
📰 Presse et magazines
Comment résilier Le Point ? Éditeur, adresse officielle et modèle de lettre
Guide 2026 vérifié : la bonne personne morale (SEBDO Le Point, SIREN 312 408 784), la vraie règle de la loi Châtel, la résiliation en ligne DDADUE et un modèle de lettre recommandée prêt à envoyer

1972 — hebdomadaire (ACPM)
Titre créé en
SEBDO Le Point (SA) — SIREN 312 408 784
Éditeur / cocontractant
1 bd Victor, 75015 Paris (INSEE + ACPM)
Siège social
268 788 exemplaires (ACPM)
Diffusion France payée 2025
264 234 exemplaires (ACPM, DDT)
Diffusion 1er trimestre 2026
1 726 000 lecteurs (ACPM / OneNext)
Audience 1er semestre 2026
💬 Un abonné de longue date décide d’arrêter Le Point. Il cherche l’adresse en ligne, tombe sur trois sites qui indiquent trois boîtes postales différentes — Noailles, Arras, Lille — recopiées les unes sur les autres, sans qu’aucune ne soit confirmée par une source officielle. Il envoie sa lettre à la mauvaise, ne reçoit rien, et se fait prélever une année de plus. Ce guide part de l’inverse : on identifie d’abord la personne morale qui vous facture — la Société d’Exploitation de l’Hebdomadaire Le Point, SIREN 312 408 784, siège au 1 boulevard Victor à Paris 15e — puis on applique le bon texte, en corrigeant au passage les deux erreurs juridiques les plus répandues du web français sur la loi Châtel et la prescription.
📦 Réponse rapide
Votre cocontractant n’est pas « Le Point » mais la Société d’Exploitation de l’Hebdomadaire Le Point (SEBDO Le Point), SA immatriculée sous le SIREN 312 408 784, dont le siège est Immeuble Le Barjac, 1 boulevard Victor, 75015 Paris — également l’adresse déclarée du titre auprès de l’ACPM. Si votre abonnement a été souscrit en ligne, utilisez la fonctionnalité de résiliation électronique obligatoire depuis juin 2023 (article L. 215-1-1 du Code de la consommation). Dans tous les autres cas, ou en cas de litige sur des prélèvements, adressez une lettre recommandée avec accusé de réception au service abonnements, à l’adresse du siège, en rappelant votre numéro d’abonné.
Préparer ma lettre Le Point
Lettre rédigée, imprimée et postée par La Poste. En 60 secondes, depuis chez vous.
- 📨 Lettre recommandée La Poste — AR papier signé
- ⚡ Rédigée et envoyée en 60 secondes
- 🏠 Sans déplacement, depuis votre canapé
- 📱 Suivi temps réel + AR scanné
- 📝 Modèle de lettre prêt à envoyer
- 💯 19,90 € tout compris, sans abonnement
Aucun engagement · Paiement uniquement à l'envoi
« J’avais posté ma lettre à une adresse dans l’Oise trouvée sur un site de modèles. Aucune réponse, et un prélèvement de plus. En repartant du SIREN de l’éditeur et en écrivant au siège parisien, j’ai eu la confirmation de résiliation en dix jours. »
🤔 Faire soi-même ou utiliser LettreXpress ?
Faire soi-même
- ✗Rédiger la lettre manuellement (15-30 min)
- ✗Trouver l'adresse exacte de Le Point et la formule juridique correcte
- ✗Aller à La Poste, faire la queue (45 min en moyenne)
- ✗≈ 6 € de timbre + déplacement + temps perdu
- ✗Risque d'erreur (motif mal formulé, justificatif oublié...)
- ✗Conserver et numériser soi-même les preuves d'envoi
≈ 1h30 de temps · ≈ 6 € · risque d'erreur
LettreXpress
- ✓Lettre rédigée automatiquement, adaptée à votre situation
- ✓Adresse de résiliation pré-remplie dans votre courrier
- ✓Envoi par La Poste sous 24h, depuis chez vous, en 60 secondes
- ✓19,90 € tout compris — pas de surprise
- ✓AR scanné et archivé dans votre espace client personnel
- ✓Suivi temps réel + notification de la signature
⏱ 60 secondes · 💯 19,90 € · 📮 envoi en recommandé
🧮 Calculateur de préavis Le Point
✅ Vous devez envoyer votre lettre au plus tard le :
11 novembre 2026
Soit dans 23 jours · Préavis 30j + marge acheminement 7j
⭐⭐⭐⭐⭐ 4,9/5 · La Poste · AR scanné · 19,90 €
📍 Adresse de résiliation
SEBDO Le Point
Service Abonnements — Immeuble Le Barjac, 1 boulevard Victor
75015 Paris
Service Résiliation — Le Point
📄 Aperçu de votre lettre Le Point
[Vos nom et prénom]
[Votre adresse]
[Code postal — Ville]
[Téléphone] · [Email]
SEBDO Le Point
Service Abonnements — Immeuble Le Barjac, 1 boulevard Victor
75015 Paris
[Votre ville], le 19 octobre 2026
Lettre recommandée avec accusé de réception
Objet : Résiliation de mon abonnement Le Point — n° abonné [numéro]
Madame, Monsieur,
Je suis titulaire d’un abonnement à l’hebdomadaire Le Point, formule [papier / numérique / papier + numérique], souscrit le [date de souscription], enregistré sous le numéro d’abonné [numéro], et dont l’échéance annuelle intervient le [date d’échéance].
Par la présente, je vous notifie ma volonté de mettre fin à cet abonnement et m’oppose expressément à toute reconduction tacite. À défaut d’information préalable régulière au sens de l’article L. 215-1 du Code de la consommation, je vous demande également le remboursement, dans le délai de trente jours prévu à l’article L. 215-2, des sommes prélevées postérieurement à la date de reconduction.
Je vous remercie de m’adresser, sur support durable, une confirmation écrite précisant la date d’effet de la résiliation et le décompte final de mon compte abonné, et de procéder à la suppression du mandat de prélèvement SEPA correspondant.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
[Votre signature]
⭐⭐⭐⭐⭐ 4,9/5 · La Poste · AR scanné en 3 jours
📑 Sommaire
- 1. Qui édite Le Point et à qui devez-vous vraiment écrire ?
- 2. Quand pouvez-vous résilier votre abonnement Le Point ?
- 3. Loi Châtel : la vraie règle est « 3 mois / 1 mois », pas « 3 mois / 15 jours »
- 4. Résiliation en ligne : ce que la loi DDADUE impose depuis juin 2023
- 5. Procédure canal par canal : ce qui fait preuve et ce qui n’en fait pas
- 6. Préavis, prorata et remboursement : ce qui vous est dû
- 7. Formules, prix d’appel et pièges tarifaires
- 8. Cas particuliers : kiosque numérique, App Store, offre étudiante, abonnement cadeau
- 9. Modèle de lettre de résiliation Le Point (texte intégral)
- 10. Recours, délais de prescription et erreurs à ne pas commettre
- 11. Erreurs à éviter
- 12. Questions fréquentes
1. Qui édite Le Point et à qui devez-vous vraiment écrire ?
C’est le point de départ que 90 % des guides concurrents ratent : un abonnement n’est pas conclu avec un titre de presse, qui n’a aucune personnalité juridique, mais avec la société qui l’édite. Pour Le Point, cette société est la Société d’Exploitation de l’Hebdomadaire Le Point, connue sous le nom commercial SEBDO Le Point.
| Élément vérifié | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Dénomination sociale | Société d’Exploitation de l’Hebdomadaire Le Point (SEBDO) | Annuaire des Entreprises (INSEE / RNE) |
| Forme juridique | Société anonyme à conseil d’administration | Annuaire des Entreprises |
| SIREN | 312 408 784 | Annuaire des Entreprises |
| Date d’immatriculation | 1978 | Annuaire des Entreprises |
| Siège social | Immeuble Le Barjac — 1 boulevard Victor, 75015 Paris | Annuaire des Entreprises + adresse déclarée du titre à l’ACPM |
| Actionnaire de contrôle | Groupe Artémis (famille Pinault), depuis 1997 | Sources publiques concordantes |
| Périodicité du titre | Hebdomadaire | ACPM |
Adresse retenue pour votre lettre recommandée : SEBDO Le Point Service Abonnements Immeuble Le Barjac 1 boulevard Victor 75015 Paris
Cette adresse est doublement confirmée : c’est à la fois le siège social de la personne morale qui vous facture (donnée INSEE publique) et l’adresse déclarée du titre auprès de l’ACPM, le tiers certificateur de la presse française. Juridiquement, une notification de résiliation adressée au siège social du cocontractant est toujours valable : c’est l’adresse opposable par défaut, quelle que soit l’organisation interne de l’éditeur.
⚠️ Méfiez-vous des adresses de « centre de gestion presse » qui circulent sur les sites de modèles de lettres (Noailles 60438, Arras 62066, Chantilly 60643, Évreux 27092…). Ces boîtes postales sont recopiées d’un titre à l’autre sans vérification et sont très souvent périmées ou attribuées à un autre magazine. Avant d’envoyer, vérifiez systématiquement l’adresse figurant sur votre dernière facture, sur le film plastique d’expédition de votre exemplaire ou dans le récapitulatif d’offre reçu par e-mail : si un service abonnements externalisé y est mentionné, envoyez à cette adresse ET conservez la preuve. En l’absence d’indication, le siège du 1 boulevard Victor reste le choix juridiquement le plus sûr.
Note utile : la précédente version de ce guide indiquait une adresse à Noailles (Oise) et un siège rédactionnel « 14 boulevard Haussmann ». Ces deux informations ne sont confirmées par aucune source officielle en 2026 et ont été supprimées. L’adresse unique et vérifiable est celle du 1 boulevard Victor, dans le 15e arrondissement de Paris.
2. Quand pouvez-vous résilier votre abonnement Le Point ?
Tout dépend de la nature de votre abonnement. Les éditeurs de presse commercialisent deux familles de contrats, et les droits ne sont pas les mêmes.
- Abonnement à durée déterminée (6 mois, 1 an, 2 ans…) — vous vous engagez sur une période, généralement payée d’avance ou par prélèvements mensualisés. Le contrat se reconduit tacitement à l’échéance, sauf opposition de votre part. C’est le cas le plus fréquent et celui qui déclenche la protection de la loi Châtel.
- Abonnement à durée libre (ou « sans engagement ») — souvent proposé pour les formules numériques. Vous pouvez y mettre fin à tout moment, la résiliation prenant effet à la fin de la période de facturation en cours (le mois entamé reste dû).
- Offre de découverte / prix d’appel — un tarif promotionnel s’applique pendant une durée limitée, puis l’abonnement bascule automatiquement au tarif plein. Ce n’est pas un abonnement distinct : c’est le même contrat, avec une clause tarifaire à double étage.
Dans les trois cas, le point d’attention est le même : la date d’échéance. Elle figure sur votre récapitulatif d’offre, dans votre espace abonné et sur l’avis d’information annuel que l’éditeur doit vous adresser (voir la section consacrée à la loi Châtel).
Droit de rétractation : contrairement à une idée reçue très répandue, l’exception « presse » du Code de la consommation ne vous prive pas de votre droit de rétractation. L’article L. 221-28, 9° exclut du droit de rétractation « la fourniture de journaux, de périodiques ou de magazines, sauf pour les contrats d’abonnement à ces publications ». Autrement dit : acheter un numéro à distance n’est pas rétractable, mais un ABONNEMENT souscrit à distance (site web, téléphone, coupon-réponse, démarchage) l’est, dans le délai de 14 jours prévu à l’article L. 221-18.
Résilier pendant les 14 jours de rétractation : si vous venez de souscrire à distance, ne rédigez pas une lettre de résiliation mais une déclaration de rétractation. Le régime est bien plus favorable : remboursement intégral sous 14 jours à compter de la réception de votre décision (article L. 242-4 sanctionne le retard par des intérêts majorés), sans avoir à justifier d’un motif. Vous ne devez éventuellement que le prorata des numéros déjà livrés si vous avez expressément demandé un début d’exécution immédiat.
Résilier au-delà de 14 jours : vous entrez dans le régime contractuel classique. Pour un abonnement à durée déterminée, vous notifiez votre opposition à la reconduction avant l’échéance ; pour un abonnement à durée libre, vous notifiez à tout moment. Et si l’éditeur n’a pas respecté son obligation d’information annuelle, la loi Châtel vous ouvre une porte de sortie permanente — c’est l’objet de la section suivante.
3. Loi Châtel : la vraie règle est « 3 mois / 1 mois », pas « 3 mois / 15 jours »
C’est l’erreur la plus répandue du web français sur la résiliation d’abonnements, et elle figurait dans la précédente version de ce guide. Presque tous les sites concurrents écrivent que l’éditeur doit vous informer « entre 3 mois et 15 jours avant l’échéance » et que vous disposeriez ensuite d’une « fenêtre de 20 jours » pour résilier. Les deux affirmations sont fausses depuis la recodification du Code de la consommation.
⚠️ Texte applicable — article L. 215-1 du Code de la consommation : le professionnel informe le consommateur, par écrit et par lettre nominative ou courrier électronique dédiés, au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction, de la possibilité de ne pas reconduire le contrat. Lorsque cette information ne lui a pas été adressée conformément à ces dispositions, le consommateur peut mettre gratuitement un terme au contrat, à tout moment à compter de la date de reconduction.
Deux conséquences majeures, et elles jouent en votre faveur :
- La borne basse est 1 mois, pas 15 jours. Un avis d’échéance reçu 20 jours avant la date anniversaire est donc HORS DÉLAI et fait tomber la reconduction dans le régime de la sanction — alors que les sites qui répètent « 15 jours » vous feraient croire l’inverse.
- Il n’existe aucune « fenêtre de 20 jours ». Ce chiffre n’est nulle part dans le texte. Si l’information n’a pas été délivrée dans les formes et les délais, votre droit de résilier gratuitement est permanent à compter de la date de reconduction. Vous pouvez l’exercer trois mois ou huit mois plus tard, cela ne change rien.
- La forme compte autant que le délai. Le texte exige une « lettre nominative ou un courrier électronique dédiés ». Une mention noyée dans une newsletter commerciale, un encart dans le magazine ou un bandeau sur le site ne remplissent pas l’obligation. Si vous n’avez reçu qu’un e-mail promotionnel mêlant offres et rappel d’échéance, vous avez un argument solide.
Le remboursement est encadré et rapide. L’article L. 215-2 précise que les avances effectuées après la dernière date de reconduction — ou, pour les contrats à durée indéterminée, après la date de transformation — sont remboursées dans un délai de trente jours à compter de la date de résiliation, déduction faite des sommes correspondant à l’exécution du contrat jusqu’à cette date. Passé ce délai de 30 jours, les sommes dues produisent des intérêts au taux légal. C’est une arme de négociation très efficace à citer dans votre lettre.
Beaucoup de lecteurs confondent le régime de la presse avec celui de l’assurance. Les deux sont issus de « lois Châtel » différentes et ne fonctionnent pas pareil :
| Abonnement presse / services (L. 215-1) | Contrat d’assurance (L. 113-15-2 c. assurances) | |
|---|---|---|
| Texte applicable | Code de la consommation, art. L. 215-1 et L. 215-2 | Code des assurances, art. L. 113-15-1 et L. 113-15-2 |
| Fenêtre d’information obligatoire | Au plus tôt 3 mois / au plus tard 1 mois avant la date limite | Avec l’avis d’échéance de prime |
| Sanction du défaut d’information | Résiliation gratuite à tout moment à compter de la reconduction | Résiliation possible à tout moment après la reconduction, sans pénalité |
| Délai de remboursement | 30 jours, puis intérêts au taux légal (L. 215-2) | 30 jours à compter de la résiliation |
| « Fenêtre de 20 jours » | N’existe pas dans le texte | N’existe pas dans le texte |
À noter : l’article L. 215-3 étend expressément cette protection aux non-professionnels, c’est-à-dire aux personnes morales qui n’agissent pas à des fins professionnelles (associations, syndicats de copropriété, comités d’entreprise). Un abonnement Le Point souscrit par une association loi 1901 bénéficie donc du même régime qu’un abonnement particulier.
Je suis éligible : préparer ma lettre Le Point
La Poste · AR signé · 19,90 € tout compris
4. Résiliation en ligne : ce que la loi DDADUE impose depuis juin 2023
Si vous avez souscrit votre abonnement Le Point par voie électronique — c’est-à-dire sur le site d’abonnement, depuis un formulaire web ou une page de paiement en ligne — l’éditeur est légalement tenu de vous offrir une voie de sortie tout aussi électronique.
L’article L. 215-1-1 du Code de la consommation, issu de la loi dite DDADUE du 16 août 2022 et précisé par le décret n° 2023-417 du 31 mai 2023, est entré en application le 1er juin 2023. Il impose au professionnel de mettre à disposition une fonctionnalité gratuite, accessible en permanence, directe et facile d’accès, permettant de notifier et d’effectuer la résiliation. C’est ce que la presse a popularisé sous le nom de « résiliation en 3 clics ».
- Champ d’application — tout contrat conclu par voie électronique, ou conclu par un autre canal mais que le professionnel permet de conclure par voie électronique au moment où le consommateur souhaite résilier.
- Emplacement imposé — la fonctionnalité doit être accessible depuis l’interface de gestion du compte, sous une mention explicite du type « résilier votre contrat », visible et lisible.
- Récapitulatif obligatoire — avant validation, le professionnel doit afficher un récapitulatif reprenant les informations que vous venez de saisir et vous permettre de les corriger.
- Confirmation obligatoire — l’éditeur doit vous adresser, sur un support durable et dans un délai raisonnable, un accusé confirmant la résiliation, sa date d’effet et le motif éventuel de refus.
✅ Conservez impérativement l’accusé de résiliation électronique : c’est un document exigé par la loi, il fait donc pleinement preuve. Enregistrez-le en PDF, et faites une capture d’écran de la page de confirmation (avec la date et l’heure visibles). Ces deux pièces suffisent dans l’immense majorité des litiges de prélèvement.
Que faire si la fonctionnalité est introuvable, en panne ou renvoie vers un formulaire de contact ? Documentez-le : capture d’écran datée du parcours, horodatage, message d’erreur. Puis basculez immédiatement sur la lettre recommandée avec accusé de réception, en mentionnant dans le corps de la lettre que vous avez tenté sans succès d’utiliser la fonctionnalité prévue à l’article L. 215-1-1. Le manquement est passible d’une amende administrative pouvant atteindre 15 000 € pour une personne morale, et votre courrier vaut mise en demeure.
Les abonnements souscrits hors ligne ne sont pas couverts — abonnement pris par téléphone à la suite d’un démarchage, par coupon-réponse papier, via un courtier en abonnements ou lors d’un salon. Dans ces cas, la lettre recommandée reste la voie de référence.
5. Procédure canal par canal : ce qui fait preuve et ce qui n’en fait pas
Tous les canaux ne se valent pas. Le tableau ci-dessous classe les voies possibles selon leur valeur probatoire réelle en cas de contestation d’un prélèvement.
| Canal | Valeur de preuve | Délai de traitement usuel | Quand l’utiliser |
|---|---|---|---|
| Espace abonné en ligne (L. 215-1-1) | Forte, si accusé conservé | Immédiat, effet à l’échéance | Abonnement souscrit par voie électronique |
| E-mail au service abonnements | Moyenne — l’envoi se prouve, pas la réception | 2 à 10 jours ouvrés | Demande simple, dossier non litigieux |
| Téléphone | Nulle — aucune trace opposable | Variable | Se renseigner uniquement, jamais pour notifier |
| Lettre simple | Faible — vous ne prouvez ni la date ni la réception | 3 à 10 jours | À éviter |
| Lettre recommandée avec AR | Maximale — date de première présentation opposable | 1 à 3 jours d’acheminement | Échéance, loi Châtel, litige, prélèvement contesté |
Un appel téléphonique ne fait jamais preuve. Un conseiller peut de bonne foi vous assurer que « c’est noté », vous n’aurez rien à produire six mois plus tard face à un prélèvement contesté. Utilisez le téléphone pour obtenir votre numéro d’abonné et votre date d’échéance exacte, puis notifiez par écrit.
Trois façons d’envoyer votre lettre recommandée, avec leurs contreparties :
| Option | Prix indicatif | Délai | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|---|---|
| Bureau de Poste | ≈ 6 € | 1 à 3 jours | Valeur juridique maximale, AR papier original | Déplacement, file d’attente, horaires contraints |
| Lettre recommandée électronique | 2,99 à 4,99 € | Instantané | Aucun déplacement, horodatage qualifié | Le destinataire doit accepter le recommandé électronique, sinon l’envoi échoue |
| LettreXpress | 19,90 € | Dépôt sous 24 h | Lettre rédigée et mise en forme, LRAR papier, AR scanné, suivi inclus | Plus cher que le tarif Poste seul |
✅ Notre recommandation pour un abonnement presse : la LRAR papier. C’est le seul format qu’aucun service abonnements ne peut refuser pour un motif technique, et l’accusé de réception scanné s’intègre directement dans un dossier bancaire si vous devez contester un prélèvement.
Les mentions indispensables dans votre courrier : nom et prénom exactement tels qu’ils figurent sur l’étiquette d’expédition, adresse de livraison, numéro d’abonné (c’est la clé d’entrée du dossier), formule concernée (papier, numérique, couplée), date de souscription si vous la connaissez, et fondement juridique invoqué. Sans numéro d’abonné, le traitement peut prendre plusieurs semaines de plus.
Pas envie de tout retaper ? On fait le travail à votre place
La Poste · AR signé · 19,90 € tout compris
6. Préavis, prorata et remboursement : ce qui vous est dû
Le préavis usuellement pratiqué par les éditeurs de presse magazine est d’un mois, décompté à partir de la première présentation de votre courrier par La Poste — et non à partir de la date de rédaction ou de dépôt. C’est un détail qui coûte cher : postez 35 à 40 jours avant l’échéance, jamais 30.
| Situation | Effet de la résiliation | Sommes dues / remboursées |
|---|---|---|
| Rétractation dans les 14 jours (L. 221-18) | Immédiat | Remboursement intégral sous 14 jours, hors numéros expressément demandés et livrés |
| Opposition à reconduction avant échéance | À la date d’échéance | Aucun frais, service jusqu’au terme payé |
| Loi Châtel non respectée (L. 215-1) | À tout moment à compter de la reconduction | Remboursement sous 30 jours des avances postérieures à la reconduction (L. 215-2), puis intérêts au taux légal |
| Résiliation en ligne DDADUE (L. 215-1-1) | Selon le récapitulatif affiché | Aucun frais, accusé de résiliation obligatoire |
| Abonnement à durée libre | Fin de la période de facturation en cours | Le mois entamé reste dû, pas de prorata quotidien |
| Motif exceptionnel (décès, expatriation, hospitalisation) | Selon acceptation, sur justificatif | Remboursement au prorata des numéros non servis, usage constant du secteur |
Astuce peu connue : pour un abonnement papier, les numéros déjà imprimés et routés continuent souvent d’arriver une à trois semaines après la date d’effet de la résiliation. Ce n’est pas un signe que votre demande n’a pas été traitée — c’est le cycle industriel du routage. Ne relancez pas avant d’avoir vérifié votre relevé bancaire : le seul indicateur fiable est l’arrêt des prélèvements.
Arrêter le prélèvement n’est pas résilier. Révoquer votre mandat SEPA auprès de votre banque bloque les débits, mais ne met pas fin au contrat : les échéances continuent de courir, l’éditeur peut vous relancer, ajouter des frais de rejet et, en théorie, engager un recouvrement. Résiliez d’abord par écrit, révoquez le mandat ensuite, une fois la confirmation obtenue.
Si un prélèvement passe malgré la résiliation : vous disposez de deux leviers bancaires distincts. Pour un prélèvement SEPA autorisé mais contesté, vous pouvez en demander le remboursement sans avoir à vous justifier dans les 8 semaines suivant le débit. Pour un prélèvement non autorisé (mandat révoqué, mandat inexistant), le délai est porté à 13 mois. Ces recours bancaires ne vous dispensent pas de régler le fond du litige avec l’éditeur par écrit.
7. Formules, prix d’appel et pièges tarifaires
Le Point commercialise trois grandes familles d’offres : le numérique seul (accès aux articles du site, à l’édition numérique de l’hebdomadaire et aux archives), le papier seul (l’hebdomadaire livré chaque semaine, hors-séries selon la formule) et la formule couplée papier + numérique, historiquement la plus vendue en abonnement.
Nous ne publions volontairement aucun tarif chiffré dans ce guide. Les prix des abonnements presse changent plusieurs fois par an, varient selon le canal de souscription (site, régie, courtier, salon), selon les opérations promotionnelles et selon la durée choisie. Un chiffre affiché ici serait faux dans trois mois — et c’est exactement ce que font les sites concurrents. Le seul tarif qui vous engage est celui figurant sur votre récapitulatif d’offre et sur vos avis de prélèvement.
En revanche, la mécanique tarifaire, elle, est stable — et c’est là que se logent les mauvaises surprises :
- Le prix d’appel de première année — une offre de découverte très décotée (parfois moitié prix) s’applique sur les premiers mois, puis l’abonnement bascule au tarif public à la reconduction. L’écart peut doubler la facture. C’est le motif de résiliation n° 1 en presse magazine.
- Le passage de la mensualisation au paiement annuel — certaines reconductions transforment un prélèvement mensuel confortable en un débit annuel unique. Vérifiez la ligne « modalité de paiement » de votre récapitulatif.
- Les hors-séries facturés en supplément — selon la formule, les numéros spéciaux et hors-séries peuvent être inclus ou facturés à part. Un prélèvement inhabituel en cours d’année vient souvent de là et ne signifie pas que votre résiliation a échoué.
- La formule couplée résiliée « en bloc » — si vous souhaitez ne conserver que le numérique, ne demandez pas une résiliation mais une modification de formule : la résiliation totale suivie d’un réabonnement vous fait perdre votre ancienneté tarifaire et peut vous exclure des offres fidélité.
- L’indexation contractuelle — les CGV prévoient généralement une révision annuelle. Une hausse notifiée dans les formes n’ouvre pas automatiquement droit à résiliation immédiate, mais une modification substantielle des conditions vous permet de contester : conservez systématiquement l’e-mail de notification, c’est votre pièce de départ.
Avant de résilier pour raison tarifaire, appelez le service abonnements pour demander une « offre de rétention ». La pratique est courante en presse magazine : remise de fidélité, gel du tarif d’appel pour un an, ou basculement vers une formule numérique moins chère. Si vous acceptez, exigez une confirmation écrite du nouveau tarif et de la nouvelle date d’échéance — un accord oral ne vous protège de rien.
8. Cas particuliers : kiosque numérique, App Store, offre étudiante, abonnement cadeau
Certaines situations sortent du schéma classique et exigent une procédure différente. Les identifier avant d’écrire vous évitera plusieurs semaines de perdues.
Vous lisez Le Point via un kiosque numérique (Cafeyn, ePresse, Bibliothèque numérique, offre incluse par votre opérateur ou votre banque) : vous n’êtes pas abonné au Point. Votre contrat est passé avec le kiosque ou avec l’opérateur qui l’a inclus dans son forfait. Écrire à SEBDO Le Point ne produira aucun effet. Résiliez auprès du kiosque, ou auprès de votre opérateur si l’accès est un service optionnel de votre abonnement mobile ou internet.
Vous avez souscrit l’abonnement numérique via l’App Store d’Apple ou Google Play : la facturation est gérée par la plateforme, et l’éditeur ne peut techniquement pas annuler l’abonnement à votre place. Sur iPhone ou iPad, ouvrez Réglages, touchez votre nom, puis Abonnements, sélectionnez l’abonnement concerné et touchez Annuler. Sur Android, ouvrez Google Play, puis le menu, Paiements et abonnements, Abonnements, et annulez. Conservez le message de confirmation de la plateforme : c’est lui qui fait preuve, pas un e-mail de l’éditeur.
Offre étudiante ou tarif réduit : le tarif préférentiel ne modifie ni la durée d’engagement, ni le préavis, ni le régime de la loi Châtel. La procédure est strictement identique. Attention en revanche à un point pratique : si l’offre est conditionnée à la production annuelle d’un justificatif de scolarité, l’absence de renouvellement du justificatif peut entraîner un basculement automatique au tarif plein à la reconduction — sans que cela vaille résiliation.
Abonnement cadeau : distinguez le souscripteur (celui qui paie et qui est titulaire du contrat) du bénéficiaire (celui qui reçoit le magazine). Seul le souscripteur peut résilier. Si vous êtes bénéficiaire et que vous ne souhaitez plus recevoir le titre, deux options : demander au souscripteur de résilier, ou notifier vous-même votre opposition à la reconduction en joignant votre étiquette d’expédition et en précisant que vous n’êtes pas le payeur. La plupart des éditeurs cessent alors la livraison même si le contrat reste au nom du souscripteur.
Abonnement souscrit par un comité social et économique ou une association : l’article L. 215-3 étend la protection Châtel aux non-professionnels. La lettre doit être signée par le représentant légal, sur papier à en-tête si possible, et mentionner la qualité du signataire.
Décès de l’abonné : les ayants droit peuvent notifier la résiliation en joignant l’acte de décès. Le remboursement au prorata des numéros non servis est un usage constant du secteur ; demandez-le explicitement dans la lettre et indiquez les coordonnées bancaires de la succession.
Expatriation ou hospitalisation longue : ces motifs ne sont pas des cas légaux de résiliation anticipée, contrairement à ce qu’écrivent beaucoup de guides. Ce sont des motifs commerciaux que les éditeurs acceptent en pratique, sur justificatif daté (contrat de bail étranger, attestation d’employeur, certificat médical). Formulez donc votre demande comme une sollicitation motivée, en indiquant qu’à défaut d’accord vous notifiez votre opposition à la reconduction à l’échéance — ainsi votre lettre produit un effet dans tous les cas.
⚠️ Ne confondez pas suspension et résiliation. La suspension temporaire (vacances, déménagement, hospitalisation courte) décale la fin de votre abonnement d’autant de numéros non servis : les prélèvements continuent ou reprennent ensuite. Si votre objectif est d’arrêter de payer, demandez explicitement une RÉSILIATION, jamais une suspension.
9. Modèle de lettre de résiliation Le Point (texte intégral)
Voici un modèle complet, à adapter à votre situation. Conservez une copie signée et datée avant l’envoi, ainsi que la preuve de dépôt. Choisissez une seule option de fondement et supprimez les autres : une lettre qui invoque simultanément quatre régimes juridiques différents affaiblit votre position.
[Vos nom et prénom] [Votre adresse complète telle qu’elle figure sur l’étiquette d’expédition] [Code postal et ville] [Adresse e-mail et téléphone] SEBDO Le Point Service Abonnements Immeuble Le Barjac 1 boulevard Victor 75015 Paris Lettre recommandée avec accusé de réception Objet : Résiliation de mon abonnement Le Point — n° abonné [numéro] Madame, Monsieur, Je suis titulaire d’un abonnement à l’hebdomadaire Le Point, formule [papier / numérique / papier + numérique], souscrit le [date de souscription], enregistré sous le numéro d’abonné [numéro], et dont l’échéance annuelle intervient le [date d’échéance]. Par la présente, je vous notifie ma volonté de mettre fin à cet abonnement. [Choisissez UNE seule option ci-dessous et supprimez les autres] • Option 1 — Opposition à la reconduction tacite : je m’oppose expressément à toute reconduction tacite de mon abonnement et vous demande de mettre fin au contrat à sa date d’échéance, soit le [date]. Je vous remercie de ne procéder à aucun prélèvement postérieur à cette date. • Option 2 — Défaut d’information annuelle (article L. 215-1 du Code de la consommation) : je n’ai reçu, ni par lettre nominative ni par courrier électronique dédié, l’information préalable relative à ma faculté de ne pas reconduire mon abonnement, dans la fenêtre légale comprise entre trois mois et un mois avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction. En application de l’article L. 215-1, je mets donc gratuitement un terme à mon contrat, avec effet immédiat à compter de la première présentation de la présente. En application de l’article L. 215-2, je vous demande le remboursement, dans le délai de trente jours, des sommes prélevées postérieurement à la date de reconduction du [date], déduction faite des seules prestations effectivement servies. À défaut, ces sommes produiront intérêt au taux légal. • Option 3 — Rétractation (article L. 221-18 du Code de la consommation) : ayant souscrit cet abonnement à distance le [date], et l’article L. 221-28, 9° du Code de la consommation réservant expressément le droit de rétractation aux contrats d’abonnement, j’exerce mon droit de rétractation dans le délai de quatorze jours. Je vous demande le remboursement intégral des sommes versées dans le délai légal de quatorze jours à compter de la réception de la présente. • Option 4 — Impossibilité d’utiliser la résiliation en ligne (article L. 215-1-1 du Code de la consommation) : mon abonnement ayant été souscrit par voie électronique, j’ai tenté le [date] d’utiliser la fonctionnalité de résiliation en ligne que vous êtes tenu de mettre à ma disposition depuis le 1er juin 2023. Cette fonctionnalité s’est révélée [inaccessible / non fonctionnelle / limitée à un formulaire de contact sans effet]. Je vous notifie donc ma résiliation par la présente et vous mets en demeure de régulariser ce manquement. • Option 5 — Motif exceptionnel : en raison de [décès du titulaire / installation durable à l’étranger / hospitalisation de longue durée], attesté par le justificatif joint, je sollicite la résiliation anticipée de mon abonnement ainsi que le remboursement au prorata des numéros non servis. À défaut d’accord de votre part, la présente vaut opposition expresse à toute reconduction tacite à l’échéance du [date]. Je vous remercie de bien vouloir m’adresser, sur support durable, une confirmation écrite de la prise en compte de ma demande précisant la date d’effet de la résiliation ainsi que le décompte final de mon compte abonné. Je vous demande également de cesser tout prélèvement à compter de cette date et de procéder, le cas échéant, à la suppression du mandat de prélèvement SEPA correspondant. Pièces jointes : [copie du récapitulatif d’offre] — [copie de l’étiquette d’expédition] — [justificatif éventuel] — [relevés bancaires des prélèvements contestés]. Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. Fait à [Ville], le [Date] [Signature manuscrite]
✅ Trois réflexes qui font la différence : (1) rappelez systématiquement votre numéro d’abonné dès l’objet du courrier ; (2) demandez explicitement la suppression du mandat SEPA, sinon il reste actif dans les systèmes de l’éditeur ; (3) exigez une confirmation « sur support durable » — c’est la formule du Code de la consommation, elle exclut une simple réponse orale.
10. Recours, délais de prescription et erreurs à ne pas commettre
Si votre demande reste sans réponse ou si les prélèvements se poursuivent, la séquence de recours est la suivante — dans cet ordre, chaque étape renforçant la suivante.
- Mise en demeure recommandée — un second courrier rappelant la date de première présentation de votre première LRAR, son numéro de suivi, et enjoignant l’éditeur de rembourser sous quinze jours. Employez le mot « mise en demeure » : il fait courir les intérêts moratoires.
- Recours bancaire — remboursement d’un prélèvement SEPA autorisé sans justification à demander dans les 8 semaines suivant le débit ; 13 mois pour un prélèvement non autorisé. Faites-le par écrit auprès de votre banque, en joignant la copie de votre lettre de résiliation.
- Médiateur de la consommation — l’éditeur doit indiquer dans ses CGV le médiateur dont il relève. Si vous ne le trouvez pas, la liste officielle des médiateurs référencés est publiée par la Commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation sur le site du ministère de l’Économie. La saisine est gratuite et suspend la prescription.
- Signalement SignalConso (DGCCRF) — signal.conso.gouv.fr. Utile en particulier pour un manquement à l’obligation de résiliation en ligne (article L. 215-1-1), sanctionné par une amende administrative pouvant atteindre 15 000 € pour une personne morale.
- Juridiction de proximité — le tribunal judiciaire, procédure simplifiée pour les petits litiges. En tant que consommateur, vous pouvez saisir la juridiction du lieu où vous demeurez au moment de la conclusion du contrat ou de la survenance du fait dommageable.
⚠️ Prescription : votre action en tant que consommateur se prescrit par CINQ ANS, en application de l’article 2224 du Code civil, à compter du jour où vous avez connu ou auriez dû connaître les faits. Le délai de DEUX ANS de l’article L. 218-2 du Code de la consommation, que la quasi-totalité des sites recopient à contresens, concerne l’action des PROFESSIONNELS contre les consommateurs — c’est-à-dire le délai au-delà duquel l’éditeur ne peut plus vous réclamer un impayé. Ce délai vous protège, il ne vous limite pas.
Concrètement : si vous découvrez aujourd’hui que Le Point vous a prélevé indûment pendant trois ans, votre action en répétition de l’indu reste recevable. À l’inverse, si l’éditeur vous réclame des arriérés remontant à plus de deux ans, opposez-lui la prescription biennale de l’article L. 218-2.
Conservez le bon dossier de preuves. Un dossier complet contient : le récapitulatif d’offre initial, la copie de votre lettre, la preuve de dépôt et l’accusé de réception, l’accusé de résiliation électronique le cas échéant, les relevés bancaires mettant en évidence les prélèvements contestés, et l’intégralité des échanges e-mail. C’est ce dossier, et rien d’autre, qui emporte la décision devant un médiateur ou un juge.
11. Les 7 erreurs à éviter absolument
Voici les erreurs les plus fréquentes qui font échouer une résiliation Le Point. Évitez-les soigneusement.
❌ Recopier une adresse de « centre de gestion presse » trouvée sur un site tiers (Noailles 60438, Arras 62066, Chantilly 60643, Évreux 27092…). Ces boîtes postales sont transposées d’un titre à l’autre sans vérification. L’adresse sûre est celle du cocontractant : SEBDO Le Point, 1 boulevard Victor, 75015 Paris — siège INSEE et adresse déclarée du titre à l’ACPM.
❌ Croire que la loi Châtel impose une information « entre 3 mois et 15 jours ». Le texte de l’article L. 215-1 dit au plus tôt trois mois et au plus tard UN MOIS. Un avis reçu vingt jours avant l’échéance est hors délai, et cette erreur vous prive d’un droit de résiliation gratuite immédiat.
❌ Penser qu’il existe une « fenêtre de 20 jours » pour résilier après un avis tardif. Ce délai n’existe dans aucun texte. En l’absence d’information régulière, le droit de résilier gratuitement est permanent à compter de la date de reconduction.
❌ Croire qu’on ne peut pas se rétracter d’un abonnement presse souscrit en ligne. L’exception de l’article L. 221-28, 9° vise la vente de journaux et magazines à l’unité, mais réserve expressément les contrats d’abonnement, qui restent rétractables pendant quatorze jours.
❌ Révoquer le mandat SEPA en croyant que cela vaut résiliation. Le contrat continue de courir, les échéances s’accumulent, des frais de rejet peuvent s’ajouter et un recouvrement reste théoriquement possible. Résiliez d’abord par écrit, révoquez le mandat ensuite.
❌ Écrire à l’éditeur alors que l’abonnement passe par Cafeyn, un opérateur télécom, l’App Store ou Google Play. Le cocontractant est alors le kiosque ou la plateforme, pas SEBDO Le Point. La lettre restera sans effet.
❌ Se laisser opposer une prescription de deux ans pour réclamer un remboursement. L’action du consommateur se prescrit par cinq ans (article 2224 du Code civil). Le délai biennal de l’article L. 218-2 encadre l’action des professionnels contre les consommateurs — il joue en votre faveur, pas contre vous.
⚖️ Loi DDADUE 2023 — Et la résiliation en 3 clics ?
L’article L. 215-1-1 du Code de la consommation, issu de la loi DDADUE du 16 août 2022 et précisé par le décret n° 2023-417 du 31 mai 2023, s’applique depuis le 1er juin 2023 à tout contrat conclu par voie électronique. Il impose une fonctionnalité de résiliation gratuite, accessible en permanence, directe et facile d’accès, avec affichage d’un récapitulatif avant validation et envoi d’un accusé de résiliation sur support durable. Un abonnement Le Point souscrit sur le site d’abonnement en bénéficie donc pleinement. En revanche, les abonnements pris par téléphone, coupon-réponse papier, courtier en abonnements ou lors d’un salon ne sont pas couverts : la lettre recommandée reste la voie de référence. Un manquement à cette obligation est passible d’une amende administrative pouvant atteindre 15 000 € pour une personne morale et peut être signalé sur signal.conso.gouv.fr.
Faire envoyer ma lettre Le Point dès aujourd'hui
Plus simple qu'aller à La Poste, plus sûr qu'un mail.
- 📨 Lettre recommandée La Poste — AR papier signé
- ⚡ Rédigée et envoyée en 60 secondes
- 🏠 Sans déplacement, depuis votre canapé
- 📱 Suivi temps réel + AR scanné
- 📝 Modèle de lettre prêt à envoyer
- 💯 19,90 € tout compris, sans abonnement
Aucun engagement · Paiement uniquement à l'envoi
« Je n’avais jamais reçu le moindre courrier d’information avant la reconduction. En citant l’article L. 215-1 et le remboursement sous trente jours prévu par le L. 215-2, le dossier a été réglé sans discussion. »
Questions fréquentes sur la résiliation Le Point
À quelle adresse envoyer ma lettre de résiliation Le Point ?
Adressez votre lettre recommandée à SEBDO Le Point, Service Abonnements, Immeuble Le Barjac, 1 boulevard Victor, 75015 Paris. C’est le siège social de la société qui édite le titre et vous facture (SIREN 312 408 784), et c’est aussi l’adresse déclarée du titre auprès de l’ACPM. Vérifiez toutefois si une adresse de gestion différente figure sur votre facture ou sur le film d’expédition de votre exemplaire : dans ce cas, utilisez-la en priorité.
Qui est mon cocontractant : Le Point ou une autre société ?
Votre contrat n’est pas conclu avec « Le Point », qui est un titre de presse sans personnalité juridique, mais avec la Société d’Exploitation de l’Hebdomadaire Le Point, dite SEBDO Le Point, société anonyme immatriculée sous le SIREN 312 408 784 et immatriculée depuis 1978. Elle est contrôlée par le groupe Artémis, holding de la famille Pinault, propriétaire du titre depuis 1997. C’est cette société que vous devez nommer dans votre lettre.
La loi Châtel impose-t-elle un préavis d’information de 15 jours ou d’un mois ?
D’un mois. L’article L. 215-1 du Code de la consommation impose au professionnel d’informer le consommateur au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction. La mention « trois mois à quinze jours », que reprennent presque tous les sites de modèles de lettres, est erronée. Un avis reçu vingt jours avant l’échéance est donc hors délai et vous ouvre un droit de résiliation gratuite.
Existe-t-il une « fenêtre de 20 jours » pour résilier si l’avis d’échéance arrive en retard ?
Non, ce délai n’existe dans aucun texte. L’article L. 215-1 prévoit qu’en l’absence d’information régulière, le consommateur peut mettre gratuitement un terme au contrat à tout moment à compter de la date de reconduction. Votre droit est donc permanent, pas enfermé dans une fenêtre. Vous pouvez l’exercer six mois après la reconduction si vous le souhaitez, et obtenir le remboursement des sommes prélevées depuis cette date.
Puis-je me rétracter dans les 14 jours après avoir souscrit un abonnement Le Point en ligne ?
Oui. L’article L. 221-28, 9° du Code de la consommation exclut du droit de rétractation la fourniture de journaux, périodiques et magazines, mais réserve expressément le cas des contrats d’abonnement, qui restent rétractables. Vous disposez donc de quatorze jours à compter de la conclusion du contrat pour vous rétracter sans motif, avec remboursement intégral sous quatorze jours, sous réserve du prorata des numéros que vous auriez expressément demandés.
Puis-je résilier Le Point directement en ligne, sans lettre recommandée ?
Si votre abonnement a été souscrit par voie électronique, oui : l’article L. 215-1-1 du Code de la consommation, applicable depuis le 1er juin 2023, impose une fonctionnalité de résiliation gratuite, permanente et facile d’accès depuis votre espace abonné. Conservez impérativement l’accusé de résiliation, obligatoire lui aussi. Si le parcours est introuvable ou non fonctionnel, capturez-le et basculez sur la lettre recommandée en invoquant ce manquement.
Un e-mail ou un appel téléphonique suffisent-ils pour résilier ?
Un appel ne laisse aucune trace opposable et ne doit jamais servir à notifier une résiliation : utilisez-le uniquement pour obtenir votre numéro d’abonné et votre date d’échéance. Un e-mail vaut mieux, mais vous prouvez l’envoi, pas la réception. La lettre recommandée avec accusé de réception reste la seule voie qui fixe une date de première présentation opposable, indispensable dès qu’un prélèvement est contesté.
Je lis Le Point via Cafeyn ou une offre incluse par mon opérateur : comment résilier ?
Vous n’êtes pas abonné auprès de SEBDO Le Point. Votre contrat est passé avec le kiosque numérique ou avec l’opérateur qui a intégré l’accès à son forfait. Écrire à l’éditeur ne produira aucun effet et vous fera perdre plusieurs semaines. Résiliez auprès du kiosque ou de votre opérateur, selon la mention figurant sur votre facture. Le raisonnement vaut aussi pour un abonnement souscrit via l’App Store ou Google Play.
Le Point continue de me prélever après ma résiliation : que faire ?
Envoyez une mise en demeure recommandée rappelant la date de première présentation de votre premier courrier et son numéro de suivi. En parallèle, demandez à votre banque le remboursement du prélèvement SEPA : il est de droit et sans justification dans les huit semaines suivant le débit, et jusqu’à treize mois si le mandat avait été révoqué. Si le litige persiste, saisissez le médiateur de la consommation puis signalez sur signal.conso.gouv.fr.
Combien de temps ai-je pour réclamer un remboursement de prélèvements indus ?
Cinq ans, en application de l’article 2224 du Code civil, à compter du jour où vous avez connu ou auriez dû connaître les prélèvements. Ne vous laissez pas opposer un délai de deux ans : l’article L. 218-2 du Code de la consommation vise l’action des professionnels contre les consommateurs, autrement dit le délai au-delà duquel l’éditeur ne peut plus vous réclamer un impayé. Cette prescription biennale vous protège, elle ne vous limite pas.
✅ Ce qu'il faut retenir
- 1Votre cocontractant est SEBDO Le Point (SIREN 312 408 784), siège Immeuble Le Barjac, 1 boulevard Victor, 75015 Paris — adresse confirmée par l’INSEE et par la déclaration du titre à l’ACPM. Ignorez les boîtes postales non sourcées des sites tiers.
- 2Loi Châtel, article L. 215-1 : l’information doit arriver au plus tôt 3 mois et au plus tard 1 MOIS avant l’échéance. À défaut, résiliation gratuite à tout moment à compter de la reconduction, et remboursement sous 30 jours (article L. 215-2).
- 3Abonnement souscrit en ligne : la résiliation électronique est obligatoire depuis le 1er juin 2023 (article L. 215-1-1). Conservez l’accusé de résiliation, qui fait pleinement preuve.
- 4Souscription à distance de moins de 14 jours : c’est une rétractation (article L. 221-18), pas une résiliation — remboursement intégral, régime bien plus favorable.
- 5Prescription : 5 ans pour agir en tant que consommateur (article 2224 du Code civil). Le délai de 2 ans de l’article L. 218-2 vise l’action des professionnels contre vous.
Résilier Le Point en 60 secondes
On s'occupe de tout : rédaction, envoi, suivi, accusé de réception.
- 📨 Lettre recommandée La Poste — AR papier signé
- ⚡ Rédigée et envoyée en 60 secondes
- 🏠 Sans déplacement, depuis votre canapé
- 📱 Suivi temps réel + AR scanné
- 📝 Modèle de lettre prêt à envoyer
- 💯 19,90 € tout compris, sans abonnement
Aucun engagement · Paiement uniquement à l'envoi
« Deux appels au service abonnements, deux promesses de rappel, zéro trace. La lettre recommandée avec accusé de réception a tout débloqué, et l’accusé scanné m’a servi directement pour la contestation du prélèvement auprès de ma banque. »
🔒 Service de confiance
Et après la résiliation ?
Résilier, c'est souvent l'occasion de payer moins cher ailleurs. Nos comparateurs gratuits vous aident à trouver la meilleure offre en quelques minutes.
- 👉 Comparer les assurances, banques et abonnements — comparaison gratuite et sans engagement sur je-simule.fr.