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Résilier Management : le magazine ne paraît plus en papier — comment arrêter les prélèvements

Prisma Media a arrêté l'édition papier de Management, dernier numéro en kiosque le 9 novembre 2023. Ce guide traite les situations qui restent : prélèvement qui continue, abonnement basculé vers un autre titre, remboursement des numéros non servis.

★★★★★4,9/5 sur 23 674 avis·Mis à jour le 24 août 2026·Par Équipe juridique LettreXpress
Résilier Management — guide LettreXpress

Édition papier arrêtée — dernier numéro le 9 novembre 2023

Statut du titre

Bimestriel (fiche support ACPM)

Périodicité

Prisma Media SAS — SIREN 318 826 187

Éditeur

13 rue Henri Barbusse, 92230 Gennevilliers

Siège de l’éditeur

Louis Hachette Group (Vivendi depuis mai 2021, puis scission)

Groupe

Non communiquée (NC) sur la fiche ACPM

Diffusion certifiée

💬 Un lecteur nous écrit : il cherche depuis des semaines « l'adresse pour résilier Management », il a envoyé un recommandé à une adresse trouvée sur un site de modèles de lettres, et il n'a jamais eu de réponse. Ce qu'aucune des pages consultées ne lui avait dit : le magazine ne paraît plus. Prisma Media a arrêté l'édition papier de Management, dernier numéro en kiosque le 9 novembre 2023. Il ne cherchait donc pas à résilier un abonnement en cours — il cherchait, sans le savoir, à faire cesser un prélèvement sans contrepartie et à obtenir le remboursement des numéros qu'on ne lui servirait jamais. Ce sont deux démarches très différentes, et seule la seconde aboutit. Ce guide est écrit pour la seconde.

📦 Réponse rapide

Le magazine Management ne paraît plus en kiosque : Prisma Media a arrêté son édition papier et le dernier numéro est sorti le 9 novembre 2023 (CB News, 24 octobre 2023). Il n'existe donc plus d'abonnement papier courant à résilier. Si un prélèvement continue, ou si votre abonnement a été basculé vers un autre titre du groupe, identifiez le créancier réel grâce au mandat SEPA, notifiez la fin du contrat par écrit et réclamez le remboursement des numéros non servis.

★★★★★4,9/5· 23 674 avis vérifiés

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« Je cherchais l'adresse pour résilier, alors qu'en réalité le magazine ne sortait plus depuis longtemps. J'ai repris le courrier dans ce sens, en demandant le décompte des numéros non servis. La réponse est arrivée avec un remboursement, sans discussion. »

★★★★★— Thierry M., Rennes

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1. Management ne paraît plus : ce qui a été arrêté, et quand exactement

C'est le point que la plupart des pages de résiliation continuent d'ignorer : il n'y a plus de magazine Management en kiosque. Le 24 octobre 2023, CB News confirmait une information de La Lettre selon laquelle Prisma Media mettait fin à la version papier du titre, le dernier numéro devant sortir en kiosque le 9 novembre 2023. La même semaine, Influencia titrait « Prisma Media arrête l'édition papier de Management » et Stratégies évoquait, dans le même mouvement, l'arrêt de Neon et la réduction de la voilure de Management.

Le motif avancé par la presse professionnelle est un décrochage du lectorat depuis la crise sanitaire. CB News précisait que la décision devait être soumise au comité social et économique de l'éditeur le 25 octobre 2023 avant d'être effective, et que la marque ne disparaissait pas pour autant : elle devait se poursuivre en podcast et sur les réseaux sociaux, dans l'orbite éditoriale de Capital, l'autre titre économique de Prisma Media.

⚠️ Conséquence directe pour vous : si un prélèvement libellé « Management » ou « Prisma » figure encore sur votre relevé bancaire, ce n'est pas un abonnement papier au magazine Management qui court. C'est autre chose — un abonnement basculé vers un autre titre, une offre numérique multi-titres, un abonnement souscrit via un intermédiaire, ou un prélèvement qui aurait dû s'arrêter. Le premier travail n'est donc pas d'écrire, c'est d'identifier ce que vous payez réellement.

Attention aussi à la périodicité : de très nombreuses pages présentent encore Management comme un mensuel. La fiche du support Management sur le site de l'ACPM le classe en presse magazine, famille « Économie et Juridique », avec une périodicité bimestrielle et un site associé management.fr. Les articles de presse professionnelle d'octobre 2023 parlent également d'un bimestriel. Un abonnement bimestriel ne se compte pas en douze numéros par an mais en six : c'est déterminant quand il s'agit de calculer le nombre de numéros non servis à vous rembourser.

Enfin, la fiche ACPM du support n'affiche pas de diffusion certifiée exploitable : les chiffres y sont mentionnés « NC », c'est-à-dire non communiqués. Autrement dit, aucune source de référence ne permet aujourd'hui d'avancer publiquement un tirage ou une diffusion actuelle pour ce titre — et vous devez vous méfier de toute page qui en cite un sans le sourcer.

RepèreCe qui est établiSource citée
Arrêt du papierFin de l'édition imprimée décidée en octobre 2023CB News, 24/10/2023 (info La Lettre) ; Influencia
Dernier numéro kiosque9 novembre 2023CB News, 24/10/2023
Passage en CSEDécision soumise au CSE le 25 octobre 2023CB News, 24/10/2023
Périodicité du titreBimestrielFiche support ACPM (acpm.fr)
Diffusion certifiéeNon communiquée (NC)Fiche support ACPM (acpm.fr)
Devenir de la marquePoursuite annoncée en podcast et sur les réseaux sociauxCB News, 24/10/2023

2. Qui édite Management et qui est votre interlocuteur réel en 2026

Management est édité par Prisma Media, société par actions simplifiée immatriculée sous le SIREN 318 826 187, dont le siège est situé 13 rue Henri Barbusse, 92230 Gennevilliers, avec un capital social de 3 000 000 euros (registre du commerce, données publiques consultables sur annuaire-entreprises.data.gouv.fr et pappers.fr). La fiche support ACPM du titre reprend cette même adresse de Gennevilliers Cedex comme adresse de l'éditeur.

Côté actionnariat, deux mouvements comptent pour comprendre à qui vous vous adressez aujourd'hui. Vivendi a finalisé le rachat de Prisma Media en mai 2021 (communiqué du 31 mai 2021). Puis, après la scission de Vivendi fin 2024, les activités de presse magazine du périmètre Bolloré ont été rattachées à Louis Hachette Group, dont Prisma Media est présenté comme une filiale. L'ancienne mention « Prisma Media, groupe Vivendi » n'est donc plus exacte en 2026.

Pourquoi cela vous concerne concrètement : en cas de litige, la personne morale que vous mettez en demeure doit être la bonne. Ce n'est ni « le magazine Management » (qui n'a pas la personnalité juridique), ni « Louis Hachette Group » (holding, non partie à votre contrat), mais l'éditeur ou le prestataire d'abonnement qui figure sur votre mandat de prélèvement et sur vos conditions générales d'abonnement.

Ne confondez pas non plus la rédaction, le siège de l'éditeur et le service abonnements. Historiquement, les groupes de presse magazine externalisent ou centralisent la gestion des abonnements dans un centre de traitement distinct du siège. Un courrier envoyé au siège de Gennevilliers n'est pas nul, mais il n'atterrit pas sur le bon bureau et il vous fait perdre plusieurs semaines — sauf lorsque vous adressez volontairement une mise en demeure à l'éditeur en sa qualité de partie au contrat, ce qui est un autre scénario, traité plus bas.

EntitéCe qu'elle estUtilité pour votre démarche
Prisma Media SASÉditeur du titre — SIREN 318 826 187, GennevilliersDestinataire pertinent d'une mise en demeure si aucun service abonnements n'est identifiable
Louis Hachette GroupGroupe auquel Prisma Media est rattaché depuis la scission de VivendiAucune — ce n'est pas la partie au contrat
Service abonnements / prestataireCentre de gestion figurant sur votre bulletin et votre mandat SEPADestinataire prioritaire — à retrouver sur vos documents personnels
Intermédiaire (kiosque, CSE, revendeur)Vendeur tiers ayant commercialisé une offreInterlocuteur du contrat si c'est lui qui prélève

3. Adresse de résiliation : pourquoi nous n'en publions pas, et comment retrouver la vôtre

Beaucoup de pages recopient les unes des autres une adresse de service abonnements pour les titres de ce groupe. Nous ne la reprenons pas, pour une raison simple : nous n'avons pas pu la confirmer sur une source officielle de l'éditeur, et une adresse de service abonnements presse change au gré des prestataires, des fusions de centres de traitement et — c'est précisément le cas ici — de l'arrêt d'un titre. Vous adresser une adresse invalidée serait le meilleur moyen de vous faire perdre un recommandé, un délai et un remboursement.

Règle de sécurité : n'utilisez jamais une adresse de résiliation trouvée sur un site de modèles de lettres, un comparateur ou un forum. Ces adresses ne sont pas vérifiées et sont fréquemment périmées. La seule adresse opposable est celle qui figure sur vos propres documents contractuels ou sur le mandat de prélèvement que vous avez signé.

Voici, dans l'ordre d'efficacité, les six endroits où retrouver l'adresse exacte à laquelle écrire :

  • Le bulletin d'abonnement d'origine et son verso. C'est le document contractuel : il porte à la fois l'adresse de gestion et les conditions générales d'abonnement applicables à votre offre. Si vous l'avez conservé, il prime sur tout le reste.
  • L'étiquette-adresse ou l'encart d'ours du dernier magazine reçu. Sur un magazine servi par abonnement, le bandeau d'expédition porte votre numéro d'abonné, et les pages d'ours ou l'encart abonnement portent les coordonnées du service de gestion.
  • L'avis d'échéance ou le courrier de reconduction. C'est le courrier que l'éditeur doit vous envoyer avant chaque reconduction tacite (voir plus bas) : il indique presque toujours l'adresse et le canal de non-reconduction.
  • L'e-mail de confirmation de souscription et l'espace abonné en ligne. Cherchez dans votre messagerie sur le mot « abonnement » associé au nom du titre : l'e-mail de bienvenue contient l'URL de l'espace de gestion et les coordonnées du service client.
  • Le libellé du prélèvement SEPA sur votre relevé bancaire, et l'ICS. Chaque prélèvement porte un libellé de créancier et un Identifiant Créancier SEPA (ICS). Votre banque est tenue de vous communiquer, sur demande, la copie du mandat de prélèvement correspondant : ce mandat porte la dénomination sociale exacte et l'adresse du créancier. C'est la méthode la plus fiable quand vous n'avez plus aucun papier.
  • À défaut de tout le reste, l'adresse de l'éditeur elle-même. Le siège de Prisma Media SAS (13 rue Henri Barbusse, 92230 Gennevilliers) est une donnée publique du registre du commerce, vérifiable sur annuaire-entreprises.data.gouv.fr avec le SIREN 318 826 187. Ce n'est pas un service abonnements, mais c'est le siège de la personne morale éditrice : une mise en demeure y est valablement notifiée.

Notez la nuance juridique importante : quand vous résiliez, vous devez suivre le canal prévu au contrat. Quand vous mettez en demeure parce que le contrat n'est plus exécuté ou qu'on vous prélève sans cause, vous vous adressez à la partie au contrat, c'est-à-dire à la personne morale identifiée sur votre mandat, à défaut à l'éditeur. Dans le cas de Management, où le titre papier ne paraît plus, c'est le second scénario qui est de loin le plus fréquent.

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4. Votre abonnement a été basculé vers un autre titre : ce que dit vraiment le droit

C'est la situation la plus intéressante juridiquement, et la plus mal traitée ailleurs. Lorsqu'un titre cesse de paraître, la pratique consiste souvent à servir les abonnés restants avec un autre magazine de l'éditeur — dans l'univers économique de ce groupe, typiquement Capital — jusqu'à extinction des numéros dus. Beaucoup d'abonnés de Management ont ainsi vu arriver dans leur boîte aux lettres un magazine qu'ils n'avaient pas commandé.

Cette substitution n'est licite que si vous y avez consenti, ou si elle était prévue par les conditions générales acceptées lors de la souscription. En droit commun, l'article 1193 du Code civil pose que les contrats ne peuvent être modifiés ou révoqués que du consentement mutuel des parties, ou pour les causes que la loi autorise. Un éditeur ne peut donc pas transformer unilatéralement un abonnement au titre A en abonnement au titre B et considérer sa dette comme éteinte.

Formulé simplement : vous avez acheté six numéros par an d'un bimestriel d'économie et de management, pas d'un autre magazine. Si l'éditeur ne peut plus fournir ce que vous avez payé, il vous doit soit votre accord exprès sur une solution de remplacement, soit le remboursement des numéros non servis — pas un choix imposé.

Si vous refusez la substitution, vous pouvez vous placer sur le terrain de l'inexécution : l'article 1217 du Code civil ouvre à la partie envers laquelle l'engagement n'a pas été exécuté plusieurs options, dont la réduction du prix et la résolution du contrat, en plus de la demande de réparation. Concrètement, votre courrier demande le remboursement du prorata correspondant aux numéros restant dus à la date du dernier numéro paru, et non une simple « résiliation » — ce mot est même impropre ici, puisqu'il n'y a plus rien à résilier du côté du papier.

  • Calculez en numéros, pas en mois. Sur un bimestriel, un abonnement d'un an correspond à six parutions. Si votre abonnement courait jusqu'à une échéance postérieure au 9 novembre 2023, comptez les parutions théoriquement dues après cette date : ce sont elles que vous réclamez.
  • Refusez explicitement la substitution si vous ne l'avez pas acceptée. Une phrase suffit : « Je n'ai jamais consenti au remplacement de mon abonnement par un autre titre et je ne considère pas cette substitution comme libératoire. »
  • Réclamez le remboursement, pas un avoir kiosque. Un avoir sur d'autres titres n'est pas une exécution du contrat ; vous pouvez l'accepter si cela vous convient, mais vous n'y êtes pas tenu.
  • Datez tout. Le point de bascule opposable est la date du dernier numéro paru, soit le 9 novembre 2023 pour la parution kiosque. C'est votre repère de calcul.
  • Vérifiez si les prélèvements ont continué après cette date. Un prélèvement postérieur à l'arrêt de la parution, sans nouveau contrat signé, est le point le plus solide de votre dossier.

5. Le droit de rétractation appliqué à un abonnement presse (le point que tout le monde rate)

Beaucoup d'articles affirment, à tort, qu'un abonnement à un magazine échappe au droit de rétractation. La confusion vient de l'article L. 221-28 du Code de la consommation, qui liste les exceptions au droit de rétractation dans les contrats à distance et hors établissement. Il vise bien la fourniture d'un journal, d'un périodique ou d'un magazine — mais il réserve expressément les contrats d'abonnement à ces publications. Autrement dit : le numéro acheté à l'unité n'ouvre pas de rétractation, l'abonnement, si.

Le régime applicable est donc celui de l'article L. 221-18 du Code de la consommation : quatorze jours pour se rétracter sans avoir à motiver sa décision ni à supporter d'autres coûts que ceux prévus par la loi. Pour un abonnement à une publication papier, qui s'exécute par la livraison de biens, le délai court à compter de la réception — en pratique, de la réception du premier numéro.

Le vrai levier, méconnu : l'article L. 221-20 du Code de la consommation prolonge le délai de rétractation de douze mois lorsque le professionnel n'a pas fourni au consommateur l'information sur son droit de rétractation. Si le professionnel finit par la fournir pendant cette prolongation, un nouveau délai de quatorze jours court à compter de ce jour. Sur un abonnement souscrit par téléphone ou par bulletin papier sans bordereau de rétractation, ce texte change complètement le rapport de force.

Ce point a une portée très concrète dans le dossier Management : si votre abonnement — ou l'abonnement de substitution qui l'a remplacé — a été souscrit à distance sans que l'information sur la rétractation vous ait été fournie dans les formes, la fenêtre de rétractation n'est pas de quatorze jours mais peut atteindre douze mois et quatorze jours. Vérifiez votre bulletin et votre e-mail de confirmation : l'absence de mention du droit de rétractation et de formulaire type est une anomalie exploitable.

SituationTexte applicableDélai réellement disponible
Abonnement souscrit à distance, information sur la rétractation fournieL. 221-18 c. conso14 jours à compter de la réception du premier numéro
Abonnement souscrit à distance, information non fournieL. 221-20 c. consoProlongation jusqu'à 12 mois
Information fournie tardivement, pendant la prolongationL. 221-20 c. conso14 jours à compter de cette fourniture
Achat d'un numéro à l'unité en kiosqueL. 221-28 c. consoPas de rétractation — l'exception vise la vente au numéro

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6. Reconduction tacite : la vraie fenêtre légale est 3 mois / 1 mois, pas 3 mois / 15 jours

Un abonnement presse annuel se reconduit tacitement, et c'est l'article L. 215-1 du Code de la consommation qui encadre l'information due au consommateur. Attention à une erreur très répandue, que reproduisait d'ailleurs la version précédente de ce guide : le professionnel doit informer le consommateur de la possibilité de ne pas reconduire le contrat au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction — et non « entre trois mois et quinze jours ».

Autre correction importante : à défaut d'information reçue dans cette fenêtre, la loi n'ouvre pas une « fenêtre de vingt jours ». L'article L. 215-1 permet au consommateur de mettre un terme gratuitement au contrat, à tout moment à compter de la date de reconduction. C'est bien plus favorable que ce que racontent la plupart des pages concurrentes.

Le même article prévoit le sort de l'argent : les avances effectuées après la dernière date de reconduction, ou après la date de résiliation lorsque le contrat est à durée indéterminée, sont remboursées dans un délai de trente jours à compter de la date de résiliation, déduction faite des sommes correspondant à l'exécution du contrat ; à défaut, elles produisent intérêts au taux légal. L'article L. 215-3 étend par ailleurs ces règles aux contrats conclus entre professionnels et non-professionnels — utile si votre abonnement était au nom d'une petite structure et non à titre personnel.

Pour un abonné de Management, la question à se poser est donc précise : avez-vous reçu, dans la fenêtre trois mois / un mois avant chaque échéance, un courrier ou un e-mail dédié vous rappelant votre faculté de ne pas reconduire ? Si la réponse est non, et que des prélèvements ont continué, vous cumulez deux moyens : le défaut d'information au titre de L. 215-1, et l'absence de contrepartie servie depuis l'arrêt de la parution.

  • Le support de l'information compte. L. 215-1 vise une information écrite, par lettre nominative ou courrier électronique dédié. Une mention noyée dans une newsletter promotionnelle ou au dos d'une facture n'est pas un courrier dédié.
  • La charge de la preuve pèse sur le professionnel. C'est à lui de démontrer qu'il vous a informé dans les délais, pas à vous de prouver le contraire. Dans votre courrier, demandez-lui expressément de produire la copie de cet avis et sa date d'envoi.
  • Conservez vos relevés bancaires. Ils datent chaque reconduction effective et permettent de reconstituer la chronologie sans dépendre des archives de l'éditeur.
  • Ne confondez pas L. 215-1 et le préavis contractuel. Aucune source officielle publique ne confirme aujourd'hui un préavis contractuel chiffré pour ce titre : ne recopiez pas un « préavis de 30 jours » lu ailleurs, vérifiez-le sur vos propres conditions générales d'abonnement.

7. Résiliation en trois clics : qui y a droit, et qui n'y a pas droit

L'article L. 215-1-1 du Code de la consommation, issu de la loi dite DDADUE et applicable depuis le 1er juin 2023, impose au professionnel de mettre à disposition une fonctionnalité permettant de résilier le contrat par voie électronique, gratuite, directe et facile d'accès. C'est ce que le grand public appelle la « résiliation en trois clics ».

Le partage que presque personne n'explique : ce dispositif concerne les contrats conclus par voie électronique, ainsi que ceux pour lesquels le professionnel offre au consommateur la possibilité de conclure par voie électronique au jour de la résiliation. Un abonnement souscrit par bulletin papier détaché du magazine, lors d'un salon, par téléphone ou via un comité social et économique n'ouvre pas mécaniquement droit au parcours en ligne.

Pour un titre arrêté comme Management, la question devient largement théorique côté papier : il n'y a plus d'abonnement papier actif à résilier en ligne. Elle reste en revanche pertinente si votre abonnement a été transformé en offre numérique ou multi-titres souscrite en ligne. Dans ce cas, le parcours électronique doit exister, et son absence est un manquement que vous pouvez signaler.

Mode de souscription initialParcours en ligne exigible ?Voie à privilégier
Souscription sur un site web ou une applicationOuiBouton de résiliation en ligne, puis capture d'écran et e-mail de confirmation
Bulletin papier détaché du magazineNon, sauf offre électronique proposée au jour de la résiliationCourrier recommandé avec accusé de réception
Souscription par téléphoneNon, même logiqueCourrier recommandé avec accusé de réception
Offre via un CSE ou un revendeur tiersSelon le contrat du revendeurÉcrire d'abord au vendeur qui prélève

Dans tous les cas, si vous utilisez un parcours en ligne, conservez une capture d'écran horodatée de l'écran de confirmation et l'e-mail de confirmation. Sans trace, une résiliation en ligne est aussi difficile à prouver qu'un appel téléphonique.

8. Le prélèvement continue : révoquer le mandat ne vaut pas résiliation

C'est le réflexe naturel et c'est l'erreur la plus coûteuse : appeler sa banque, faire bloquer le prélèvement, et considérer l'affaire close. Révoquer un mandat de prélèvement SEPA ne met pas fin au contrat. Cela coupe seulement le canal de paiement. La dette contractuelle, si elle existe, subsiste, avec relances puis recouvrement à la clé. La révocation du mandat est une mesure d'accompagnement, jamais un substitut à la notification écrite.

Cela dit, deux mécanismes bancaires distincts existent, et ils ne servent pas à la même chose. Les confondre fait perdre des droits.

MécanismeTexteDélaiQuand y recourir
Contestation d'une opération non autorisée ou mal exécutéeL. 133-24 du Code monétaire et financier13 mois à compter de la date de débitPrélèvement sans mandat valable, montant erroné, débit après révocation du mandat
Remboursement d’un prélèvement pourtant autoriséL. 133-25 du Code monétaire et financier8 semaines à compter de la date de débitLe mandat existait, mais vous demandez le remboursement dans le délai de huit semaines

En clair : les huit semaines de L. 133-25 sont un droit de repentir sur un prélèvement autorisé, sans avoir à discuter du fond. Les treize mois de L. 133-24 concernent l'opération que vous n'avez jamais autorisée. Sur un titre qui ne paraît plus, la question à trancher est justement de savoir si le mandat couvrait encore quelque chose — d'où l'intérêt de demander à votre banque la copie du mandat.

Ordre d'action recommandé : (1) obtenir de la banque la copie du mandat SEPA et l'identité exacte du créancier ; (2) envoyer le courrier écrit au créancier ainsi identifié, en demandant l'arrêt des prélèvements et le remboursement du prorata ; (3) seulement ensuite, révoquer le mandat auprès de la banque, en mentionnant dans le courrier que vous l'avez fait et pourquoi. Cet ordre évite qu'on vous reproche une révocation unilatérale avant toute notification.

9. Modèle de lettre — arrêt des prélèvements et remboursement (texte intégral)

Ce modèle est écrit pour la situation réelle des ex-abonnés de Management : un titre dont l'édition papier a cessé, un prélèvement ou une substitution non consentie. Il ne parle pas de « résiliation d'abonnement en cours » lorsque ce n'est plus le cas, ce qui vous évite de donner prise à une réponse dilatoire. Adaptez les crochets, choisissez une seule option, et joignez vos justificatifs.

[Vos nom et prénom] [Votre adresse complète] [Code postal et ville] [Adresse e-mail] [Dénomination exacte du créancier figurant sur votre mandat de prélèvement ou, à défaut : Prisma Media — 13 rue Henri Barbusse — 92230 Gennevilliers] Lettre recommandée avec accusé de réception Objet : Abonnement au magazine Management — arrêt de la parution, cessation des prélèvements et remboursement Madame, Monsieur, Je suis, ou j'ai été, abonné(e) au magazine Management sous le numéro d'abonné [numéro figurant sur votre étiquette d'expédition ou votre bulletin], souscrit le [date de souscription]. L'édition papier de ce titre a cessé de paraître, le dernier numéro étant sorti en kiosque le 9 novembre 2023. À compter de cette date, la prestation pour laquelle je me suis engagé(e) n'est plus servie. [Choisissez UNE seule des options ci-dessous] • Option 1 — Prélèvements poursuivis sans contrepartie : je constate que des prélèvements d'un montant de [montant] € ont été opérés le [dates], postérieurement à l'arrêt de la parution. Je vous demande de cesser immédiatement tout prélèvement et de me rembourser l'intégralité des sommes ainsi perçues. Je vous rappelle que le contrat n'est plus exécuté au sens de l'article 1217 du Code civil. • Option 2 — Substitution non consentie : je reçois depuis le [date] le magazine [titre reçu], que je n'ai jamais commandé. Conformément à l'article 1193 du Code civil, un contrat ne peut être modifié que du consentement mutuel des parties. Je n'ai pas consenti à cette substitution et ne la considère pas comme libératoire. Je vous demande le remboursement des [nombre] numéros restant dus à la date du 9 novembre 2023. • Option 3 — Défaut d'information sur la reconduction tacite : je n'ai reçu aucun courrier ni courrier électronique dédié m'informant de ma faculté de ne pas reconduire mon abonnement dans la fenêtre prévue à l'article L. 215-1 du Code de la consommation, soit au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction. Je mets donc fin au contrat sans frais à compter de la date de reconduction et sollicite le remboursement des avances effectuées depuis cette date, dans le délai de trente jours prévu par ce même article. • Option 4 — Absence d'information sur le droit de rétractation : mon abonnement a été souscrit à distance le [date] sans que l'information relative au droit de rétractation prévue à l'article L. 221-18 du Code de la consommation m'ait été fournie. En application de l'article L. 221-20 du même code, j'exerce mon droit de rétractation dans le délai prolongé et sollicite le remboursement intégral des sommes versées. • Option 5 — Décès du titulaire : en ma qualité d'ayant droit de [nom du titulaire], décédé(e) le [date], et sur production de l'acte de décès joint, je vous demande la clôture immédiate du dossier, l'arrêt de tout prélèvement et le remboursement au prorata des sommes prélevées depuis cette date. Je vous demande également de bien vouloir me communiquer, dans votre réponse : — la copie du mandat de prélèvement SEPA en vertu duquel vous prélevez mon compte, ainsi que votre identifiant créancier SEPA ; — la copie de l'avis d'information préalable à la reconduction que vous auriez adressé, avec sa date d'envoi ; — le décompte détaillé des numéros servis et des numéros restant dus. À défaut de réponse satisfaisante sous quinze jours à compter de la première présentation de la présente, je saisirai le médiateur de la consommation dont vous devez indiquer les coordonnées dans vos conditions générales conformément à l'article L. 616-1 du Code de la consommation, et je signalerai la situation à la DGCCRF via la plateforme SignalConso. Pièces jointes : copie du relevé bancaire faisant apparaître les prélèvements — copie du bulletin d'abonnement ou de l'e-mail de confirmation — [le cas échéant : acte de décès, justificatif complémentaire]. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées. Fait à [Ville], le [Date] [Signature manuscrite]

✅ La demande de communication du mandat SEPA et de l'avis de reconduction est ce qui distingue un courrier efficace d'un courrier de principe. Elle place la charge de la preuve du bon côté et rend une réponse évasive beaucoup plus difficile à soutenir.

10. Recours si vous n'obtenez pas satisfaction

Si votre courrier reste sans réponse ou reçoit une réponse de pure forme, l'escalade est balisée et ne coûte rien.

  • Médiateur de la consommation. L'article L. 616-1 du Code de la consommation impose au professionnel de communiquer au consommateur les coordonnées du ou des médiateurs de la consommation dont il relève, en les inscrivant notamment dans ses conditions générales. Si vous ne trouvez ce nom nulle part dans vos documents contractuels ni sur le site de l'éditeur, c'est en soi un manquement : mentionnez-le explicitement, il pèse dans la balance.
  • SignalConso / DGCCRF. Le signalement sur signal.conso.gouv.fr est gratuit et transmis au professionnel. Il est particulièrement adapté aux prélèvements poursuivis après l'arrêt d'un service et aux substitutions d'abonnement non consenties, qui relèvent des pratiques commerciales.
  • Votre banque, dans les bons délais. Rappelez-vous du partage : huit semaines pour le remboursement d'un prélèvement autorisé (L. 133-25 du Code monétaire et financier), treize mois pour contester une opération non autorisée (L. 133-24). Ne laissez pas filer la fenêtre des huit semaines en attendant une réponse de l'éditeur.
  • Association de consommateurs. UFC-Que Choisir, CLCV ou une association locale agréée peuvent adresser un courrier sur papier à en-tête, souvent décisif sur des dossiers de petits montants où l'éditeur préfère régler que discuter.
  • Juridiction de proximité. En dernier ressort, le tribunal judiciaire connaît des litiges de consommation ; la procédure est allégée pour les petits montants. Réunissez d'abord vos preuves : relevés bancaires, bulletin, courriers recommandés et accusés de réception.

Ne laissez pas dormir le dossier : l'article L. 218-2 du Code de la consommation enferme dans un délai de deux ans l'action des professionnels pour les biens et services fournis aux consommateurs, et la prescription biennale structure plus largement le contentieux de consommation. Sur un titre dont le dernier numéro date du 9 novembre 2023, la chronologie compte : datez chaque prélèvement et chaque courrier.

Un mot enfin sur les plateformes de règlement en ligne des litiges : n'utilisez plus la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges de la Commission, qui a cessé de fonctionner le 20 juillet 2025. Les pages qui la recommandent encore ne sont plus à jour — passez par le médiateur national ou par SignalConso.

11. Les 7 erreurs à éviter absolument

Voici les erreurs les plus fréquentes qui font échouer une résiliation Management. Évitez-les soigneusement.

  • ❌ Chercher à « résilier un abonnement en cours » alors que le titre ne paraît plus. L'édition papier de Management s'est arrêtée avec le numéro du 9 novembre 2023. Un courrier de résiliation classique invite à une réponse dilatoire ; un courrier qui demande la cessation des prélèvements et le remboursement des numéros non servis, lui, appelle un décompte.

  • ❌ Utiliser une adresse de service abonnements trouvée sur un site de modèles de lettres. Ces adresses ne sont pas vérifiées et vieillissent très mal, en particulier après l'arrêt d'un titre. La seule adresse opposable est celle de votre bulletin, de votre avis d'échéance ou de votre mandat de prélèvement SEPA.

  • ❌ Compter en mois plutôt qu'en numéros. Management était un bimestriel selon sa fiche support ACPM : un abonnement annuel correspond à six parutions. Réclamer « six mois d'abonnement » au lieu de « trois numéros non servis » brouille le calcul et affaiblit la demande.

  • ❌ Recopier la formule « information entre 3 mois et 15 jours avant l'échéance ». L'article L. 215-1 du Code de la consommation prévoit une information au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction. Se tromper de fenêtre, c'est fragiliser tout le courrier.

  • ❌ Croire qu'un abonnement presse n'ouvre pas de droit de rétractation. L'article L. 221-28 exclut la vente au numéro mais réserve expressément les contrats d'abonnement. Et si l'information sur la rétractation n'a pas été fournie, l'article L. 221-20 prolonge le délai de douze mois.

  • ❌ Bloquer le prélèvement à la banque et considérer l'affaire close. Révoquer un mandat SEPA ne résilie rien : la créance subsiste et peut partir en recouvrement. Écrivez d'abord, révoquez ensuite, et surveillez la fenêtre de huit semaines de l'article L. 133-25 du Code monétaire et financier.

  • ❌ Accepter sans discuter un magazine de remplacement. La substitution d'un titre par un autre n'est pas libératoire sans votre consentement : l'article 1193 du Code civil exige l'accord mutuel des parties pour modifier un contrat.

⚖️ Loi DDADUE 2023 — Et la résiliation en 3 clics ?

La résiliation en trois clics de l'article L. 215-1-1 du Code de la consommation, applicable depuis le 1er juin 2023, suppose un contrat conclu par voie électronique — ou la possibilité offerte de conclure par voie électronique au jour de la résiliation. Elle est donc sans objet pour un abonnement papier au magazine Management, puisque l'édition imprimée du titre a cessé de paraître après le numéro du 9 novembre 2023 : il n'y a plus de contrat papier en cours à résilier en ligne. Le dispositif redevient pertinent dans un seul cas : si votre abonnement a été transformé en offre numérique ou multi-titres souscrite en ligne. Dans cette hypothèse, un parcours de résiliation électronique gratuit et facile d'accès doit exister, et son absence constitue un manquement signalable. Pour tous les autres cas — bulletin papier, souscription téléphonique, offre via un comité social et économique — la voie écrite recommandée reste la seule notification solidement opposable.

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« Ma banque m'a transmis la copie du mandat de prélèvement, et j'ai enfin su à quel nom écrire exactement. C'est le conseil qui m'a fait gagner le plus de temps dans tout ce dossier. »

★★★★★— Nadia B., Toulouse

Questions fréquentes sur la résiliation Management

Le magazine Management existe-t-il encore en 2026 ?

Pas en kiosque. Prisma Media a arrêté l'édition papier du titre : le dernier numéro est sorti le 9 novembre 2023, comme l'indiquait CB News le 24 octobre 2023 en confirmant une information de La Lettre, la décision devant être soumise au comité social et économique le 25 octobre. La marque a été annoncée comme se poursuivant en podcast et sur les réseaux sociaux, dans l'orbite éditoriale de Capital. Il n'y a donc plus d'abonnement papier courant à résilier : les démarches qui restent portent sur les prélèvements, les substitutions d'abonnement et les remboursements.

Management était-il un mensuel ou un bimestriel ?

Un bimestriel. La fiche du support Management sur acpm.fr le classe en presse magazine, famille « Économie et Juridique », avec une périodicité bimestrielle et le site management.fr. Les articles de presse professionnelle d'octobre 2023 le décrivent également comme un bimestriel. Cette précision n'est pas cosmétique : elle change le calcul du remboursement, puisqu'un abonnement annuel correspond à six parutions et non à douze.

Pourquoi ce guide ne donne-t-il pas d'adresse de résiliation ?

Parce qu'aucune adresse de service abonnements n'a pu être confirmée sur une source officielle de l'éditeur pour ce titre, dont le papier a cessé de paraître. Publier une adresse recopiée d'un site de modèles de lettres vous exposerait à envoyer un recommandé dans le vide. L'adresse opposable est celle qui figure sur votre bulletin d'abonnement, sur l'encart abonnement du magazine, sur votre avis d'échéance ou sur le mandat de prélèvement SEPA que votre banque peut vous communiquer.

Je reçois un autre magazine à la place de Management : suis-je obligé de l'accepter ?

Non, sauf si vous y avez consenti ou si les conditions générales acceptées à la souscription le prévoyaient. L'article 1193 du Code civil pose que les contrats ne peuvent être modifiés que du consentement mutuel des parties. Vous pouvez donc refuser la substitution par écrit et demander le remboursement des numéros restant dus à la date du 9 novembre 2023, en vous appuyant sur l'article 1217 du Code civil qui organise les suites de l'inexécution, dont la réduction du prix et la résolution.

Un abonnement à un magazine ouvre-t-il vraiment un droit de rétractation ?

Oui. C'est l'inverse de ce que l'on lit souvent. L'article L. 221-28 du Code de la consommation exclut du droit de rétractation la fourniture d'un journal, d'un périodique ou d'un magazine, mais il réserve expressément les contrats d'abonnement à ces publications. L'abonnement relève donc du droit commun de l'article L. 221-18 : quatorze jours, avec pour point de départ pratique la réception du premier numéro pour une publication papier.

Et si on ne m'a jamais informé de mon droit de rétractation ?

L'article L. 221-20 du Code de la consommation prolonge alors le délai de rétractation de douze mois. Et si le professionnel fournit l'information pendant cette prolongation, un nouveau délai de quatorze jours court à compter de ce jour. C'est le levier le plus puissant sur les abonnements souscrits par téléphone ou par bulletin papier sans bordereau de rétractation : vérifiez votre e-mail de confirmation et le verso de votre bulletin avant de conclure que le délai est passé.

Quelle est la vraie fenêtre légale d'information avant reconduction : 3 mois / 15 jours ou 3 mois / 1 mois ?

Trois mois au plus tôt, un mois au plus tard avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction. C'est ce que prévoit l'article L. 215-1 du Code de la consommation. La formule « entre trois mois et quinze jours », très répandue sur le web y compris dans la version précédente de ce guide, est inexacte. De même, à défaut d'information reçue, la loi n'ouvre pas une fenêtre de vingt jours : elle permet de mettre fin au contrat gratuitement à tout moment à compter de la date de reconduction.

Puis-je résilier en trois clics depuis un espace en ligne ?

Uniquement si votre contrat a été conclu par voie électronique, ou si le professionnel propose la conclusion par voie électronique au jour où vous résiliez. C'est le champ de l'article L. 215-1-1 du Code de la consommation, applicable depuis le 1er juin 2023. Un abonnement souscrit par bulletin papier détaché du magazine, lors d'un salon, par téléphone ou via un comité social et économique n'y ouvre pas mécaniquement droit. Pour un titre dont le papier a cessé, la question ne se pose en pratique que si votre abonnement a été transformé en offre numérique souscrite en ligne.

Je bloque le prélèvement à la banque : est-ce que ça suffit ?

Non, et c'est l'erreur la plus coûteuse. Révoquer un mandat SEPA coupe le canal de paiement mais ne met pas fin au contrat : la créance subsiste, avec relances puis recouvrement. Distinguez aussi deux mécanismes bancaires : l'article L. 133-25 du Code monétaire et financier permet de demander le remboursement d'un prélèvement pourtant autorisé dans les huit semaines suivant le débit, tandis que l'article L. 133-24 encadre la contestation d'une opération non autorisée ou mal exécutée dans un délai de treize mois. Écrivez d'abord, révoquez ensuite.

À qui écrire si je ne retrouve plus aucun document ?

Demandez d'abord à votre banque la copie du mandat de prélèvement SEPA : il porte la dénomination sociale exacte et l'adresse du créancier, ainsi que son identifiant créancier. À défaut, adressez votre mise en demeure à l'éditeur du titre, Prisma Media, SAS immatriculée sous le SIREN 318 826 187, dont le siège est au 13 rue Henri Barbusse, 92230 Gennevilliers — donnée publique vérifiable sur annuaire-entreprises.data.gouv.fr. Ce n'est pas un service abonnements, mais c'est la personne morale éditrice, valablement destinataire d'une mise en demeure.

✅ Ce qu'il faut retenir

  • 1Management ne paraît plus en papier : Prisma Media a arrêté l'édition imprimée, dernier numéro en kiosque le 9 novembre 2023 (CB News, 24 octobre 2023). Il n'y a plus d'abonnement papier courant à résilier.
  • 2Aucune adresse de service abonnements n'étant confirmée par une source officielle, retrouvez la vôtre sur le bulletin d'abonnement, l'encart abonnement du magazine, l'avis d'échéance, l'espace abonné ou le mandat de prélèvement SEPA que votre banque doit vous communiquer.
  • 3Si un autre titre vous est servi à la place, la substitution n'est pas libératoire sans votre accord : articles 1193 et 1217 du Code civil, et remboursement des numéros restant dus au 9 novembre 2023, comptés en parutions bimestrielles.
  • 4Deux textes trop souvent mal cités : l'article L. 215-1 du Code de la consommation impose l'information au plus tôt 3 mois et au plus tard 1 mois avant le terme, et l'article L. 221-20 prolonge de 12 mois le délai de rétractation quand l'information n'a pas été fournie.
  • 5Révoquer un mandat SEPA n'est jamais une résiliation : écrivez d'abord au créancier identifié, surveillez les 8 semaines de l'article L. 133-25 du Code monétaire et financier et les 13 mois de l'article L. 133-24, puis saisissez le médiateur visé à l'article L. 616-1 et SignalConso.
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