📰 Presse et magazines
Comment résilier son abonnement Voici ? Guide 2026 et modèle de lettre
Guide complet : le bon éditeur (Prisma Media a changé de mains), la vraie règle de la loi Chatel, le piège des offres couplées et des abonnements souscrits dans un store, et un modèle de lettre prêt à envoyer

Hebdomadaire people
Type de publication
Prisma Media (SAS)
Société éditrice
318 826 187
SIREN
13 rue Henri Barbusse, 92230 Gennevilliers
Siège social
3 000 000 €
Capital social
Louis Hachette Group (depuis la scission de Vivendi, décembre 2024)
Actionnaire de contrôle
Arnaud Lagardère (nommé le 27 août 2025)
Président de Prisma Media
129 856 exemplaires (ACPM, 2025)
Diffusion France payée
Applicable (article L. 215-1 du Code de la consommation)
Loi Chatel
Aucun
Frais de résiliation
💬 Une abonnée de Voici découvre en relevant son compte qu'une année entière vient d'être prélevée d'un coup, alors qu'elle avait souscrit une offre découverte à quelques euros. Elle cherche l'adresse du service abonnements, tombe sur trois versions différentes selon les sites, tous plus catégoriques les uns que les autres, et sur des guides qui expliquent encore que le magazine appartient à Vivendi — ce qui n'est plus vrai depuis la scission de décembre 2024. Elle envoie sa lettre au hasard. Trois semaines plus tard, elle revient à l'expéditeur : échéance manquée. La bonne nouvelle, dans ce cas très fréquent, c'est que le droit lui est extrêmement favorable : si elle n'a pas reçu l'avis d'information prévu par la loi Chatel, elle peut résilier gratuitement à tout moment à compter de la reconduction et réclamer les sommes prélevées depuis. Encore faut-il écrire au bon endroit, avec les bons mots, et garder la preuve de l'envoi. C'est exactement l'objet de ce guide.
📦 Réponse rapide
Un abonnement Voici souscrit pour une durée déterminée se reconduit tacitement. Pour l'arrêter, notifiez votre demande par écrit au service abonnements de Prisma Media — idéalement par lettre recommandée avec accusé de réception — en indiquant votre numéro d'abonné et en vous opposant expressément à la reconduction avant l'échéance. La loi Chatel (article L. 215-1 du Code de la consommation) impose à l'éditeur de vous informer de votre droit de non-reconduction au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période permettant de rejeter cette reconduction. À défaut, vous résiliez gratuitement à tout moment à compter de la reconduction, avec restitution des sommes versées depuis. Si l'abonnement a été souscrit en ligne, une résiliation en quelques clics doit vous être proposée depuis votre espace abonné (article L. 215-1-1). Si vous l'avez souscrit dans l'App Store ou Google Play, la résiliation se fait dans le store, pas chez l'éditeur.
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« J'avais souscrit une offre découverte à quelques euros et je n'avais pas vu la date de bascule au plein tarif. Une année entière prélevée, sans avoir jamais reçu le moindre avis avant la reconduction. La lettre reprenant l'article L. 215-1 est partie en recommandé, réponse trois semaines plus tard : résiliation actée et remboursement de la période reconduite. »
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📍 Adresse de résiliation
Voici — Service Abonnements
Prisma Media — 13 rue Henri Barbusse
92230 Gennevilliers
Service Résiliation — Voici
📄 Aperçu de votre lettre Voici
[Vos nom et prénom]
[Votre adresse]
[Code postal — Ville]
[Téléphone] · [Email]
Voici — Service Abonnements
Prisma Media — 13 rue Henri Barbusse
92230 Gennevilliers
[Votre ville], le 17 octobre 2026
Lettre recommandée avec accusé de réception
Objet : Résiliation de mon abonnement Voici n°[numéro d'abonné]
Madame, Monsieur,
Je suis titulaire de l'abonnement n°[numéro d'abonné] à l'hebdomadaire Voici, formule [papier / numérique / papier + numérique], souscrit le [date de souscription].
Par la présente, je vous notifie ma décision d'y mettre fin et je m'oppose expressément à toute reconduction tacite du contrat, à compter de son échéance du [date d'échéance].
Ma demande porte uniquement sur le titre Voici ; je souhaite conserver sans modification mes éventuels autres abonnements rattachés au même dossier abonné.
Je vous informe par ailleurs que je révoque, à compter de la date d'effet de la résiliation, toute autorisation de prélèvement automatique consentie à votre profit.
Je vous remercie de bien vouloir m'adresser une confirmation écrite précisant la date d'effet de la résiliation, l'arrêt des prélèvements et, le cas échéant, le décompte de remboursement.
Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
[Votre signature]
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📑 Sommaire
- 1. Qui édite Voici en 2026, et pourquoi l'actionnaire a changé
- 2. Quelle formule avez-vous souscrite ? La réponse change tout
- 3. Loi Chatel (article L. 215-1) : la vraie règle, pas celle qu'on lit partout
- 4. Souscrit en ligne : la résiliation en quelques clics (L. 215-1-1)
- 5. Vous venez de vous abonner : les 14 jours de rétractation (L. 221-18)
- 6. Les quatre pièges propres aux abonnements magazines people
- 7. À quelle adresse envoyer votre lettre de résiliation ?
- 8. Modèle de lettre de résiliation Voici (texte intégral)
- 9. Envoi, preuve, délais et recours si rien ne bouge
- 10. Erreurs à éviter
- 11. Questions fréquentes
1. Qui édite Voici en 2026, et pourquoi l'actionnaire a changé
Avant d'écrire, il faut savoir à qui l'on écrit. L'hebdomadaire people Voici est édité par PRISMA MEDIA, société par actions simplifiée au capital de 3 000 000 €, immatriculée sous le SIREN 318 826 187, dont le siège social est situé 13 rue Henri Barbusse, 92230 Gennevilliers. Ces informations sont vérifiables publiquement sur l'annuaire des entreprises de l'administration française.
Le point que presque tous les guides concurrents ont raté. Prisma Media a longtemps appartenu au groupe allemand Bertelsmann, via sa filiale Gruner + Jahr. En avril 2021, le groupe a été racheté par Vivendi. Mais l'histoire ne s'est pas arrêtée là : en décembre 2024, Vivendi s'est scindé en plusieurs sociétés cotées distinctes, et Prisma Media a été rattaché à Louis Hachette Group, entité qui réunit l'éditeur de magazines et la participation majoritaire dans Lagardère. En 2025, Louis Hachette Group a par ailleurs cédé la division luxe de Prisma Media à Vivendi, qui est entré en contrepartie au capital de la holding de tête à hauteur d'une participation minoritaire. Arnaud Lagardère a été nommé président de Prisma Media le 27 août 2025, en remplacement de Claire Léost.
Pourquoi cela vous concerne, très concrètement : un changement d'actionnaire ou de gouvernance ne modifie strictement rien à votre contrat. Votre numéro d'abonné, votre échéance, votre tarif et vos conditions de résiliation restent identiques. En revanche, cela vous permet de repérer immédiatement un guide de résiliation périmé : si un site vous explique en 2026 que « Voici appartient à Vivendi » ou « à Bertelsmann », il n'a pas été mis à jour depuis des années — et son adresse de résiliation ne l'a probablement pas été non plus.
Voici en chiffres. L'ACPM, l'organisme français de certification de la diffusion et de l'audience des médias, certifie pour Voici une Diffusion France Payée de 129 856 exemplaires en 2025, pour une parution hebdomadaire, en recul de 10,65 % sur un an. C'est un volume qui suppose un service abonnements industrialisé et largement automatisé : plus votre courrier est précis (numéro d'abonné, formule exacte, date d'échéance), plus il sera traité vite. Une lettre imprécise part dans la pile des dossiers à instruire manuellement.
Un éditeur, beaucoup de titres. Prisma Media publie également Femme Actuelle, Télé-Loisirs, Gala, Capital, Ça m'intéresse, Cuisine Actuelle, Télé 2 Semaines et de nombreux autres titres. Cette mutualisation a une conséquence pratique majeure, développée plus loin dans ce guide : le service abonnements est commun à plusieurs titres, et beaucoup d'abonnés croient résilier « Voici » alors qu'ils sont en réalité titulaires d'une offre multi-titres dont un seul titre s'arrête.
2. Quelle formule avez-vous souscrite ? La réponse change tout
Il n'existe pas une règle de résiliation unique pour Voici, mais une règle par type de formule. Identifiez la vôtre avant d'écrire quoi que ce soit.
| Formule | Fonctionnement | Comment en sortir |
|---|---|---|
| Abonnement papier à durée déterminée (6 mois, 1 an, 2 ans) | Payé comptant ou par prélèvements, à tacite reconduction | Opposition écrite à la reconduction avant l'échéance ; loi Chatel en cas de défaut d'information |
| Abonnement papier sans engagement, prélevé mensuellement | Se poursuit tant que l'abonné ne s'y oppose pas | Notification écrite ; effet en fin de période déjà payée |
| Abonnement 100 % numérique (site ou application) | Accès aux contenus, souvent mensuel ou annuel | Espace abonné si souscrit en ligne — ou le store, si souscrit via l'application |
| Offre découverte à tarif cassé | Quelques semaines ou mois à prix réduit puis bascule au plein tarif | Surveiller la date de bascule, pas la date de souscription |
| Offre couplée ou multi-titres Prisma | Plusieurs magazines sous un même dossier abonné | Préciser noir sur blanc quels titres vous résiliez, et lesquels vous conservez |
Le réflexe à avoir avant d'écrire. Ressortez votre dernier email de confirmation d'abonnement, votre facture ou votre échéancier. Quatre informations y figurent et conditionnent toute la suite : le numéro d'abonné, la date d'échéance de la période en cours, la formule exacte, et surtout le nom du bénéficiaire du prélèvement tel qu'il apparaît sur votre relevé bancaire. Ce dernier point est le plus négligé, et c'est pourtant lui qui vous dira si votre cocontractant est bien Prisma Media ou une plateforme tierce de vente d'abonnements.
Le piège des offres découverte people. Les hebdomadaires de ce segment se vendent massivement par des offres d'appel très agressives : quelques euros pour plusieurs semaines, parfois assorties d'un cadeau. Ces offres basculent automatiquement au tarif normal à une date précise, indiquée dans les conditions de l'offre. Ce n'est pas la date de souscription qui compte, c'est la date de bascule. Notez-la dans votre agenda le jour même où vous souscrivez : c'est le seul moyen fiable de ne pas découvrir le plein tarif sur votre relevé bancaire.
Le cas fréquent de la carte bancaire expirée. Beaucoup d'abonnés croient avoir résilié parce que le prélèvement a échoué. C'est faux, et c'est même contre-productif : le contrat reste vivant, l'éditeur est fondé à réclamer les sommes dues, et vous vous exposez à des relances puis à un recouvrement. Faire échouer un paiement n'est jamais une résiliation. Seule une notification écrite met fin au contrat.
3. Loi Chatel (article L. 215-1) : la vraie règle, pas celle qu'on lit partout
C'est le point le plus mal recopié du web francophone, et celui sur lequel se joue le plus d'argent. Voici ce que dit réellement l'article L. 215-1 du Code de la consommation, applicable aux contrats de prestation de services conclus avec un consommateur et comportant une clause de reconduction tacite — ce qui est bien le cas d'un abonnement presse à durée déterminée.
Le professionnel informe le consommateur par écrit, par lettre nommément adressée ou par courrier électronique dédié, au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction, de la possibilité de ne pas reconduire le contrat. Si cette information ne lui a pas été adressée dans ces conditions, le consommateur peut mettre un terme au contrat gratuitement, à tout moment à compter de la date de reconduction.
Les deux affirmations fausses qu'il faut chasser de votre esprit :
- ❌ « L'éditeur doit vous prévenir entre 3 mois et 15 jours avant l'échéance. » Faux. La fenêtre légale est trois mois au plus tôt, un mois au plus tard. Ce « 15 jours » n'existe nulle part dans le texte.
- ❌ « Vous avez ensuite 20 jours pour résilier. » Faux pour un abonnement presse. Le délai de vingt jours à compter de la date d'envoi de l'avis relève de l'article L. 113-15-1 du Code des assurances, qui ne concerne que les contrats d'assurance à tacite reconduction. Confondre les deux est l'erreur la plus répandue du secteur — et c'est une erreur qui vous dessert, puisqu'elle vous fait croire à un délai couperet là où le droit vous ouvre une fenêtre illimitée.
- ✅ La vraie sanction est ouverte, pas fermée : si l'information n'a pas été envoyée dans les formes et les délais, vous résiliez gratuitement, à tout moment, à compter de la reconduction. Aucun délai ne vous est opposable.
Le remboursement, qui est le nerf de la guerre. Lorsque vous résiliez sur ce fondement, les sommes versées à compter de la date de reconduction doivent vous être restituées. Si la restitution tarde, ces sommes deviennent productives d'intérêts au taux légal. Il est donc non seulement légitime mais recommandé de réclamer, dans la même lettre, la résiliation et le remboursement — les deux, explicitement.
| Votre situation | Fondement | Ce que vous pouvez obtenir |
|---|---|---|
| Avis d'échéance reçu dans la fenêtre légale | L. 215-1 | Non-reconduction si vous répondez avant la date limite indiquée |
| Avis reçu trop tard, ou jamais reçu | L. 215-1 | Résiliation gratuite à tout moment à compter de la reconduction |
| Sommes prélevées après la reconduction contestée | L. 215-1 | Restitution des sommes, intérêts au taux légal en cas de retard |
| Abonnement conclu par voie électronique | L. 215-1-1 | Résiliation en quelques clics depuis l'espace abonné |
| Abonnement souscrit il y a moins de 14 jours | L. 221-18 | Rétractation sans motif ni pénalité, remboursement intégral |
Qui doit prouver quoi ? Vous n'avez rien à prouver. C'est au professionnel de démontrer qu'il a bien adressé l'information dans les formes et les délais légaux. Formulez-le simplement dans votre lettre : « je n'ai reçu aucune information préalable au sens de l'article L. 215-1 du Code de la consommation ». La charge de la preuve pèse sur l'éditeur, pas sur vous. N'entrez surtout pas dans un débat sur ce que vous avez ou non reçu dans votre boîte aux lettres : ce n'est pas votre problème.
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4. Souscrit en ligne : la résiliation en quelques clics (L. 215-1-1)
Si vous avez souscrit votre abonnement par voie électronique — sur le site de l'éditeur, depuis une offre reçue par email, depuis un navigateur sur smartphone — vous bénéficiez d'un droit récent et largement méconnu des abonnés presse : l'article L. 215-1-1 du Code de la consommation, issu de la loi dite DDADUE et applicable depuis le 1er juin 2023.
Le principe est simple : lorsqu'un contrat a été conclu en ligne, le professionnel doit permettre au consommateur d'y mettre fin également en ligne, par une fonctionnalité gratuite, permanente, directe et facile d'accès. Concrètement : un bouton clairement identifiable depuis votre espace abonné, sans avoir à téléphoner, ni à écrire, ni à subir un entretien de rétention commerciale.
- Étape 1 — Connectez-vous à votre espace abonné avec l'adresse email utilisée lors de la souscription. C'est souvent là que ça bloque : beaucoup d'abonnés ont souscrit avec une autre adresse que celle qu'ils utilisent aujourd'hui.
- Étape 2 — Ouvrez la rubrique de gestion de votre abonnement (« Mon abonnement », « Mes abonnements », « Gérer mon abonnement » selon les versions du site).
- Étape 3 — Vérifiez la liste des titres rattachés à votre compte avant de valider. Si plusieurs magazines Prisma y figurent, assurez-vous de résilier celui que vous visez, et lui seul.
- Étape 4 — Validez la résiliation. Le professionnel doit vous adresser une confirmation sur un support durable, mentionnant la date d'effet. Conservez cet email : c'est votre unique preuve.
Le droit à la résiliation en ligne ne s'applique qu'aux contrats conclus par voie électronique. Un abonnement souscrit par coupon-réponse papier glissé dans le magazine, par téléphone à la suite d'un appel entrant, lors d'un salon, via un vendeur à domicile ou par l'intermédiaire d'un comité d'entreprise n'entre pas dans ce cadre. Pour ceux-là, la voie écrite reste la référence — et l'hebdomadaire people est précisément un segment où le coupon papier et le téléphone restent très utilisés.
Et si le bouton n'existe pas, ou tourne en boucle ? Ne perdez pas de temps à insister. Faites une capture d'écran horodatée du parcours bloqué, puis basculez immédiatement sur la lettre recommandée. Le manquement à l'article L. 215-1-1 est sanctionné administrativement, mais il ne suspend pas votre échéance : c'est la date de votre notification écrite qui compte. Votre capture d'écran servira d'élément de contexte auprès du médiateur de la consommation ou de la DGCCRF.
Pourquoi doubler la résiliation en ligne d'une lettre recommandée ? Parce qu'un clic ne laisse de trace que chez celui qui héberge le serveur. Si un prélèvement postérieur est contesté et que l'email de confirmation n'est jamais arrivé, vous n'avez plus rien à opposer. Une lettre recommandée avec accusé de réception produit une preuve datée détenue par un tiers indépendant, La Poste. Pour quelques euros, vous transformez une parole contre une parole en un dossier.
5. Vous venez de vous abonner : les 14 jours de rétractation (L. 221-18)
Si votre abonnement est tout récent, ne parlez pas de résiliation : parlez de rétractation. C'est plus rapide, plus simple, et cela n'exige aucun motif.
L'article L. 221-18 du Code de la consommation ouvre au consommateur un délai de quatorze jours pour se rétracter d'un contrat conclu à distance (internet, téléphone) ou hors établissement, sans avoir à se justifier ni à supporter de pénalité.
Nuance décisive, et souvent mal comprise par les services clients eux-mêmes : l'article L. 221-28 du Code de la consommation exclut du droit de rétractation la fourniture de journaux, de périodiques et de magazines — mais cette exclusion ne vise PAS les contrats d'abonnement à ces publications. Autrement dit : l'achat d'un numéro isolé de Voici en kiosque numérique n'est pas rétractable, mais votre abonnement, lui, l'est bien. Si on vous répond « la presse n'est pas rétractable », citez l'exception relative aux contrats d'abonnement.
Le cas du contenu numérique. Pour la fourniture d'un contenu numérique non fourni sur support matériel — l'accès immédiat aux articles, par exemple — l'article L. 221-28 prévoit que le droit de rétractation tombe si l'exécution a commencé avant la fin du délai de quatorze jours, avec votre accord préalable exprès et la reconnaissance explicite que vous perdez ce droit. Ces deux conditions sont cumulatives et doivent avoir été formalisées au moment de la commande.
Concrètement : si vous avez coché une case reconnaissant expressément renoncer à votre rétractation pour accéder tout de suite aux contenus, vous ne pouvez plus vous rétracter sur la partie numérique. Si aucune case de ce type ne vous a été présentée, la renonciation ne vous est pas opposable et vos quatorze jours courent normalement. Retournez vérifier votre email de confirmation : le récapitulatif de commande y figure généralement.
Comment se rétracter proprement : une déclaration dénuée d'ambiguïté, envoyée avant l'expiration du délai. Un email peut suffire juridiquement, mais la lettre recommandée reste préférable car elle date l'envoi de manière incontestable. Le remboursement doit intervenir dans les quatorze jours suivant la réception de votre décision.
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6. Les quatre pièges propres aux abonnements magazines people
Ce segment concentre quatre situations où l'abonné croit avoir résilié et continue d'être prélevé. Elles n'ont rien de juridiquement complexe, mais elles expliquent l'immense majorité des échecs.
Piège n° 1 — L'abonnement souscrit dans l'App Store ou Google Play. Si vous vous êtes abonné depuis l'application mobile Voici, votre contrat de paiement est géré par Apple ou Google, pas par l'éditeur. Aucune lettre recommandée envoyée à Prisma Media ne stoppera ce prélèvement : la résiliation doit être effectuée dans le store, depuis les réglages de votre compte, rubrique « Abonnements ». C'est le motif d'échec numéro un, et le plus frustrant, car l'abonné a fait tout le reste correctement.
- Sur iPhone / iPad — Réglages → votre nom en haut → Abonnements → sélectionnez l'abonnement → Annuler l'abonnement.
- Sur Android — Google Play → votre photo de profil → Paiements et abonnements → Abonnements → sélectionnez l'abonnement → Résilier.
- Repère infaillible — si votre relevé bancaire indique un débit libellé « APPLE.COM/BILL » ou « GOOGLE », votre cocontractant pour le paiement est le store, pas l'éditeur.
À titre indicatif, la fiche de l'application « Voici : Actu people » sur l'App Store mentionnait en 2026 des abonnements numériques in-app de l'ordre de 4,49 € par mois, 27,99 € pour six mois et 55,99 € pour un an, avec un mois d'essai offert sur certaines formules. Ces tarifs évoluent : vérifiez toujours le montant réel sur votre relevé bancaire ou dans la rubrique Abonnements de votre store. Un abonnement in-app avec période d'essai se reconduit automatiquement à la fin de l'essai si vous ne l'annulez pas avant.
Piège n° 2 — L'offre couplée ou multi-titres Prisma. Prisma Media publie des dizaines de titres, et commercialise régulièrement des offres groupées : Voici + Femme Actuelle, Voici + Gala, packs « spécial people », abonnements famille. L'abonné demande alors « la résiliation de mon abonnement Voici » — et découvre trois mois plus tard qu'il paie toujours les deux autres titres, ou l'inverse, que tout a été coupé alors qu'il voulait garder un titre. Écrivez-le noir sur blanc : listez nommément les titres que vous résiliez, et ceux que vous conservez. Une phrase de quinze mots vous évite six mois de correspondance.
Piège n° 3 — L'abonnement vendu par une plateforme tierce. Une part importante des abonnements presse en France est vendue par des courtiers et plateformes de vente d'abonnements multi-magazines, par des offres liées à un comité d'entreprise, à une banque, à un opérateur télécom, ou par des abonnements « cadeau ». Dans ces cas, votre cocontractant n'est pas l'éditeur : c'est l'intermédiaire. Une lettre à Prisma Media n'aura alors aucun effet contractuel. Le test est imparable : regardez le nom du bénéficiaire du prélèvement sur votre relevé bancaire. Ce nom-là est celui de votre cocontractant, et c'est à lui qu'il faut écrire.
Méfiance particulière avec les offres dites « d'essai gratuit » vendues par téléphone ou en sortie de caisse, très fréquentes sur le segment people. Elles sont juridiquement des contrats à part entière, souscrits auprès d'un opérateur qui n'est presque jamais l'éditeur du magazine. Le délai de rétractation de quatorze jours s'applique pleinement s'agissant d'un abonnement conclu à distance ou hors établissement : c'est votre meilleure arme dans les premiers jours.
Piège n° 4 — L'abonnement cadeau. Deux personnes distinctes coexistent : le souscripteur, qui paie et qui est seul partie au contrat, et le destinataire, qui reçoit le magazine. Seul le souscripteur peut résilier. Si vous recevez chaque semaine un magazine que vous n'avez jamais commandé et que vous ne payez pas, vous pouvez demander l'arrêt des livraisons à votre adresse, mais la résiliation contractuelle relève de celui dont le compte est débité.
7. À quelle adresse envoyer votre lettre de résiliation ?
C'est la question qui fait perdre le plus de temps, et celle sur laquelle le web est le plus approximatif. Nous préférons être transparents plutôt que confiants à tort.
Transparence sur nos sources. L'adresse « Prismashop — Service Abonnements, 62067 Arras Cedex 9 » est massivement reprise par les sites de résiliation depuis des années. Il s'agit d'un centre de gestion de la relation abonnés du secteur presse, historiquement utilisé pour les abonnements Prisma. Nous n'avons toutefois pas pu la confirmer sur une source officielle de l'éditeur au moment de la rédaction de ce guide, les sites de Prisma Media n'étant pas consultables automatiquement. Nous ne la présentons donc pas comme certaine. La méthode ci-dessous est plus sûre que n'importe quelle adresse recopiée.
- 1. Votre facture, votre échéancier ou votre email de confirmation. L'adresse du service abonnements y figure obligatoirement. C'est la source la plus fiable qui soit, parce qu'elle correspond exactement à la campagne d'abonnement dans laquelle vous êtes réellement inscrit — et non à une campagne d'il y a huit ans.
- 2. Les conditions générales de vente acceptées au moment de la souscription. Elles mentionnent l'adresse de notification, l'adresse email du service abonnés et, obligatoirement, les coordonnées du médiateur de la consommation compétent.
- 3. À défaut, le siège social de la société éditrice. Une notification adressée au siège social d'une société est valablement reçue par elle. C'est la solution de repli sans risque, et elle ne souffre aucune contestation.
Voici — Service Abonnements Prisma Media 13 rue Henri Barbusse 92230 Gennevilliers
Cette adresse est celle du siège social immatriculé de Prisma Media (SIREN 318 826 187), vérifiable publiquement sur l'annuaire des entreprises de l'administration française. Si vous n'avez plus votre facture et que vous ne parvenez pas à retrouver les conditions générales de vente, c'est l'adresse à utiliser : elle est juridiquement opposable à l'éditeur, ce qu'une boîte postale de prestataire fermée depuis trois ans n'est pas.
Notre recommandation pratique : si votre facture indique une adresse de service abonnements (à Arras ou ailleurs), envoyez-y votre lettre — c'est le circuit de traitement le plus rapide. Si vous avez le moindre doute, envoyez au siège social de Gennevilliers, ou envoyez aux deux. Le coût d'une seconde lettre recommandée est sans commune mesure avec celui d'une année d'abonnement reconduite par erreur.
Une lettre envoyée à une boîte postale fermée n'est pas redirigée : elle vous revient plusieurs semaines plus tard, avec une échéance manquée à la clé. C'est exactement le scénario que produisent les adresses obsolètes recopiées de comparateur en comparateur. Vérifiez, ou doublez l'envoi.
8. Modèle de lettre de résiliation Voici (texte intégral)
Voici un modèle prêt à personnaliser. Adaptez les passages entre crochets et ne conservez qu'une seule des options numérotées — celle qui correspond à votre situation. Joignez systématiquement le justificatif s'il en existe un.
[Vos nom et prénom] [Votre adresse complète] [Code postal et ville] [Email et téléphone] [Numéro d'abonné : ...] Voici — Service Abonnements Prisma Media 13 rue Henri Barbusse 92230 Gennevilliers Lettre recommandée avec accusé de réception Objet : Résiliation de mon abonnement Voici n°[numéro d'abonné] Madame, Monsieur, Je suis titulaire de l'abonnement n°[numéro d'abonné] à l'hebdomadaire Voici, formule [papier / numérique / papier + numérique], souscrit le [date de souscription]. Par la présente, je vous notifie ma décision d'y mettre fin et je m'oppose expressément à toute reconduction tacite du contrat. [Choisissez UNE seule des options ci-dessous] • Option 1 — Opposition à la reconduction à l'échéance : Je m'oppose à la reconduction de mon abonnement à compter de son échéance du [date d'échéance]. Je vous remercie de bien vouloir cesser toute livraison et tout prélèvement au-delà de cette date. • Option 2 — Absence d'information préalable (article L. 215-1 du Code de la consommation) : Je n'ai reçu aucune information écrite m'indiquant la possibilité de ne pas reconduire mon abonnement dans le délai légal, soit au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction. En application de l'article L. 215-1 du Code de la consommation, je mets donc fin gratuitement à mon abonnement, à effet immédiat, et je sollicite la restitution de l'intégralité des sommes versées depuis la date de reconduction du [date], majorées le cas échéant des intérêts au taux légal. • Option 3 — Rétractation dans les quatorze jours (article L. 221-18 du Code de la consommation) : Mon abonnement ayant été souscrit à distance le [date], j'exerce mon droit de rétractation dans le délai de quatorze jours prévu à l'article L. 221-18 du Code de la consommation, les contrats d'abonnement à un périodique n'étant pas exclus de ce droit par l'article L. 221-28. Je vous prie de bien vouloir procéder au remboursement des sommes versées dans le délai légal de quatorze jours. • Option 4 — Impossibilité de résilier en ligne (article L. 215-1-1 du Code de la consommation) : Mon abonnement ayant été conclu par voie électronique, j'ai tenté d'y mettre fin depuis mon espace abonné, sans succès, la fonctionnalité de résiliation prévue à l'article L. 215-1-1 du Code de la consommation étant indisponible. Je vous notifie donc ma résiliation par la présente et vous prie d'en retenir la date de première présentation. • Option 5 — Offre couplée ou multi-titres : Mon dossier abonné regroupe plusieurs titres édités par votre société. Je vous précise expressément que ma demande de résiliation porte uniquement sur l'abonnement au titre Voici, et que je souhaite conserver sans modification mon ou mes abonnements aux titres suivants : [liste des titres conservés]. Toute interruption d'un autre titre que Voici serait contraire à ma demande. • Option 6 — Décès de l'abonné : Suite au décès de [nom du titulaire] survenu le [date], attesté par l'acte de décès ci-joint, je sollicite en qualité d'ayant droit la résiliation immédiate de l'abonnement, l'arrêt de toute livraison ainsi que le remboursement de la fraction d'abonnement non servie. Je vous remercie de bien vouloir m'adresser une confirmation écrite précisant la date d'effet de la résiliation, l'arrêt des prélèvements et, le cas échéant, le décompte de remboursement. Je vous informe par ailleurs que je révoque, à compter de la date d'effet de la résiliation, toute autorisation de prélèvement automatique consentie à votre profit. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées. Fait à [Ville], le [Date] [Signature]
Deux phrases font toute la différence dans une lettre de résiliation presse : l'opposition expresse à la reconduction tacite, et la révocation de l'autorisation de prélèvement. La première ferme le contrat, la seconde ferme le robinet. N'en omettez aucune. Et si vous êtes en offre couplée, la troisième phrase indispensable est la liste des titres que vous conservez.
9. Envoi, preuve, délais et recours si rien ne bouge
La loi n'impose pas toujours le recommandé, mais la preuve, elle, s'impose toujours. En cas de litige sur un prélèvement, la seule question qui comptera est : à quelle date l'éditeur a-t-il été informé ?
| Option | Coût indicatif | Preuve obtenue | Limite |
|---|---|---|---|
| Espace abonné en ligne | Gratuit | Email de confirmation, si envoyé | Rien à opposer si l'email n'arrive jamais |
| Email au service abonnés | Gratuit | Accusé de lecture non garanti | Contestable si l'éditeur nie la réception |
| LRAR déposée au bureau de Poste | Environ 6 à 8 € | Preuve de dépôt + avis de réception papier | Déplacement, horaires, rédaction à votre charge |
| Lettre recommandée électronique | 3 à 6 € | Preuve électronique qualifiée | Le destinataire doit accepter la LRE, ce qui n'est pas systématique |
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✅ Notre recommandation pour un abonnement presse : la LRAR papier. C'est le format qu'aucun service abonnements ne peut contester, et l'avis de réception vaut point de départ certain pour calculer votre échéance et vos éventuels remboursements. Avec LettreXpress, la lettre est rédigée, imprimée, postée en recommandé et l'accusé de réception vous revient scanné, sans déplacement.
Le calendrier après l'envoi.
- J+1 à J+3 — Acheminement et première présentation. C'est la date de première présentation qui fait foi, pas celle de votre signature ni celle du retrait par le destinataire.
- J+2 à J+10 — Retour de l'avis de réception. Classez-le immédiatement avec la copie de votre lettre.
- Sous 2 à 3 semaines — Confirmation écrite du service abonnements, indiquant la date d'effet et, le cas échéant, le décompte final.
- Dernier numéro servi — En abonnement papier, un à trois numéros peuvent encore arriver après votre résiliation : les exemplaires sont routés plusieurs jours à l'avance. Sur un hebdomadaire, cela représente deux à trois semaines. Ce n'est pas un refus de résiliation.
- Remboursement éventuel — En cas de résiliation fondée sur la loi Chatel ou sur la rétractation, la restitution intervient dans les délais légaux ; un retard fait courir les intérêts au taux légal.
Si un prélèvement survient après la date d'effet, agissez sur deux fronts en même temps. Côté banque : pour un prélèvement SEPA que vous aviez autorisé, vous disposez de huit semaines à compter de la date de débit pour en obtenir le remboursement sans avoir à vous justifier. Si le prélèvement n'était couvert par aucun mandat valide, le délai de contestation est bien plus long — treize mois — mais il exige alors de démontrer l'absence d'autorisation. Côté éditeur : envoyez une mise en demeure écrite. Ne choisissez pas entre les deux, faites les deux.
Les recours, dans l'ordre et gratuits jusqu'au dernier étage :
- 1. Mise en demeure écrite — Une seconde lettre recommandée rappelant la première (numéro de suivi, date de première présentation), exigeant l'arrêt des prélèvements et le remboursement sous quinze jours, avec le mot « mise en demeure » explicitement employé. Cette seule lettre débloque la majorité des dossiers.
- 2. Remboursement SEPA auprès de votre banque — Dans les huit semaines suivant le débit pour un prélèvement autorisé. Demandez également la révocation du mandat pour l'avenir, afin qu'aucun nouveau prélèvement ne puisse passer.
- 3. Médiateur de la consommation — Gratuit pour le consommateur. Tout professionnel doit désigner un médiateur et en communiquer les coordonnées : elles figurent obligatoirement dans les conditions générales de vente et sur le site de l'éditeur. La saisine est possible après une réclamation écrite restée sans réponse satisfaisante pendant deux mois. Ne vous fiez pas au nom de médiateur indiqué par un site tiers : lisez celui de vos propres CGV, c'est le seul qui vous concerne.
- 4. SignalConso / DGCCRF — Sur signal.conso.gouv.fr, pour signaler un manquement : absence d'information Chatel, absence de fonctionnalité de résiliation en ligne, prélèvements poursuivis après résiliation. Cela ne règle pas votre cas individuel mais déclenche des contrôles.
- 5. Tribunal judiciaire — En dernier recours, avec tentative préalable de résolution amiable pour les petits litiges. Votre dossier de cinq pièces suffit généralement.
Prescription : la confusion à éviter absolument. L'article L. 218-2 du Code de la consommation prévoit que l'action des professionnels, pour les biens et services fournis aux consommateurs, se prescrit par deux ans. Passé ce délai, l'éditeur ne peut plus vous réclamer d'arriérés d'abonnement en justice, y compris via une société de recouvrement. En sens inverse, votre propre action contre le professionnel relève en principe de la prescription de droit commun de cinq ans de l'article 2224 du Code civil. Ce sont deux règles distinctes : ne renoncez pas à réclamer un remboursement au motif que « ça fait plus de deux ans ».
Ce qu'il faut conserver, dans tous les cas : une copie intégrale de la lettre envoyée, le récépissé de dépôt avec son numéro de suivi, l'avis de réception signé, la copie des justificatifs joints, et les relevés bancaires montrant les prélèvements. Ce dossier de cinq pièces suffit à régler la quasi-totalité des litiges d'abonnement presse sans avocat. Si une société de recouvrement vous contacte, répondez par écrit en contestant la créance, joignez la preuve de votre résiliation et exigez la justification du fondement de la demande : une société de recouvrement ne dispose d'aucun pouvoir de contrainte sans titre exécutoire.
10. Les 7 erreurs à éviter absolument
Voici les erreurs les plus fréquentes qui font échouer une résiliation Voici. Évitez-les soigneusement.
❌ Écrire à l'éditeur alors que l'abonnement a été souscrit dans l'App Store ou Google Play. C'est le motif d'échec numéro un. Si votre relevé bancaire indique APPLE.COM/BILL ou GOOGLE, la résiliation se fait dans les réglages du store, rubrique Abonnements — aucune lettre recommandée n'arrêtera ce prélèvement.
❌ Croire à la règle « 3 mois à 15 jours » et à la « fenêtre de 20 jours ». L'article L. 215-1 du Code de la consommation fixe une information due au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme, et la sanction en cas de défaut n'est pas une fenêtre de vingt jours mais une résiliation gratuite à tout moment à compter de la reconduction. Les vingt jours relèvent du Code des assurances, pas de la presse.
❌ Résilier « son abonnement » sans nommer les titres, alors qu'on est en offre couplée. Prisma Media publie des dizaines de magazines et vend beaucoup de packs. Sans liste explicite des titres résiliés et des titres conservés, vous en gardez trois ou vous en perdez trois — dans les deux cas, ce n'est pas ce que vous vouliez.
❌ Écrire à l'éditeur alors que le vrai cocontractant est une plateforme tierce. Beaucoup d'abonnements presse sont vendus par des courtiers, des comités d'entreprise ou des offres bancaires et télécom. Vérifiez le nom du bénéficiaire du prélèvement sur votre relevé bancaire : c'est lui, votre cocontractant.
❌ Laisser échouer le prélèvement en pensant que cela vaut résiliation. Le contrat reste vivant, la dette continue de courir, et vous vous exposez à des relances puis à un recouvrement. Seule une notification écrite met fin au contrat.
❌ Oublier le numéro d'abonné. Sans cette référence, un service abonnements gérant plus de 100 000 exemplaires diffusés par semaine ne peut pas rattacher votre lettre à un dossier. Résultat : traitement retardé, échéance manquée, prélèvement de trop.
❌ Attendre plus de huit semaines pour contester un prélèvement SEPA autorisé. Dans ce délai, le remboursement s'obtient sans avoir à se justifier. Passé huit semaines, la démarche reste possible mais devient nettement plus lourde à démontrer.
⚖️ Loi DDADUE 2023 — Et la résiliation en 3 clics ?
L'article L. 215-1-1 du Code de la consommation, issu de la loi dite DDADUE et applicable depuis le 1er juin 2023, impose au professionnel de permettre la résiliation en ligne, par une fonctionnalité gratuite, permanente, directe et facile d'accès, lorsque le contrat a été conclu par voie électronique. Un abonnement Voici souscrit sur le site de l'éditeur ou depuis une offre reçue par email entre donc pleinement dans ce champ : la résiliation doit être possible depuis l'espace abonné, sans téléphone ni courrier obligatoire, et doit être confirmée sur un support durable mentionnant la date d'effet. Deux exclusions importantes sur ce segment. D'une part, un abonnement souscrit par coupon-réponse papier glissé dans le magazine, par téléphone, lors d'un salon ou via un comité d'entreprise n'est pas couvert par ce texte : la notification écrite reste alors la voie de référence. D'autre part, un abonnement numérique souscrit à l'intérieur de l'application mobile relève du dispositif de gestion des abonnements d'Apple ou de Google : la résiliation s'y effectue dans les réglages du store, et aucune démarche auprès de l'éditeur ne stoppera le prélèvement. Dans tous les cas, la lettre recommandée avec accusé de réception demeure conseillée en doublon dès qu'un litige de prélèvement est en jeu, car elle produit une preuve datée détenue par un tiers indépendant de l'éditeur.
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« J'ai perdu deux mois à écrire à l'éditeur avant de comprendre que mon abonnement venait de l'application sur mon iPhone. Le relevé bancaire indiquait APPLE.COM/BILL, tout était là depuis le début. Trois clics dans les réglages et c'était réglé — j'aurais aimé le lire quelque part plus tôt. »
Questions fréquentes sur la résiliation Voici
Qui édite Voici et à quelle société dois-je adresser ma résiliation ?
Voici est édité par PRISMA MEDIA, société par actions simplifiée au capital de 3 000 000 €, immatriculée sous le SIREN 318 826 187, dont le siège social est situé 13 rue Henri Barbusse, 92230 Gennevilliers. Adressez idéalement votre lettre au service abonnements dont l'adresse figure sur votre facture ou dans vos conditions générales de vente. À défaut, une notification envoyée au siège social de Prisma Media est juridiquement valable et opposable à l'éditeur : c'est la solution de repli sans risque.
Voici appartient-il toujours à Vivendi en 2026 ?
Non, et c'est une erreur que l'on retrouve sur beaucoup de guides non mis à jour. Prisma Media a appartenu au groupe allemand Bertelsmann via Gruner + Jahr, puis a été racheté par Vivendi en avril 2021. Lors de la scission de Vivendi en décembre 2024, Prisma Media a été rattaché à Louis Hachette Group, entité qui réunit l'éditeur de magazines et la participation majoritaire dans Lagardère. En 2025, la division luxe de Prisma Media a été cédée à Vivendi, qui est entré au capital de la holding de tête de façon minoritaire, et Arnaud Lagardère a été nommé président de Prisma Media le 27 août 2025. Rassurez-vous : aucun de ces mouvements ne modifie votre contrat, votre numéro d'abonné ou vos conditions de résiliation.
Quelle est la vraie règle de la loi Chatel pour un abonnement magazine ?
L'article L. 215-1 du Code de la consommation impose au professionnel d'informer le consommateur, par écrit, au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période permettant de rejeter la reconduction, de sa possibilité de ne pas reconduire le contrat. Si cette information n'a pas été adressée dans ces conditions, le consommateur peut mettre fin au contrat gratuitement, à tout moment, à compter de la date de reconduction, et obtenir la restitution des sommes versées depuis. Attention : la fenêtre souvent citée « 3 mois à 15 jours » est fausse, et le délai de vingt jours parfois évoqué relève de l'article L. 113-15-1 du Code des assurances, qui ne concerne pas la presse.
Je me suis abonné à Voici depuis l'application mobile : comment résilier ?
Dans le store, et nulle part ailleurs. Si vous vous êtes abonné depuis l'application Voici sur iPhone ou Android, le paiement est géré par Apple ou par Google, pas par l'éditeur : aucune lettre envoyée à Prisma Media ne stoppera le prélèvement. Sur iOS, allez dans Réglages, votre nom, Abonnements, sélectionnez l'abonnement et annulez-le. Sur Android, ouvrez Google Play, votre photo de profil, Paiements et abonnements, Abonnements, puis Résilier. Le repère infaillible est votre relevé bancaire : un débit libellé APPLE.COM/BILL ou GOOGLE signifie que le contrat de paiement est chez le store.
Puis-je résilier mon abonnement Voici en ligne, en quelques clics ?
Oui, si vous l'avez souscrit par voie électronique. L'article L. 215-1-1 du Code de la consommation, applicable depuis le 1er juin 2023, impose au professionnel de mettre à disposition une fonctionnalité de résiliation en ligne gratuite, permanente, directe et facile d'accès pour tout contrat conclu en ligne. Connectez-vous à votre espace abonné avec l'adresse email utilisée lors de la souscription, ouvrez la rubrique de gestion d'abonnement et validez. Conservez l'email de confirmation, qui doit mentionner la date d'effet. Si la fonctionnalité est absente ou bloquée, faites une capture d'écran horodatée et envoyez une lettre recommandée.
Je viens de m'abonner : puis-je annuler et me faire rembourser ?
Oui, dans les quatorze jours. L'article L. 221-18 du Code de la consommation ouvre un droit de rétractation de quatorze jours pour tout contrat conclu à distance ou hors établissement, sans motif ni pénalité. L'article L. 221-28 exclut du droit de rétractation la fourniture de journaux et de magazines, mais cette exclusion ne vise pas les contrats d'abonnement : votre abonnement est donc bien rétractable, contrairement à ce que répondent parfois les services clients. Réserve importante pour le numérique : si vous avez expressément consenti au démarrage immédiat de l'accès en reconnaissant perdre votre droit de rétractation, celui-ci ne s'applique plus à la partie numérique.
J'ai une offre couplée avec un autre magazine Prisma : que se passe-t-il si je résilie ?
C'est le piège le plus fréquent chez cet éditeur, qui publie de nombreux titres et commercialise beaucoup d'offres groupées. Si vous demandez simplement « la résiliation de mon abonnement », votre dossier abonné peut être traité en bloc, ou au contraire un seul titre peut être arrêté alors que vous vouliez tout arrêter. La parade est simple : listez nommément, dans votre lettre, les titres que vous résiliez et ceux que vous conservez. L'option 5 du modèle de lettre de ce guide est prévue exactement pour cela.
Voici facture-t-il des frais de résiliation ?
Non. Un abonnement presse résilié dans les conditions prévues au contrat, ou sur le fondement de l'article L. 215-1 du Code de la consommation, ne donne lieu à aucun frais. Lorsque la résiliation intervient faute d'information préalable, elle est expressément gratuite et ouvre droit à la restitution des sommes versées depuis la date de reconduction, ces sommes portant intérêts au taux légal si le remboursement tarde. Aucune pénalité ne peut davantage vous être réclamée en cas de rétractation dans les quatorze jours.
Je continue à recevoir Voici après ma résiliation, est-ce normal ?
Généralement oui, pendant un à trois numéros, soit deux à trois semaines pour un hebdomadaire. Les exemplaires sont routés plusieurs jours avant leur date de parution : ceux déjà partis en distribution au moment de la prise en compte de votre demande vous seront livrés. Ce n'est pas un refus de résiliation. En revanche, si les livraisons se poursuivent au-delà d'un mois, ou si un prélèvement intervient après la date d'effet, relancez immédiatement par écrit en joignant la copie de votre accusé de réception.
Que faire si un prélèvement passe après la date d'effet de ma résiliation ?
Trois actions en parallèle, et surtout pas l'une après l'autre. Un : demandez à votre banque le remboursement du prélèvement SEPA — pour un prélèvement que vous aviez autorisé, vous disposez de huit semaines à compter du débit pour l'obtenir sans avoir à vous justifier ; si aucun mandat valide n'existait, le délai est de treize mois mais la preuve est à votre charge. Deux : envoyez une mise en demeure recommandée exigeant le remboursement sous quinze jours, avec copie de l'accusé de réception de votre résiliation. Trois : révoquez le mandat de prélèvement auprès de votre banque pour l'avenir. Si rien ne bouge, saisissez le médiateur de la consommation dont les coordonnées figurent dans vos conditions générales de vente.
✅ Ce qu'il faut retenir
- 1L'éditeur est Prisma Media, SAS, SIREN 318 826 187, 13 rue Henri Barbusse, 92230 Gennevilliers. Il n'appartient plus à Vivendi : depuis la scission de décembre 2024, il est rattaché à Louis Hachette Group.
- 2Utilisez en priorité l'adresse du service abonnements figurant sur votre facture ou dans vos CGV ; à défaut, écrivez au siège social de Gennevilliers, juridiquement opposable. L'adresse d'Arras largement recopiée sur le web n'a pas pu être confirmée sur une source officielle.
- 3Loi Chatel (L. 215-1) : information due au plus tôt 3 mois et au plus tard 1 mois avant le terme. À défaut, résiliation gratuite à tout moment à compter de la reconduction, avec restitution des sommes versées depuis et intérêts au taux légal en cas de retard.
- 4Abonnement souscrit en ligne : résiliation en quelques clics obligatoire depuis l'espace abonné (L. 215-1-1, applicable depuis le 1er juin 2023). Exclus : coupon papier, téléphone, salon, comité d'entreprise.
- 5Abonnement souscrit dans l'application mobile : la résiliation se fait dans l'App Store ou Google Play, pas chez l'éditeur. Repère : un débit APPLE.COM/BILL ou GOOGLE sur le relevé bancaire.
- 6Abonnement récent : 14 jours de rétractation (L. 221-18) — les contrats d'abonnement à un périodique ne sont pas exclus par L. 221-28, sauf renonciation expresse pour un accès numérique immédiat.
- 7Offre couplée Prisma : nommez explicitement les titres résiliés et les titres conservés, sinon vous en gardez trois ou vous en perdez trois. Vérifiez aussi le bénéficiaire du prélèvement : ce n'est pas toujours l'éditeur.
- 8Prélèvement de trop : remboursement SEPA sans justification dans les 8 semaines suivant le débit, plus mise en demeure écrite. Prescription : 2 ans pour l'action du professionnel (L. 218-2 du Code de la consommation), à ne pas confondre avec les 5 ans de l'article 2224 du Code civil.
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« Le plus compliqué n'était pas d'écrire, c'était de savoir où envoyer : les adresses trouvées en ligne ne concordaient pas. J'ai envoyé au siège social de l'éditeur avec mon numéro d'abonné et la liste des titres que je gardais. Accusé de réception signé, confirmation écrite quinze jours après, aucun prélèvement de trop. »
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