniquement si le professionnel est établi dans un autre État de l'Union européenne, en Norvège ou en Islande. Sans objet pour un éditeur français, mais utile si votre abonnement a été souscrit via une plateforme européenne.
- Juge des contentieux de la protection — pour les litiges de consommation. Une tentative de résolution amiable préalable est en principe requise pour les petits litiges : votre mise en demeure et votre saisine du médiateur en tiennent lieu. Le consommateur peut saisir la juridiction du lieu où il demeurait au moment de la conclusion du contrat ou de la survenance du fait dommageable.
⚠️ Ne citez pas la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges (RLL / ODR) de la Commission européenne : elle a été fermée le 20 juillet 2025. Les guides et modèles de lettres qui la mentionnent encore n'ont pas été mis à jour — un renvoi vers une plateforme fermée décrédibilise immédiatement votre courrier.
Constituez votre dossier au fur et à mesure, pas au moment du litige : copie signée de chaque lettre envoyée, récépissé d'envoi, accusé de réception, captures d'écran datées des pages du portail, relevés bancaires surlignés, étiquette d'expédition du dernier magazine reçu. Un dossier complet se règle presque toujours à l'amiable ; un dossier reconstitué de mémoire s'enlise.
11. Les 8 erreurs à éviter absolument
Voici les erreurs les plus fréquentes qui font échouer une résiliation Nous Deux. Évitez-les soigneusement.
❌ Croire que « la presse est exclue du droit de rétractation ». L'article L. 221-28 exclut la vente de journaux et périodiques, mais réserve expressément « les contrats d'abonnement à ces publications ». Votre abonnement est rétractable 14 jours — et jusqu'à 12 mois de plus si l'éditeur ne vous a pas informé(e) de ce droit (L. 221-20).
❌ Invoquer la loi Chatel sans vérifier qu'il y a bien reconduction tacite. L'article L. 215-1 suppose une clause de reconduction tacite. Sur un abonnement à nombre déterminé de numéros, ou à durée indéterminée sans échéance reconduite, Chatel ne s'applique pas — et fonder sa lettre dessus la fragilise. Cherchez le mot « tacitement » sur votre échéancier avant d'écrire.
❌ Recopier la fausse règle « 3 mois / 15 jours » et la « fenêtre de 20 jours ». Le texte impose une information au plus tôt 3 mois et au plus tard 1 mois avant la date limite. À défaut, la résiliation est possible à tout moment dès la reconduction, avec remboursement des avances sous 30 jours puis intérêts au taux légal (L. 215-1 et L. 241-3). Aucune fenêtre de 20 jours n'existe.
❌ Révoquer le mandat de prélèvement SEPA en pensant que cela résilie l'abonnement. Cela bloque l'encaissement mais laisse le contrat vivant : échéances toujours dues, frais de rejet bancaires, relance de recouvrement. Résiliez d'abord par écrit ; n'agissez sur le mandat qu'ensuite, et en distinguant les 8 semaines (L. 133-25, prélèvement autorisé) des 13 mois (L. 133-24, opération non autorisée).
❌ Écrire à une adresse trouvée sur un site de modèles de lettres sans la recouper. Deux versions contradictoires d'une adresse lilloise circulent sans aucune source officielle. Prenez votre étiquette d'expédition et votre avis d'échéance : c'est là que figure l'adresse de gestion de VOTRE dossier, et elle prime sur tout ce que vous lirez ailleurs.
❌ Considérer qu'un accord donné au téléphone vous engage. En démarchage téléphonique, l'article L. 221-16 impose une offre confirmée par écrit, et vous n'êtes engagé(e) qu'après l'avoir signée. Sans signature, le contrat n'est pas formé : demandez la restitution intégrale, pas une simple résiliation.
❌ Payer un hors-série reçu sans l'avoir commandé. L'article L. 121-12 interdit la fourniture de biens sans commande préalable : vous n'avez aucune obligation de payer, votre silence ne vaut pas consentement, et vous n'avez pas à renvoyer le produit à vos frais.
❌ Omettre son numéro d'abonné dans la lettre. Sans ce numéro — présent sur l'étiquette d'expédition de votre magazine et sur vos avis d'échéance — le service abonnements ne peut pas retrouver votre dossier. C'est la première cause de résiliation « jamais reçue ».
⚖️ Loi DDADUE 2023 — Et la résiliation en 3 clics ?
L'article L. 215-1-1 du Code de la consommation, issu de la transposition DDADUE et applicable depuis le 1er juin 2023, impose une résiliation en ligne simple et directe — mais **uniquement pour les contrats conclus par voie électronique**. C'est la limite que passent sous silence la plupart des guides du secteur, et elle est décisive pour le lectorat de la presse magazine : un abonnement souscrit par bulletin papier encarté dans le magazine, par coupon-réponse envoyé par courrier ou par téléphone n'ouvre pas droit à ce parcours simplifié. Si vous avez souscrit en ligne, la fonction de résiliation doit être accessible depuis votre espace personnel sur le portail d'abonnement du groupe éditeur (portail mutualisé entre tous ses titres) par un bouton clairement identifiable, sans obligation de téléphoner ni d'écrire ; conservez la capture d'écran de confirmation et l'e-mail d'accusé de réception, qui doivent préciser la date d'effet. Si le parcours est introuvable ou renvoie vers un numéro de téléphone alors que vous avez souscrit en ligne, capturez la page bloquante avec la date visible : c'est une pièce précieuse en cas de litige, et un motif de signalement recevable auprès de SignalConso.
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« Après le décès de ma tante, je devais arrêter son abonnement de toujours. J'ai joint l'acte de décès, précisé ma qualité d'héritière et le nom du compte à créditer — c'est ce dernier détail qui fait gagner des semaines. Décompte final reçu, prorata remboursé, plus aucun courrier commercial à son nom. »
Questions fréquentes sur la résiliation Nous Deux
Le magazine Nous Deux existe-t-il encore en 2026 ?
Oui. Nous Deux paraît toujours, au rythme hebdomadaire, et reste distribué en kiosque en 2026 (des numéros de février 2026 sont référencés chez les distributeurs de presse, autour de 2,50 € le numéro). La fiche de marque publiée par la régie du groupe éditeur, mise à jour en février 2026, annonce une diffusion print de 113 526 exemplaires par semaine et 690 000 lecteurs hebdomadaires. Si vous ne recevez plus votre magazine, il ne s'agit donc pas d'un arrêt de publication : réclamez les numéros manquants au service abonnements avant d'envisager quoi que ce soit d'autre.
Qui édite Nous Deux et à qui dois-je écrire ?
Le titre appartient au groupe Reworld Media. L'entité d'édition vérifiable au registre des entreprises est Reworld Media Magazines SAS (SIREN 452 791 262), dont le siège est situé 40 avenue Aristide Briand, 92220 Bagneux ; la société mère cotée, Reworld Media (SIREN 439 546 011), est établie 8 rue Danjou à Boulogne-Billancourt et ne traite pas les abonnements. Écrivez au service abonnements, à l'adresse figurant sur votre avis d'échéance ou sur l'étiquette d'expédition de votre magazine ; à défaut, au siège de la société d'édition, avec la mention « À l'attention du Service Abonnements ». L'ours du magazine, en pages intérieures, indique la raison sociale exacte de l'éditeur et fait foi.
Pourquoi ce guide ne donne-t-il pas l'adresse de Lille qu'on trouve partout ailleurs ?
Parce qu'elle n'est confirmée par aucune source officielle. Une adresse de gestion des abonnements à Lille circule sur internet sous deux codes postaux différents (59898 et 59718 Lille Cedex 9), et elle n'apparaît que sur des sites commerciaux de modèles de lettres qui se recopient les uns les autres. Nous n'avons pas pu la retrouver sur le site de l'éditeur, dans ses mentions légales ni dans ses conditions générales. Envoyer un recommandé à une adresse non vérifiée expose à un retour « pli non distribué » et à plusieurs semaines perdues. Nous préférons vous donner le siège sourcé au registre officiel des entreprises, et la méthode pour retrouver VOTRE adresse de gestion : votre étiquette d'expédition et votre avis d'échéance.
Puis-je me rétracter après m'être abonné(e) à Nous Deux ? On m'a dit que la presse était exclue.
Vous pouvez vous rétracter, et l'affirmation contraire est une erreur très répandue. L'article L. 221-28 du Code de la consommation exclut effectivement du droit de rétractation la fourniture de journaux et périodiques, mais il réserve expressément « les contrats d'abonnement à ces publications ». Acheter un numéro à distance n'est pas rétractable ; souscrire un abonnement l'est. Vous disposez donc de 14 jours, à compter de la réception du premier numéro pour un abonnement papier. Et si l'éditeur ne vous a pas informé(e) de ce droit lors de la souscription, l'article L. 221-20 proroge le délai de 12 mois supplémentaires.
La loi Chatel s'applique-t-elle à mon abonnement Nous Deux ?
Pas automatiquement, et c'est important. L'article L. 215-1 suppose une clause de reconduction tacite. Or beaucoup d'abonnements de presse sont conclus pour un nombre déterminé de numéros — ils s'éteignent seuls au terme, sans reconduction — ou à durée indéterminée résiliable à tout moment. Dans ces deux cas, la loi Chatel ne s'applique pas et l'invoquer affaiblit votre courrier. Le critère pour vous situer tient en un mot : cherchez « tacitement », « reconduction automatique » ou « renouvelé automatiquement » sur votre avis d'échéance, votre e-mail de confirmation ou le dos de votre bulletin. Si ces mots y figurent, Chatel s'applique ; sinon, non.
Si la loi Chatel s'applique, ai-je vraiment 20 jours pour résilier après un avis tardif ?
Non, et cette « fenêtre de 20 jours » est une invention qui circule de site en site. Le texte réel est le suivant : le professionnel doit vous informer de la possibilité de ne pas reconduire au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction. S'il ne l'a pas fait, vous pouvez résilier gratuitement le contrat à tout moment à compter de la date de reconduction — pas dans les 20 jours, à tout moment. Les avances versées après la dernière date de reconduction doivent vous être remboursées dans les 30 jours suivant la résiliation, et à défaut elles produisent intérêts au taux légal (article L. 241-3). Votre position est donc bien plus favorable que ce qu'on vous laisse croire.
Puis-je résilier en ligne « en trois clics » ?
Seulement si vous avez souscrit votre abonnement par voie électronique. L'article L. 215-1-1 du Code de la consommation, qui impose la résiliation en ligne simple et directe, ne vise que les contrats conclus par voie électronique. Si vous vous êtes abonné(e) en renvoyant un bulletin papier encarté dans le magazine, un coupon-réponse reçu par courrier, ou par téléphone, le professionnel n'est pas tenu de vous offrir ce parcours — cas très fréquent chez les abonnés de longue date. Si vous avez souscrit en ligne, connectez-vous au portail d'abonnement du groupe (commun à tous ses titres), ouvrez la ligne correspondant à Nous Deux et utilisez la fonction de résiliation, puis conservez la confirmation écrite.
On m'a réabonné(e) par téléphone sans que je signe quoi que ce soit. Que faire ?
Votre situation est meilleure qu'une simple résiliation : le contrat n'est probablement pas formé. En matière de démarchage téléphonique, l'article L. 221-16 du Code de la consommation impose au professionnel de confirmer son offre par écrit, et le consommateur n'est engagé qu'après avoir signé cette offre, le cas échéant par voie électronique. Un accord oral au téléphone ne vous engage pas. Écrivez donc que le contrat n'est pas formé faute de confirmation écrite signée, et demandez la restitution intégrale des sommes prélevées. Côté banque, un prélèvement effectué sans mandat valable relève de l'opération non autorisée : vous disposez de 13 mois pour le signaler (article L. 133-24 du Code monétaire et financier), et non de 8 semaines.
Mon parent abonné est décédé : comment arrêter l'abonnement et récupérer le prorata ?
Adressez au service abonnements une lettre recommandée accompagnée de l'acte de décès, en indiquant votre qualité (conjoint, enfant, héritier, notaire) et le numéro d'abonné figurant sur l'étiquette d'expédition. Demandez explicitement quatre choses : la résiliation à la date du décès, l'arrêt immédiat de tout prélèvement, le remboursement au prorata des numéros non servis au profit de la succession, et le retrait des données de la personne défunte des fichiers de prospection commerciale. Précisez l'adresse à laquelle envoyer le décompte final et le nom du titulaire du compte à créditer : un chèque libellé au nom du défunt est très difficile à encaisser et fait perdre des semaines.
Puis-je simplement révoquer mon prélèvement bancaire pour arrêter les paiements ?
Surtout pas comme substitut à la résiliation. Révoquer le mandat SEPA empêche l'encaissement mais ne met pas fin au contrat : les échéances restent dues, votre banque peut vous facturer des frais de rejet et vous risquez de partir au recouvrement. Résiliez d'abord par écrit. Ensuite seulement, si les prélèvements persistent malgré une résiliation acquise, agissez côté banque en distinguant les deux régimes : pour un prélèvement autorisé mais contesté, le remboursement est de droit sur simple demande dans les 8 semaines suivant le débit (article L. 133-25 du Code monétaire et financier) ; pour une opération non autorisée, faute de mandat valable, vous disposez de 13 mois (article L. 133-24).
✅ Ce qu'il faut retenir
- 1Nous Deux paraît toujours en 2026, au rythme hebdomadaire : 113 526 exemplaires par semaine et 690 000 lecteurs annoncés par la régie du groupe éditeur. Aucun arrêt de publication.
- 2L'éditeur vérifiable est Reworld Media Magazines SAS (SIREN 452 791 262), siège 40 avenue Aristide Briand, 92220 Bagneux. L'ours du magazine fait foi ; la société mère de Boulogne-Billancourt ne traite pas les abonnements.
- 3L'abonnement de presse EST rétractable 14 jours : l'exclusion de l'article L. 221-28 réserve expressément les contrats d'abonnement. Et le délai passe à 12 mois de plus si l'information sur ce droit n'a pas été donnée (L. 221-20).
- 4La loi Chatel ne s'applique que s'il y a reconduction tacite. Cherchez le mot « tacitement » sur votre échéancier. Si elle s'applique et que l'information légale (au plus tôt 3 mois, au plus tard 1 mois avant) n'a pas été donnée : résiliation à tout moment, remboursement des avances sous 30 jours, puis intérêts au taux légal.
- 5La résiliation « en trois clics » (L. 215-1-1) ne vaut que pour les contrats conclus par voie électronique : un bulletin papier encarté ou un coupon-réponse n'y ouvre pas droit.
- 6Adresse : écrivez au service abonnements figurant sur votre étiquette d'expédition ou votre avis d'échéance ; à défaut, au siège sourcé de Bagneux. L'adresse lilloise qui circule partout n'est confirmée par aucune source officielle — nous l'avons retirée.
- 7En cas de blocage : mise en demeure écrite, puis médiateur désigné dans vos CGV, puis SignalConso. Ne révoquez jamais le mandat SEPA à la place d'une résiliation, et ne citez pas la plateforme européenne RLL, fermée depuis le 20 juillet 2025.
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