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Comment résilier un abonnement Phosphore (Bayard) ? Guide et modèle de lettre

Guide 2026 : la bonne adresse (attention au code postal recopié faux partout), la vraie règle de la loi Chatel, la résiliation depuis le compte du payeur, et un modèle de lettre prêt à envoyer

★★★★★4,9/5 sur 23 674 avis·Mis à jour le 16 août 2026·Par Équipe juridique LettreXpress
Résilier Phosphore — guide LettreXpress

1981, par Bayard

Créé en

BAYARD, SA à directoire et conseil de surveillance

Société éditrice

542 042 486, RCS Nanterre

SIREN / RCS

16 500 000 €

Capital social

15 boulevard Gabriel Péri, 92240 Malakoff (depuis le 10 mars 2025)

Siège social

TSA 80015, 93539 Aubervilliers Cedex (source : CGV Bayard Jeunesse)

Service clients abonnés

Mensuel (1981), bimensuel (2018), hebdomadaire 100 % numérique depuis janvier 2025

Périodicité

Numéro 590, daté du 15 janvier 2025

Fin de l’édition papier

27 803 exemplaires (ACPM, exercice 2017/2018)

Diffusion totale (dernier exercice papier documenté)

CMAP, 39 avenue F. D. Roosevelt, 75008 Paris

Médiateur de la consommation

💬 Un parent découvre qu’il paie toujours Phosphore alors que son fils est entré en études supérieures et ne lit plus rien. Il cherche l’adresse du service abonnements, tombe sur une demi-douzaine de pages qui recopient toutes le même bloc — avec un code postal en 95 pour une commune de Seine-Saint-Denis, ce qui n’a aucun sens — et sur une adresse de siège social à Montrouge qui n’est plus le siège depuis mars 2025. Entre-temps, l’édition papier du magazine s’est arrêtée en janvier 2025 et son abonnement a basculé sur une formule numérique qu’il ne connaît pas. Trois erreurs possibles avant même d’avoir écrit la première ligne. Ce guide remet chaque information à sa place, avec les sources, et vous donne la lettre à envoyer.

📦 Réponse rapide

Phosphore est édité par la société BAYARD (marque commerciale Bayard Jeunesse). Pour arrêter l’abonnement, deux voies existent selon la formule. Si l’abonnement est « à durée libre », c’est-à-dire prélevé mensuellement et sans terme fixe, les conditions générales de vente de Bayard Jeunesse prévoient une résiliation directement depuis le compte client du payeur, rubrique « Mes abonnements », avec prise en compte annoncée sous vingt-quatre heures. Si l’abonnement est « à durée fixe », réglé en une fois pour une durée déterminée, il s’arrête en principe à son terme. Dans tous les cas de doute, de refus ou de prélèvement de trop, notifiez par écrit — idéalement par lettre recommandée avec accusé de réception — au service clients, TSA 80015, 93539 Aubervilliers Cedex, en indiquant le numéro d’abonné et en vous opposant expressément à toute reconduction.

★★★★★4,9/5· 23 674 avis vérifiés

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« J’ai passé une soirée à comparer les adresses trouvées en ligne : une à Montrouge, une à Aubervilliers en 93, une autre en 95, et même une dans le Val-d’Oise pour les colis. Partir de l’adresse écrite dans les conditions générales de l’éditeur a réglé la question, et l’accusé de réception est revenu signé en huit jours. »

★★★★★— Sylvie R., Rennes

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📍 Adresse de résiliation

Phosphore — Bayard Jeunesse

Service Clients — TSA 80015

93539 Aubervilliers Cedex

Service Résiliation — Phosphore

1. Qui édite Phosphore, et à qui adresser sa résiliation ?

Première mise au point : « Bayard Jeunesse » n’est pas une société, c’est une marque commerciale. Vous ne trouverez aucune immatriculation à ce nom au registre du commerce. La personne morale avec laquelle vous avez contracté est la société BAYARD, société anonyme à directoire et conseil de surveillance au capital de 16 500 000 euros, immatriculée au RCS de Nanterre sous le numéro 542 042 486. C’est cette dénomination qu’il faut employer si votre lettre doit un jour servir de pièce dans un litige.

Deuxième mise au point : le siège social a déménagé. Les conditions générales de vente encore en ligne, comme la plupart des comparateurs de résiliation, mentionnent le 18 rue Barbès à Montrouge (92120). Or le conseil de surveillance a décidé, le 16 janvier 2025, du transfert du siège au 15 boulevard Gabriel Péri, 92240 Malakoff, avec effet au 10 mars 2025. Montrouge n’est plus qu’un établissement de la société. Une lettre envoyée à Montrouge finira sans doute par arriver, mais vous perdrez des jours — et parfois une échéance.

Ne confondez pas trois adresses différentes qui circulent pour Bayard. 1) Le siège social (Malakoff depuis mars 2025) : c’est l’adresse juridique de la société. 2) Le service clients Bayard Jeunesse (TSA 80015, 93539 Aubervilliers Cedex) : c’est là que part le courrier d’abonnement, et c’est celle à privilégier. 3) L’adresse de retour des produits (prestataire logistique STACI, à Saint-Ouen-l’Aumône, 95310) : elle ne sert qu’aux colis retournés, jamais à une résiliation. Beaucoup de sites les mélangent.

Phosphore, en quelques repères. Le magazine est né en 1981 chez Bayard, dix ans après Okapi, avec une promesse simple : accompagner les années lycée. Mensuel à sa création, il est devenu bimensuel en 2018. Il appartient à la même famille éditoriale que Pomme d’Api, Astrapi, J’aime lire et Okapi, chacun couvrant une tranche d’âge : Phosphore vise les grands adolescents et lycéens, une cible que Bayard Éducation annonce autour de 14-19 ans.

Le changement décisif de janvier 2025. L’édition papier de Phosphore s’est arrêtée avec le numéro 590, daté du 15 janvier 2025. Le titre est devenu hebdomadaire dans un format intégralement numérique. Cette bascule a une conséquence très concrète sur votre résiliation : si vous cherchez encore à « arrêter la livraison du magazine papier », l’interlocuteur ne comprendra pas votre demande. Ce que vous résiliez aujourd’hui, c’est un accès numérique, et il faut le dire dans ces termes.

ÉlémentDonnée vérifiéeSource
Société éditriceBAYARD, SA à directoire et conseil de surveillanceCGV Bayard Jeunesse
SIREN / RCS542 042 486, RCS NanterreCGV + annuaire des entreprises
Siège social actuel15 boulevard Gabriel Péri, 92240 MalakoffAnnuaire des entreprises (effet 10 mars 2025)
Ancien siège18 rue Barbès, 92120 MontrougeCGV (version antérieure au transfert)
Service clients abonnésTSA 80015, 93539 Aubervilliers CedexCGV Bayard Jeunesse (mentionné 4 fois)
Médiateur de la consommationCMAP, 39 avenue F. D. Roosevelt, 75008 ParisCGV, article 10.2

2. Durée libre ou durée fixe : la distinction qui change tout

Les conditions générales de vente de Bayard Jeunesse posent une distinction que presque personne ne connaît, alors qu’elle détermine entièrement la façon de résilier. Repérez d’abord dans quelle case vous êtes.

  • Abonnement à durée libre — souscrit pour une durée indéterminée, avec prélèvement mensuel. Les CGV prévoient expressément une « faculté de résiliation à tout moment ». C’est aujourd’hui la formule la plus fréquente sur les offres numériques.
  • Abonnement à durée fixe — souscrit pour une durée déterminée, payé en une seule fois au moment de la commande. Les CGV indiquent qu’il est « valable pour l’ensemble de la durée souscrite » et que, sans action de votre part, il « se terminera à la date indiquée ». Autrement dit : pas de reconduction automatique annoncée dans ce cadre contractuel.
  • Offre d’essai numérique avec premier mois gratuit — régime particulier, détaillé plus bas : pas de droit de rétractation de quatorze jours, mais une possibilité d’arrêt sans motif pendant les trente jours d’essai, à exercer au plus tard le dernier jour de l’essai.

Comment savoir dans quelle formule vous êtes, en trente secondes ? Regardez votre relevé bancaire. Un prélèvement modeste qui revient chaque mois, toujours le même montant : vous êtes en durée libre. Un débit unique, plus important, une fois par an ou par semestre : vous êtes en durée fixe. Cette seule observation vous dit quelle procédure suivre.

Ce que disent les CGV pour la durée libre. Il faut se connecter au compte client du payeur de l’abonnement — pas celui du lecteur, pas celui d’un autre parent —, ouvrir la rubrique « Mes abonnements », et cliquer sur le lien « Résilier ». Les CGV annoncent une prise en compte de l’annulation « dans un délai de 24 h ». Faites une capture d’écran de la confirmation : c’est votre seule trace, et elle vit sur un serveur qui ne vous appartient pas.

Ce que disent les CGV pour la durée fixe. Vérifiez l’échéance affichée sur votre compte client. Si vous n’avez rien à payer au-delà de cette date, il n’y a en principe rien à résilier. Le point de vigilance porte plutôt sur les offres promotionnelles à bascule : une formule de découverte à tarif réduit qui se transforme, à une date précise, en abonnement plein tarif prélevé mensuellement. C’est la date de bascule, et non la date de souscription, qui déclenche le vrai engagement financier.

Le cas de la hausse de tarif. Les CGV prévoient que pour un abonnement à durée libre, Bayard doit vous adresser un courrier vous informant de l’augmentation et de sa date d’application, et que votre opposition expresse à l’augmentation entraîne la résiliation sans indemnité. C’est un droit de sortie souvent oublié : si vous recevez un avis de hausse et que le prix ne vous convient pas, il suffit de le dire par écrit.

Faire échouer un prélèvement n’est jamais une résiliation. Changer de carte bancaire, laisser le compte à découvert ou faire opposition auprès de la banque ne met pas fin au contrat : la dette continue de courir, les relances arrivent, et le dossier peut finir chez une société de recouvrement. La seule sortie propre est une notification, en ligne ou par écrit, dont vous gardez la preuve.

3. Loi Chatel : la vraie règle de l’article L. 215-1, pas celle qu’on recopie

Dès qu’un abonnement comporte une clause de reconduction tacite, l’article L. 215-1 du Code de la consommation s’applique. C’est le point le plus mal restitué du web francophone, et les erreurs qui circulent peuvent vous faire renoncer à un droit très favorable.

Le professionnel informe le consommateur par écrit — lettre nommément adressée ou courrier électronique dédié — au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction, de la possibilité de ne pas reconduire le contrat. Si cette information ne lui a pas été adressée dans ces conditions, le consommateur peut mettre un terme au contrat gratuitement, à tout moment à compter de la date de reconduction.

Les trois affirmations fausses qu’il faut cesser de recopier :

  • ❌ « L’éditeur doit vous prévenir entre 3 mois et 15 jours avant l’échéance. » Faux. La fenêtre légale est de trois mois au plus tôt et un mois au plus tard avant le terme de la période permettant de rejeter la reconduction.
  • ❌ « Vous disposez de 20 jours après l’avis tardif pour résilier. » Faux pour un abonnement presse. Ce délai de vingt jours, qui court à compter de la date d’envoi de l’avis, relève de l’article L. 113-15-1 du Code des assurances et ne concerne que les contrats d’assurance. Le transposer à la presse revient à s’imposer un couperet qui n’existe pas.
  • ✅ La sanction réelle est ouverte, pas fermée : à défaut d’information dans les délais, vous résiliez gratuitement, à tout moment, à compter de la reconduction, et les sommes versées depuis cette date vous sont restituées — avec intérêts au taux légal en cas de retard de remboursement.

Qui doit prouver quoi ? Pas vous. C’est au professionnel de démontrer qu’il a bien adressé l’information dans les formes et les délais. Vous n’avez donc rien à produire : une phrase suffit, « je n’ai reçu aucune information préalable au sens de l’article L. 215-1 du Code de la consommation ». Ne vous laissez pas renvoyer à une preuve impossible.

SituationFondementCe que vous pouvez obtenir
Avis reçu dans la fenêtre légale (3 mois à 1 mois avant)L. 215-1Non-reconduction si vous répondez avant la date limite indiquée
Avis reçu trop tard, ou jamais reçuL. 215-1Résiliation gratuite à tout moment à compter de la reconduction
Sommes prélevées après la reconduction contestéeL. 215-1Restitution des sommes, intérêts au taux légal en cas de retard
Abonnement conclu en ligneL. 215-1-1Résiliation en quelques clics depuis l’espace abonné
Hausse de tarif sur un abonnement à durée libreCGV Bayard JeunesseRésiliation sans indemnité par opposition expresse à l’augmentation

Précision honnête sur Phosphore. Les CGV de Bayard Jeunesse ne décrivent pas d’abonnement à durée fixe qui se reconduirait tacitement : elles annoncent au contraire un arrêt au terme, sans action de votre part. La loi Chatel reste néanmoins votre filet de sécurité si, dans les faits, un renouvellement automatique est intervenu — cas que l’on rencontre notamment sur d’anciennes formules papier ou sur des offres souscrites par bulletin. Si vous êtes prélevé pour une nouvelle période que vous n’avez pas commandée, invoquez l’article L. 215-1 sans hésiter.

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4. Résiliation en ligne : l’article L. 215-1-1 et le compte du payeur

Depuis le 1er juin 2023, l’article L. 215-1-1 du Code de la consommation, issu de la loi dite DDADUE, impose une règle simple : lorsqu’un contrat a été conclu par voie électronique, le professionnel doit permettre d’y mettre fin également par voie électronique, au moyen d’une fonctionnalité gratuite, permanente, directe et facile d’accès.

Bayard Jeunesse décrit ce parcours dans ses propres conditions générales pour les abonnements à durée libre. Voici la marche à suivre.

  • Étape 1 — Connectez-vous au compte client du payeur de l’abonnement. C’est la condition la plus souvent bloquante : si l’abonnement a été souscrit par un grand-parent, c’est son compte, pas le vôtre.
  • Étape 2 — Ouvrez la rubrique « Mes abonnements », qui liste tous les abonnements en cours rattachés à ce compte.
  • Étape 3 — Cliquez sur le lien « Résilier » en face de la ligne Phosphore. Attention à ne pas résilier l’abonnement d’un autre titre de la maison si plusieurs magazines coexistent sur le même compte.
  • Étape 4 — Attendez la confirmation. Les CGV annoncent une prise en compte sous vingt-quatre heures. Capturez l’écran et conservez tout email de confirmation : c’est votre unique preuve.

Le droit à la résiliation en ligne ne couvre que les contrats conclus par voie électronique. Un abonnement souscrit par coupon-réponse papier glissé dans un magazine, par téléphone, lors d’un salon du livre jeunesse, via l’établissement scolaire ou via un comité social et économique n’entre pas dans le champ de l’article L. 215-1-1. Pour ceux-là, la notification écrite reste la voie de référence.

Abonnement numérique souscrit dans un store. Si l’accès a été souscrit depuis une application, via l’App Store d’Apple ou Google Play, la facturation et le renouvellement sont gérés par le store, pas par l’éditeur. La résiliation doit alors être faite dans le store : réglages du compte, gestion des abonnements, désactiver le renouvellement automatique. Écrire à Bayard dans ce cas ne produira aucun effet sur le prélèvement, et c’est une source classique de perte de temps.

Et si le bouton n’existe pas, ou ne fonctionne pas ? N’insistez pas plus de quelques minutes. Faites une capture d’écran horodatée du parcours bloqué, puis basculez immédiatement sur la lettre recommandée. Le manquement à l’article L. 215-1-1 est sanctionné, mais il ne suspend pas votre échéance : c’est la date de votre notification écrite qui compte. La capture servira ensuite d’élément de contexte auprès du médiateur ou via SignalConso.

Pourquoi doubler d’une lettre recommandée ? Parce qu’un clic ne laisse de trace que chez celui qui héberge le serveur. Tant que rien n’est contesté, l’email de confirmation suffit. Le jour où un prélèvement passe malgré tout, l’accusé de réception de La Poste est le seul document daté détenu par un tiers indépendant de l’éditeur.

5. Abonnement récent : rétractation de 14 jours et essai gratuit de 30 jours

Si votre abonnement est tout frais, ne parlez pas de résiliation : parlez de rétractation. C’est plus rapide, sans motif à donner, et sans pénalité.

L’article L. 221-18 du Code de la consommation ouvre un délai de quatorze jours pour se rétracter d’un contrat conclu à distance ou hors établissement. On lit souvent que la presse en serait exclue : c’est une confusion. L’article L. 221-28 exclut bien la fourniture de journaux, périodiques et magazines — mais cette exclusion ne vise pas les contrats d’abonnement. Acheter un numéro isolé n’est pas rétractable ; s’abonner l’est.

Les CGV de Bayard Jeunesse le confirment noir sur blanc : pour les abonnements aux journaux périodiques ou magazines, « vous bénéficiez du droit de rétractation » en application de l’article L. 221-18 du Code de la consommation. Aucun service clients ne peut vous répondre le contraire — et si on vous le répond, citez l’article de leurs propres conditions générales.

Le point de départ des quatorze jours. Les CGV distinguent selon la nature de la commande : pour un abonnement à une publication physique, le délai court à compter de la réception du premier numéro ; pour une offre numérique, il court à compter de la conclusion du contrat. Phosphore étant désormais diffusé en numérique, c’est la seconde règle qui s’applique en pratique aux nouvelles souscriptions.

Le régime particulier de l’essai gratuit. C’est le piège le plus fréquent, et il est écrit dans les CGV : pour une offre d’abonnement mensuel assortie d’un mois d’essai gratuit, il n’y a pas de droit de rétractation de quatorze jours. En contrepartie, vous pouvez mettre fin à l’abonnement sans motif et sans pénalité pendant les trente jours calendaires de l’essai, à condition de contacter le service client au plus tard le jour de la fin de la période d’essai.

L’exemple donné par les CGV elles-mêmes est sans ambiguïté : pour une souscription le 1er janvier, la résiliation doit intervenir avant le 30 janvier. À défaut, la résiliation ne prend effet qu’au 1er mars, au terme d’un mois d’abonnement facturé. Autrement dit, un jour de retard coûte un mois. Posez un rappel dans votre téléphone le jour même de la souscription.

Comment se rétracter proprement. Une déclaration dénuée d’ambiguïté, envoyée avant l’expiration du délai. Les CGV proposent un formulaire type, mais son usage n’est pas obligatoire. Un email peut suffire juridiquement ; la lettre recommandée reste préférable car elle date l’envoi de manière incontestable. Bayard doit vous adresser un accusé de réception de la rétractation par courriel, et le remboursement intervient au plus tard dans les quatorze jours suivant la réception de votre décision.

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6. À quelle adresse écrire ? Et pourquoi le code postal est faux presque partout

C’est la question qui fait perdre le plus de temps, et le sujet sur lequel le web est le plus fautif. Prenons-le dans l’ordre.

L’adresse officielle du service clients Bayard Jeunesse, telle qu’elle figure quatre fois dans les conditions générales de vente de l’éditeur — transfert des risques, défaut de livraison, exercice du droit de rétractation, service clientèle — est la suivante :

Phosphore Bayard Jeunesse — Service Clients TSA 80015 93539 Aubervilliers Cedex

La divergence à connaître. Certains bulletins d’abonnement papier et de nombreux comparateurs écrivent « TSA 80015 – 95539 Aubervilliers Cedex ». Or Aubervilliers est une commune de Seine-Saint-Denis, département 93 : un code postal commençant par 95 y est anormal, 95 correspondant au Val-d’Oise. Les conditions générales de vente officielles de l’éditeur écrivent bien 93539, à quatre reprises. Nous retenons donc 93539. Si votre facture ou votre échéancier porte une autre mention, faites primer le document que vous avez reçu — c’est lui qui vous est opposable — et, en cas de doute réel, envoyez au siège social de la société BAYARD, 15 boulevard Gabriel Péri, 92240 Malakoff : une notification adressée au siège social d’une société est juridiquement valable.

La méthode fiable, dans l’ordre de priorité :

  • 1. Votre facture, votre échéancier ou votre email de confirmation. C’est la source la plus sûre, parce qu’elle correspond à la campagne d’abonnement dans laquelle vous êtes réellement inscrit.
  • 2. Les conditions générales de vente acceptées lors de la souscription, qui mentionnent l’adresse du service clients et les coordonnées du médiateur.
  • 3. Le siège social de la société éditrice, 15 boulevard Gabriel Péri, 92240 Malakoff, en solution de repli sans risque.
  • 4. Jamais l’adresse du prestataire logistique. Celle de STACI, à Saint-Ouen-l’Aumône (95310), sert exclusivement au retour de produits en cas de rétractation sur un colis. Une lettre de résiliation envoyée là-bas ne sera pas traitée.

Les autres canaux mentionnés par l’éditeur. Les conditions générales citent un email de service clients, `sc.bayardjeunesse@bayard-presse.com`, un formulaire de contact sur le site, et deux numéros de téléphone différents selon les articles du même document — signe que ces coordonnées bougent. Vérifiez donc systématiquement le numéro affiché sur la page « Nous contacter » du site au moment où vous appelez, plutôt que de recopier un numéro trouvé sur un forum.

Abonnement souscrit via un tiers. Si l’abonnement passe par une plateforme multi-magazines, une offre de comité social et économique, un établissement scolaire ou une offre couplée, l’interlocuteur contractuel n’est pas forcément Bayard. Regardez le libellé du bénéficiaire du prélèvement sur votre relevé bancaire : ce libellé désigne votre véritable cocontractant, et c’est à lui qu’il faut écrire.

7. Presse ado : qui peut résilier, et les situations propres aux familles

C’est la spécificité de la presse jeunesse, et la source de la moitié des blocages : le lecteur et l’abonné ne sont presque jamais la même personne. Le contrat lie l’éditeur au souscripteur qui paie, pas à l’adolescent qui reçoit le magazine.

Vous êtes le parent souscripteur. Vous êtes seul partie au contrat. C’est votre compte client, votre mandat de prélèvement, votre signature. Vous résiliez sans avoir à justifier quoi que ce soit sur l’usage réel du magazine, et sans avoir besoin de l’accord de votre enfant.

L’abonnement a été offert par un grand-parent, un parrain, un ami. Situation extrêmement fréquente sur Phosphore, souvent offert à l’entrée au lycée. Le destinataire — l’adolescent, ou le parent chez qui le magazine arrive — n’est pas partie au contrat et ne peut donc pas le résilier. Il peut seulement demander l’arrêt des livraisons ou de l’accès à son adresse. La résiliation, elle, doit être demandée par celui dont le compte est débité. Le réflexe utile : appeler la personne qui offre, plutôt que d’écrire une lettre qui restera sans effet.

Votre adolescent grandit ? Ne résiliez pas, changez de formule. Passer d’Okapi à Phosphore, ou de Phosphore à un titre d’actualité adulte, est une modification du contrat et non une rupture. Formulée ainsi, la demande préserve votre antériorité et vous évite de repartir sur une souscription neuve, souvent à un tarif moins avantageux. Écrivez « demande de changement de formule », jamais « résiliation », sous peine de tout voir coupé.

Abonnement souscrit par l’établissement scolaire, un CDI ou un comité social et économique. Le cocontractant n’est alors pas forcément l’éditeur : ce peut être le CSE, une centrale d’achat ou un intermédiaire d’abonnement. Là encore, le relevé bancaire tranche. Si aucun prélèvement n’apparaît à votre nom, c’est que vous n’êtes pas l’abonné : adressez-vous à l’organisme qui a souscrit.

Contrat conclu par un mineur. Restons prudents et généraux : en droit français, le mineur non émancipé n’a pas la pleine capacité juridique pour s’engager, sous réserve des actes courants admis par l’usage. Si un abonnement a été souscrit par votre adolescent sans votre accord, signalez-le par écrit au service clients en demandant l’annulation et le remboursement, en précisant la date de naissance et en joignant un justificatif. En cas de refus, le médiateur de la consommation est la voie appropriée avant toute action judiciaire.

Départ du domicile, déménagement, études à l’étranger. Un simple changement d’adresse ne justifie pas une résiliation anticipée : signalez la nouvelle adresse, la livraison suit. Depuis la bascule au tout numérique, l’argument de la livraison impossible perd d’ailleurs sa portée pour Phosphore — un accès en ligne reste consultable partout. En revanche, si votre enfant a quitté le lycée et n’ouvre plus l’application, la résiliation en durée libre est possible à tout moment : nul besoin de motif.

Décès du souscripteur. Les ayants droit peuvent obtenir la résiliation immédiate sur production de l’acte de décès, ainsi que le remboursement de la fraction d’abonnement non servie. Joignez la copie de l’acte, le numéro d’abonné, et précisez l’adresse à laquelle adresser le remboursement.

8. Modèle de lettre de résiliation Phosphore (texte intégral)

Voici un modèle prêt à personnaliser. Adaptez les passages entre crochets et ne conservez qu’une seule des options numérotées — celle qui correspond à votre situation. Joignez systématiquement le justificatif s’il en existe un.

[Vos nom et prénom] [Votre adresse complète] [Code postal et ville] [Email et téléphone] [Numéro d’abonné : ...] Phosphore — Bayard Jeunesse Service Clients TSA 80015 93539 Aubervilliers Cedex Lettre recommandée avec accusé de réception Objet : Résiliation de mon abonnement Phosphore n°[numéro d’abonné] Madame, Monsieur, Je suis titulaire, en qualité de souscripteur et de payeur, de l’abonnement n°[numéro d’abonné] au magazine Phosphore, formule [durée libre avec prélèvement mensuel / durée fixe / offre d’essai], souscrit le [date de souscription], au bénéfice de [nom du lecteur]. Par la présente, je vous notifie ma décision d’y mettre fin et je m’oppose expressément à toute reconduction tacite du contrat. [Choisissez UNE seule des options ci-dessous] • Option 1 — Abonnement à durée libre, résiliation à tout moment : Mon abonnement étant souscrit pour une durée indéterminée avec prélèvement mensuel, j’exerce la faculté de résiliation à tout moment prévue par vos conditions générales de vente. Je vous remercie de cesser tout prélèvement et tout accès facturé à compter de la fin de la période mensuelle en cours. • Option 2 — Absence d’information préalable (article L. 215-1 du Code de la consommation) : Je n’ai reçu aucune information écrite m’indiquant la possibilité de ne pas reconduire mon abonnement, dans le délai légal courant au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction. En application de l’article L. 215-1 du Code de la consommation, je mets donc fin gratuitement à mon abonnement, à effet immédiat, et je sollicite la restitution de l’intégralité des sommes versées depuis la date de reconduction du [date]. • Option 3 — Rétractation dans les quatorze jours (article L. 221-18 du Code de la consommation) : Mon abonnement ayant été souscrit à distance le [date], j’exerce mon droit de rétractation dans le délai de quatorze jours prévu à l’article L. 221-18 du Code de la consommation, vos propres conditions générales de vente reconnaissant expressément ce droit pour les abonnements aux journaux périodiques et magazines. Je vous prie de procéder au remboursement dans le délai légal de quatorze jours. • Option 4 — Fin de période d’essai gratuite : J’ai souscrit le [date] une offre d’abonnement mensuel assortie d’un mois d’essai gratuit. Conformément à vos conditions générales de vente, je vous notifie ma décision d’y mettre fin avant le terme de la période d’essai, soit avant le [date de fin d’essai], sans motif et sans pénalité. Aucun prélèvement ne devra donc intervenir. • Option 5 — Opposition à une augmentation de tarif : J’ai reçu le [date] un courrier m’informant d’une augmentation du prix de mon abonnement à compter du [date d’application]. Je m’oppose expressément à cette augmentation. Conformément à vos conditions générales de vente, cette opposition entraîne la résiliation de mon abonnement sans indemnité, ce que je vous demande de constater. • Option 6 — Impossibilité de résilier en ligne (article L. 215-1-1 du Code de la consommation) : Mon abonnement ayant été conclu par voie électronique, j’ai tenté d’y mettre fin depuis la rubrique « Mes abonnements » de mon compte client, sans succès, la fonctionnalité de résiliation prévue à l’article L. 215-1-1 du Code de la consommation étant indisponible. Je vous notifie donc ma résiliation par la présente et vous prie d’en retenir la date de première présentation. Je vous remercie de bien vouloir m’adresser une confirmation écrite précisant la date d’effet de la résiliation, l’arrêt des prélèvements et, le cas échéant, le décompte de remboursement. Je vous informe par ailleurs que je révoque, à compter de la date d’effet de la résiliation, toute autorisation de prélèvement automatique consentie à votre profit. Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. Fait à [Ville], le [Date] [Signature]

Deux phrases font toute la différence dans une lettre de résiliation presse : l’opposition expresse à la reconduction tacite, et la révocation de l’autorisation de prélèvement. La première ferme le contrat, la seconde ferme le robinet. N’en omettez aucune. Ajoutez, en presse jeunesse, une troisième précision qui débloque beaucoup de dossiers : indiquez que vous écrivez en qualité de souscripteur et de payeur, et nommez le lecteur destinataire.

9. Après l’envoi : preuves, délais, remboursement et recours

La loi n’impose pas toujours le recommandé, mais la preuve, elle, s’impose toujours. En cas de litige, une seule question comptera : à quelle date l’éditeur a-t-il été informé ?

OptionCoût indicatifPreuve obtenueLimite
Résiliation depuis le compte clientGratuitConfirmation à l’écran, éventuel emailTrace hébergée par l’éditeur seul
Email au service clientsGratuitAccusé de lecture non garantiContestable si la réception est niée
LRAR déposée au bureau de PosteEnviron 6 à 8 €Preuve de dépôt + avis de réception papierDéplacement, horaires, rédaction à votre charge
LettreXpress19,90 €LRAR papier + preuve de dépôt + AR scanné + suiviPlus cher qu’un envoi seul

Le calendrier après l’envoi. Acheminement et première présentation sous un à trois jours ouvrés — c’est la date de première présentation qui fait foi, pas celle de votre signature. Retour de l’avis de réception sous une dizaine de jours. Confirmation écrite du service clients sous deux à trois semaines. Pour un abonnement numérique, l’accès peut rester ouvert jusqu’à la fin de la période déjà payée : ce n’est pas un refus de résiliation.

Un prélèvement passe après la date d’effet ? Agissez sur trois fronts en parallèle. Un : demandez à votre banque le remboursement du prélèvement SEPA — pour un prélèvement autorisé, l’article L. 133-25 du Code monétaire et financier vous ouvre huit semaines à compter du débit pour l’obtenir sans avoir à vous justifier ; si le prélèvement n’était pas autorisé, l’article L. 133-24 porte le délai à treize mois. Deux : envoyez une mise en demeure recommandée avec copie de l’accusé de réception. Trois : révoquez le mandat de prélèvement auprès de votre banque pour l’avenir.

Les recours, dans l’ordre et gratuits jusqu’au dernier étage :

  • 1. Mise en demeure écrite — une seconde LRAR rappelant la première, exigeant l’arrêt des prélèvements et le remboursement sous quinze jours, avec le mot « mise en demeure » explicitement écrit.
  • 2. Remboursement SEPA auprès de votre banque — sans justification dans les huit semaines suivant le débit pour un prélèvement autorisé.
  • 3. Médiateur de la consommation — les conditions générales de Bayard Jeunesse désignent le Centre de Médiation et d’Arbitrage de Paris (CMAP), 39 avenue F. D. Roosevelt, 75008 Paris, joignable à `consommation@cmap.fr`. La saisine est gratuite pour le consommateur et suppose une réclamation écrite préalable restée sans réponse satisfaisante.
  • 4. SignalConso / DGCCRF — sur signal.conso.gouv.fr, pour signaler l’absence d’information Chatel, l’absence de fonctionnalité de résiliation en ligne ou des prélèvements après résiliation. Cela ne règle pas votre cas individuel, mais déclenche des contrôles.
  • 5. Tribunal judiciaire — en dernier recours, après tentative de résolution amiable. Un dossier de cinq pièces suffit généralement.

Prescription : deux règles à ne pas confondre. L’article L. 218-2 du Code de la consommation prévoit que l’action des professionnels, pour les biens et services fournis aux consommateurs, se prescrit par deux ans — passé ce délai, l’éditeur ne peut plus vous réclamer d’arriérés d’abonnement en justice, y compris via une société de recouvrement. En sens inverse, votre propre action relève en principe de la prescription de droit commun de cinq ans de l’article 2224 du Code civil. Ne renoncez donc pas à réclamer un remboursement au motif que « ça fait plus de deux ans ».

Un mot sur le recouvrement. Si vous cessez de payer sans avoir résilié, la créance peut être confiée à une société de recouvrement. Contestez alors par écrit, joignez la preuve de votre résiliation et exigez la justification du fondement de la demande. Une société de recouvrement ne dispose d’aucun pouvoir de contrainte : elle ne peut ni saisir, ni inscrire un incident sans titre exécutoire.

10. Les 7 erreurs à éviter absolument

Voici les erreurs les plus fréquentes qui font échouer une résiliation Phosphore. Évitez-les soigneusement.

  • ❌ Écrire à « Bayard Jeunesse » comme s’il s’agissait d’une société. C’est une marque commerciale. La personne morale est la société BAYARD, RCS Nanterre 542 042 486. Sans cette précision, votre lettre reste valable comme notification, mais elle perd de sa force si le dossier finit devant un médiateur ou un juge.

  • ❌ Recopier « 95539 Aubervilliers Cedex ». Aubervilliers est en Seine-Saint-Denis : le code postal correct est 93539, écrit quatre fois dans les conditions générales officielles de l’éditeur. Le 95 correspond au Val-d’Oise, et cette coquille circule de comparateur en comparateur depuis des années.

  • ❌ Envoyer la lettre à l’adresse de Saint-Ouen-l’Aumône (95310). C’est l’adresse du prestataire logistique STACI, réservée aux retours de produits en cas de rétractation sur un colis. Une résiliation envoyée là-bas ne sera jamais traitée par le service abonnés.

  • ❌ Tenter de résilier depuis le compte du lecteur ou d’un autre parent. Les conditions générales sont explicites : la résiliation en ligne se fait depuis le compte client du payeur de l’abonnement. Un abonnement offert par un grand-parent ne peut être résilié que par lui.

  • ❌ Laisser filer la période d’essai gratuite d’un jour. Les CGV donnent l’exemple : une souscription le 1er janvier doit être résiliée avant le 30 janvier, sinon l’arrêt ne prend effet qu’au 1er mars, après un mois facturé. Posez un rappel le jour même de la souscription.

  • ❌ Croire à la règle « 3 mois à 15 jours » ou à la « fenêtre de 20 jours ». L’article L. 215-1 du Code de la consommation fixe une information due au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme, et la sanction en cas de défaut est une résiliation gratuite à tout moment à compter de la reconduction. Les vingt jours relèvent du Code des assurances.

  • ❌ Faire opposition au prélèvement en croyant que cela résilie. Le contrat reste vivant, la dette court, les relances arrivent. Et si vous attendez plus de huit semaines après le débit, vous perdez le droit au remboursement SEPA sans justification prévu par l’article L. 133-25 du Code monétaire et financier.

⚖️ Loi DDADUE 2023 — Et la résiliation en 3 clics ?

L’article L. 215-1-1 du Code de la consommation, issu de la loi dite DDADUE et applicable depuis le 1er juin 2023, impose au professionnel de permettre la résiliation en ligne, par une fonctionnalité gratuite, permanente, directe et facile d’accès, lorsque le contrat a été conclu par voie électronique. Un abonnement Phosphore souscrit sur le site de Bayard Jeunesse entre pleinement dans ce champ : les conditions générales de vente décrivent d’ailleurs elles-mêmes le parcours, depuis le compte client du payeur, rubrique « Mes abonnements », lien « Résilier », avec une prise en compte annoncée sous vingt-quatre heures. En revanche, un abonnement souscrit par coupon-réponse papier, par téléphone, lors d’un salon, via un établissement scolaire ou via un comité social et économique n’est pas couvert par ce texte : la notification écrite reste alors la voie de référence. Cas particulier à ne pas oublier : si l’accès numérique a été souscrit depuis une application via l’App Store ou Google Play, la résiliation doit se faire dans le store, l’éditeur n’ayant pas la main sur le renouvellement. Dans tous les cas, la lettre recommandée avec accusé de réception reste conseillée en doublon dès qu’un litige de prélèvement est en jeu, car elle produit une preuve datée détenue par un tiers indépendant.

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« L’abonnement avait été offert par ma mère à son petit-fils. J’ai écrit trois fois sans résultat, et pour cause : je n’étais pas le payeur, donc pas l’abonné. Une fois la demande faite depuis son compte à elle, l’arrêt a été effectif dès le lendemain. »

★★★★★— Karim B., Toulouse

Questions fréquentes sur la résiliation Phosphore

Qui édite Phosphore et à quelle société dois-je adresser ma résiliation ?

Phosphore est édité par la société BAYARD, société anonyme à directoire et conseil de surveillance au capital de 16 500 000 euros, immatriculée au RCS de Nanterre sous le numéro 542 042 486. « Bayard Jeunesse » est une marque commerciale de cette société, pas une personne morale distincte : vous ne trouverez aucune immatriculation à ce nom. Adressez votre courrier au service clients Bayard Jeunesse, TSA 80015, 93539 Aubervilliers Cedex. En solution de repli, une notification envoyée au siège social de la société BAYARD, 15 boulevard Gabriel Péri, 92240 Malakoff, est juridiquement valable.

Le siège de Bayard est-il toujours à Montrouge ?

Non. De nombreux documents, dont les conditions générales de vente encore en ligne, mentionnent le 18 rue Barbès, 92120 Montrouge. Le conseil de surveillance a toutefois décidé, le 16 janvier 2025, du transfert du siège social au 15 boulevard Gabriel Péri, 92240 Malakoff, avec effet au 10 mars 2025. Montrouge n’est plus qu’un établissement de la société. Pour un courrier d’abonnement, privilégiez de toute façon l’adresse du service clients à Aubervilliers, qui est celle réellement dédiée au traitement des abonnés.

Le code postal du service abonnements est-il 93539 ou 95539 ?

C’est 93539. Aubervilliers est une commune de Seine-Saint-Denis, département 93 : un code postal commençant par 95 y serait anormal, le 95 correspondant au Val-d’Oise. Les conditions générales de vente officielles de Bayard Jeunesse écrivent « TSA 80015 – 93539 AUBERVILLIERS CEDEX » à quatre reprises, dans quatre articles différents. La mention « 95539 » que l’on trouve sur certains bulletins d’abonnement et sur plusieurs comparateurs est très probablement une coquille propagée de site en site. Si le document que vous avez personnellement reçu porte une autre mention, faites-le primer et, en cas de doute, écrivez au siège social.

Phosphore est-il encore un magazine papier ?

Non. L’édition papier de Phosphore s’est arrêtée avec le numéro 590, daté du 15 janvier 2025. Le titre, qui était mensuel à sa création en 1981 puis bimensuel depuis 2018, est devenu hebdomadaire dans un format intégralement numérique. Cela a une conséquence pratique sur votre demande : ne parlez pas d’« arrêt de la livraison du magazine » mais de résiliation de l’accès numérique, en citant votre numéro d’abonné. Cela évite les allers-retours avec le service clients.

Comment résilier un abonnement Phosphore à durée libre ?

Les conditions générales de vente de Bayard Jeunesse prévoient une résiliation directement en ligne. Connectez-vous au compte client du payeur de l’abonnement — pas celui du lecteur ni celui d’un autre parent —, ouvrez la rubrique « Mes abonnements » qui liste tous les abonnements en cours, puis cliquez sur le lien « Résilier » en face de la ligne Phosphore. L’éditeur annonce une prise en compte de l’annulation dans un délai de vingt-quatre heures. Conservez une capture d’écran et tout email de confirmation : c’est votre seule preuve, et elle est hébergée chez l’éditeur.

Mon abonnement à durée fixe va-t-il se reconduire tout seul ?

Les conditions générales de vente de Bayard Jeunesse indiquent que pour un abonnement à durée fixe, réglé au comptant, l’abonnement se terminera à la date indiquée sans aucune action de votre part. Vérifiez l’échéance affichée sur votre compte client. Le vrai point de vigilance porte sur les offres promotionnelles à bascule, qui passent automatiquement d’un tarif de découverte à un abonnement plein tarif prélevé mensuellement à une date précise. Si un prélèvement pour une nouvelle période intervient malgré tout sans que vous l’ayez commandé, invoquez l’article L. 215-1 du Code de la consommation.

Quelle est la vraie règle de la loi Chatel pour un abonnement presse ?

L’article L. 215-1 du Code de la consommation impose au professionnel d’informer le consommateur par écrit, au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période permettant de rejeter la reconduction, de sa possibilité de ne pas reconduire le contrat. À défaut, le consommateur peut mettre fin au contrat gratuitement, à tout moment, à compter de la date de reconduction, et les sommes versées depuis lui sont restituées avec intérêts au taux légal en cas de retard. Attention : la fenêtre souvent citée « 3 mois à 15 jours » est fausse, et le délai de vingt jours parfois évoqué relève de l’article L. 113-15-1 du Code des assurances, pas de la presse. La charge de la preuve pèse sur le professionnel.

Je viens de m’abonner : puis-je annuler et me faire rembourser ?

Oui, en principe dans les quatorze jours. L’article L. 221-18 du Code de la consommation ouvre un droit de rétractation de quatorze jours pour tout contrat conclu à distance, sans motif ni pénalité. L’article L. 221-28 exclut la fourniture de journaux et magazines, mais cette exclusion ne vise pas les contrats d’abonnement — les conditions générales de Bayard Jeunesse le reconnaissent d’ailleurs expressément. Réserve importante : si vous avez souscrit une offre d’abonnement mensuel assortie d’un mois d’essai gratuit, les CGV écartent le délai de quatorze jours et vous ouvrent à la place une possibilité d’arrêt sans motif pendant les trente jours d’essai, à exercer au plus tard le dernier jour de l’essai.

L’abonnement a été offert par les grands-parents : puis-je le résilier ?

Non, sauf si le prélèvement est fait sur votre compte. En presse jeunesse, le lecteur et l’abonné sont rarement la même personne : le contrat lie l’éditeur au souscripteur qui paie. Si l’abonnement Phosphore a été offert, seul celui dont le compte est débité peut le résilier. En tant que destinataire, vous pouvez seulement demander l’arrêt des livraisons ou de l’accès à votre adresse. Le plus efficace reste d’appeler la personne qui offre l’abonnement pour qu’elle se connecte à son propre compte client. Vérifiez au passage le libellé du bénéficiaire sur votre relevé bancaire : c’est lui qui désigne votre véritable cocontractant.

Mon ado a grandi : faut-il résilier pour changer de magazine ?

Non, et il vaut mieux ne pas le faire. Passer d’Okapi à Phosphore, ou de Phosphore à un titre d’actualité pour adultes, est un changement de formule — donc une modification du contrat — et non une rupture. Formulée ainsi, la demande préserve votre antériorité tarifaire et vous évite de repartir sur une souscription neuve, souvent moins avantageuse. Écrivez explicitement « demande de changement de formule » et non « résiliation », faute de quoi tout sera coupé et vous devrez vous réabonner au tarif public en vigueur.

✅ Ce qu'il faut retenir

  • 1« Bayard Jeunesse » est une marque, pas une société : la personne morale est BAYARD, SA à directoire et conseil de surveillance, RCS Nanterre 542 042 486.
  • 2Le siège social n’est plus à Montrouge : il est au 15 boulevard Gabriel Péri, 92240 Malakoff, depuis le 10 mars 2025.
  • 3L’adresse du service clients abonnés est TSA 80015, 93539 Aubervilliers Cedex — le « 95539 » qui circule est une coquille, Aubervilliers étant en Seine-Saint-Denis. L’adresse de Saint-Ouen-l’Aumône ne sert qu’aux retours de produits.
  • 4Phosphore n’est plus un magazine papier : l’édition imprimée s’est arrêtée au numéro 590 du 15 janvier 2025, le titre est devenu hebdomadaire et 100 % numérique.
  • 5Abonnement à durée libre : résiliation à tout moment depuis le compte client du payeur, rubrique « Mes abonnements », lien « Résilier », prise en compte annoncée sous 24 h. Abonnement à durée fixe : arrêt au terme selon les CGV.
  • 6Loi Chatel (L. 215-1) : information due au plus tôt 3 mois et au plus tard 1 mois avant le terme. À défaut, résiliation gratuite à tout moment à compter de la reconduction, avec restitution des sommes versées depuis.
  • 7Abonnement récent : 14 jours de rétractation (L. 221-18), les abonnements presse n’étant pas exclus par L. 221-28 — sauf offre d’essai gratuit d’un mois, où l’arrêt doit être demandé au plus tard le dernier jour de l’essai.
  • 8Prélèvement de trop : remboursement SEPA sans justification dans les 8 semaines suivant le débit (L. 133-25 CMF), 13 mois si le prélèvement n’était pas autorisé (L. 133-24 CMF). Médiateur compétent : le CMAP.
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« Mon fils est passé au lycée puis en prépa, et je payais toujours. J’ai demandé un changement de formule plutôt qu’une résiliation, comme conseillé, et j’ai gardé mes conditions tarifaires. La lettre recommandée m’a évité de tout couper pour me réabonner plus cher trois mois plus tard. »

★★★★★— Christine D., Nancy

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