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Résilier GEO Ado en 2026 : le titre a disparu, que devient votre abonnement ?

Guide vérifié le 21 août 2026 : GEO Ado remplacé par Yam Yam en septembre 2025, arrêt annoncé dans le plan social Milan Presse, remboursement au prorata, résiliation en ligne ou par lettre recommandée

★★★★★4,9/5 sur 23 674 avis·Mis à jour le 21 août 2026·Par Équipe juridique LettreXpress
Résilier GEO Ado — guide LettreXpress

Remplacé par Yam Yam à la rentrée 2025 (Union Presse, 28/08/2025)

Statut du titre

Yam Yam visé par le PSE Milan Presse (France 3 Occitanie / CCFI, juin 2026)

Arrêt annoncé

Milan Presse SAS — RCS Toulouse 342 069 143 (CGV art. 1)

Éditeur

Bayard — RCS Nanterre 542 042 486, Malakoff

Groupe

12 mois incompressibles, reconduits tacitement (CGV art. 7)

Engagement

CMAP — 39 av. Franklin Roosevelt, 75008 Paris (CGV art. 19.2)

Médiateur désigné

💬 Vous cherchez à résilier GEO Ado et vous ne trouvez plus le magazine nulle part : c'est normal. Depuis la rentrée 2025, Milan Presse a remplacé GEO Ado par Yam Yam, un bimestriel manga et culture pop qui n'a plus grand-chose à voir avec les reportages et les carnets de voyage d'origine. Et depuis avril 2026, Milan Presse est engagée dans un plan de sauvegarde de l'emploi au terme duquel, selon les représentants du personnel cités par France 3 Occitanie en juin 2026, Yam Yam « devrait disparaître » à son tour. D'où des situations très concrètes : un abonnement toujours prélevé alors que plus rien n'arrive dans la boîte aux lettres, ou un autre magazine qui apparaît d'office à la place. Ce guide traite exactement ces cas — comment obtenir le remboursement des numéros payés et non servis, comment refuser une substitution que vous n'avez pas demandée, et par quel canal notifier votre résiliation pour qu'elle soit incontestable. Toutes les règles citées viennent des conditions générales de vente publiées par Milan Presse, dans leur version en vigueur au 11 février 2026.

📦 Réponse rapide

GEO Ado n'existe plus sous ce nom : à la rentrée 2025, Milan Presse a remplacé le titre par Yam Yam, un bimestriel manga et culture pop (source Union Presse, 28 août 2025). Yam Yam est à son tour annoncé comme arrêté dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi engagé chez Milan Presse depuis avril 2026 (sources France 3 Occitanie et CCFI, juin 2026 — l'éditeur n'a pas communiqué publiquement de date de dernier numéro à la date de rédaction). Concrètement : si votre abonnement court encore, vous n'avez pas à payer un titre qui ne paraît plus. Vous pouvez résilier gratuitement en ligne depuis l'onglet « résiliation » de votre compte milan-jeunesse.com, via le formulaire de résiliation du site, ou par lettre recommandée à Milan Presse, TSA 40011, 93539 Aubervilliers Cedex (article 12.3 des CGV en vigueur au 11/02/2026). Si Milan Presse vous bascule d'office sur un autre magazine que vous n'avez pas demandé, l'article L. 121-12 du Code de la consommation vous permet de refuser : vous ne devez rien payer et vous n'avez rien à renvoyer.

★★★★★4,9/5· 23 674 avis vérifiés

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« Plus aucun magazine depuis des mois, mais le prélèvement continuait tranquillement. J'ai envoyé le courrier avec le décompte des numéros non reçus et la demande de remboursement. Réponse du service clientèle en trois semaines, solde remboursé sur le compte d'origine. »

★★★★★— Sandrine M., Rennes

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📍 Adresse de résiliation

Milan Presse — Service clientèle

TSA 40011

93539 Aubervilliers Cedex

Service Résiliation — GEO Ado

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[Vos nom et prénom]

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[Code postal — Ville]

[Téléphone] · [Email]

Milan Presse — Service clientèle

TSA 40011

93539 Aubervilliers Cedex

[Votre ville], le 18 octobre 2026

Lettre recommandée avec accusé de réception

Objet : Abonnement n°[numéro abonné] — GEO Ado, devenu Yam Yam — résiliation et demande de remboursement

Madame, Monsieur,

Je suis titulaire de l'abonnement référencé sous le numéro [numéro abonné], souscrit le [date de souscription] au magazine GEO Ado, servi depuis la rentrée 2025 sous le titre Yam Yam.

Le dernier numéro reçu au titre de cet abonnement porte la date du [date du dernier magazine reçu]. Depuis, aucune publication ne m'a été servie, alors que des sommes ont continué à être prélevées. Je vous demande de confirmer par écrit la date du dernier numéro servi, de m'adresser le décompte des numéros payés et non livrés, de me rembourser le solde correspondant et de mettre fin immédiatement à tout prélèvement ainsi qu'à la reconduction tacite prévue à l'article 12.3 de vos conditions générales de vente.

Je vous informe par ailleurs que je n'accepte pas le transfert de mon abonnement vers un autre titre de votre catalogue, que je n'ai pas commandé. Conformément à l'article L. 121-12 du Code de la consommation, la fourniture d'un service sans commande préalable du consommateur ne peut donner lieu à aucune obligation de paiement, et mon silence ne saurait valoir acceptation.

Je vous remercie de m'adresser, sur support durable, la confirmation de la prise en compte de ma demande, la date à laquelle le contrat prend fin ainsi que le décompte final, conformément à l'article L. 215-1-1 du Code de la consommation. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

[Votre signature]

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1. GEO Ado existe-t-il encore en 2026 ?

Non, pas sous ce nom. C'est le point le plus important de ce guide, et celui qui explique la majorité des recherches « résilier GEO Ado » aujourd'hui : le magazine ne s'appelle plus GEO Ado depuis la rentrée 2025.

Étape 1 — le changement de titre (août-septembre 2025). Union Presse, l'organe professionnel de la distribution de la presse, annonçait le 28 août 2025 : « Milan n'a pas fini d'innover et revient dans les linéaires avec un nouveau magazine dénommé Yam Yam. Le titre, tourné vers les cultures émergentes qui se destine aux adolescents, est vendu sous la codification 02982 et remplace le titre Géo Ado. » La codification kiosque 02982 est justement celle qui portait GEO Ado : ce n'est donc pas un nouveau magazine créé à côté, c'est bien le même emplacement commercial qui change de nom et de formule.

La nouvelle formule n'a plus grand-chose à voir avec l'ancienne : bimestriel de 100 pages vendu 6 € en kiosque, à lecture double sens (une moitié culture pop, musique, mode, ciné, séries ; l'autre moitié consacrée au manga, avec les 30 premières pages d'une série), plus deux hors-séries par an. Là où GEO Ado proposait des reportages, des carnets de voyage et de la découverte du monde à des collégiens, Yam Yam parle mangas, sneakers et films d'horreur.

Étape 2 — l'arrêt annoncé du titre (2026). Le 9 avril 2026, la direction de Bayard-Milan a annoncé un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) chez Milan Presse, filiale toulousaine du groupe Bayard : 27 suppressions de postes, soit environ 10 % des effectifs. Dans le compte rendu publié fin juin 2026 par France 3 Occitanie et repris par la CCFI, les représentants du personnel indiquent : « Le magazine Yam-Yam devrait disparaître emportant avec lui quatre emplois de journalistes », et citent, parmi les titres concernés par la réorganisation, « Pyrénées Magazine [...] revendu, Manon, Yam Yam ».

Vérification effectuée le 21 août 2026. L'arrêt de Yam Yam est rapporté par la presse spécialisée et par les représentants du personnel, dans le cadre d'une procédure d'information-consultation encore en cours à l'été 2026. À cette date, Milan Presse et le groupe Bayard n'avaient pas publié de communiqué grand public annonçant une date de dernier numéro. Ne considérez donc pas comme certain que votre abonnement soit déjà éteint : vérifiez d'abord votre situation réelle (dernier numéro reçu, prélèvements en cours) avant d'écrire.

DateÉvénementSource
28 août 2025Yam Yam remplace Géo Ado en kiosque (codification 02982), bimestriel 100 pages à 6 €Union Presse
Rentrée 2025Nouvelle formule moitié culture pop, moitié manga, 2 hors-séries par anUnion Presse / ActuaLitté
9 avril 2026Annonce du plan de sauvegarde de l'emploi chez Milan Presse : 27 postes supprimés (~10 % des effectifs)France 3 Occitanie / CCFI
Juin 2026Les représentants du personnel indiquent que Yam Yam « devrait disparaître » (4 postes de journalistes concernés)France 3 Occitanie / CCFI
21 août 2026Aucune communication publique de l'éditeur sur une date de dernier numéroVérification LettreXpress

Ce que cela change pour vous. Trois situations très différentes se cachent derrière la même recherche « résilier GEO Ado » :

  • Vous receviez GEO Ado et vous recevez maintenant Yam Yam — c'est le même abonnement, le même numéro d'abonné, le même service client. Il continue de courir tant que vous ne le résiliez pas.
  • Vous ne recevez plus rien depuis plusieurs mois mais vous êtes toujours prélevé — c'est le cas le plus problématique, et celui qui justifie une réclamation écrite avec demande de remboursement.
  • Vous recevez un autre magazine que vous n'avez jamais demandé — Milan Presse et Bayard éditent de nombreux titres jeunesse ; un basculement d'office vers un autre titre ne s'impose pas à vous (voir la section suivante sur l'article L. 121-12).

Attention à ne pas confondre deux magazines qui n'ont pas le même éditeur : GEO, le magazine de reportage pour adultes, est édité par Prisma Media ; GEO Ado était édité par Milan Presse (groupe Bayard), à Toulouse. N'envoyez pas votre courrier de résiliation à l'éditeur de GEO : ce n'est pas la même société et votre demande ne sera pas traitée.

2. Le magazine s'arrête : que devient mon abonnement en cours ?

C'est la question qui n'est traitée nulle part ailleurs, et pourtant c'est la seule qui compte quand un titre disparaît. Votre abonnement est un contrat de fourniture d'un magazine précis. Si ce magazine ne paraît plus, l'éditeur n'exécute plus sa prestation — et vous n'avez pas à financer une prestation qui n'est plus fournie.

Principe n° 1 — vous ne devez rien pour les numéros non servis. Un abonnement presse se paie d'avance contre un nombre de parutions. Les numéros non parus correspondent à une part du prix qui n'a pas de contrepartie. La pratique constante des éditeurs de presse dans ce cas est le remboursement au prorata des numéros restant dus, ou la proposition d'une contrepartie que vous êtes libre d'accepter ou de refuser.

Principe n° 2 — un basculement d'office vers un autre titre ne s'impose pas à vous. Quand un magazine s'arrête, l'éditeur propose fréquemment de « transférer » le solde de l'abonnement sur un autre titre de son catalogue. Cette proposition est parfaitement légitime — mais elle reste une proposition. Vous pouvez l'accepter, ou exiger le remboursement du solde en numéraire.

Article L. 121-12 du Code de la consommation : « Il est interdit d'exiger le paiement immédiat ou différé de biens ou de services fournis par un professionnel sans que ceux-ci aient fait l'objet d'une commande préalable du consommateur. » Le texte précise que le consommateur qui reçoit un bien ou un service non demandé n'a pas à le payer, et que l'absence de réponse de sa part ne vaut pas consentement. Autrement dit : si vous recevez d'office un magazine que vous n'avez jamais commandé, vous ne devez rien, et vous n'avez rien à renvoyer.

Ce que vous pouvez demander par écrit, dans un seul et même courrier :

  • La confirmation écrite de l'arrêt du titre et de la date du dernier numéro effectivement servi sur votre abonnement.
  • Le décompte des numéros payés mais non livrés, avec le montant correspondant.
  • Le remboursement en numéraire de ce solde, et non un avoir ou un transfert imposé.
  • L'arrêt immédiat de tout prélèvement au titre de cet abonnement, ainsi que la révocation du mandat SEPA associé.
  • Le refus explicite de tout basculement d'office vers un autre titre, si vous n'en voulez pas — en visant l'article L. 121-12 du Code de la consommation.
  • La confirmation qu'aucune reconduction tacite ne sera opérée à la prochaine échéance.

Ne vous contentez pas d'arrêter le prélèvement à la banque. Une révocation de mandat SEPA n'éteint pas le contrat : elle crée un impayé, et l'éditeur peut vous relancer pour les sommes restant contractuellement dues. La bonne séquence est toujours : (1) notifier par écrit la résiliation et/ou la demande de remboursement, (2) seulement ensuite, si les prélèvements persistent malgré cette notification, agir auprès de votre banque.

Combien de temps pour agir ? Deux prescriptions se combinent : l'action des professionnels contre les consommateurs pour les biens et services qu'ils leur fournissent se prescrit par deux ans (article L. 218-2 du Code de la consommation), tandis que l'action personnelle de droit commun — celle que vous exercez pour réclamer votre remboursement — se prescrit par cinq ans à compter du jour où vous avez connu les faits (article 2224 du Code civil). N'attendez pas cette limite : plus la réclamation est proche du dernier numéro reçu, plus elle est simple à instruire.

3. Ce que disent réellement les CGV Milan Presse (version du 11 février 2026)

Beaucoup de guides recopient des règles anciennes ou inventées. Voici ce que prévoient réellement les conditions générales de vente publiées par Milan Presse sur milan-jeunesse.com, dans leur version en vigueur au 11 février 2026.

L'éditeur. L'article 1 des CGV identifie MILAN PRESSE comme une Société par Actions Simplifiée au capital de 4 000 000 €, située 1 rond-point du Général Eisenhower, 31101 Toulouse Cedex 9, immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Toulouse sous le n° 342 069 143. Milan Presse est une filiale du groupe Bayard, dont la maison mère est immatriculée au RCS de Nanterre sous le n° 542 042 486 (15 boulevard Gabriel Péri, 92240 Malakoff).

Deux types d'abonnement, deux régimes. Les CGV distinguent l'« Abonnement Sans Engagement de Durée » (durée indéterminée, résiliable à tout moment, effet à la fin du mois en cours) et l'« Abonnement Avec Engagement de Durée », souscrit « pour une durée déterminée incompressible de 12 mois », tacitement reconduit pour une nouvelle période de 12 mois « sauf résiliation effectuée avant le terme de la période en cours ». Les abonnements magazine papier relèvent en général du second régime — vérifiez la mention figurant sur votre confirmation de commande.

Correction utile : les CGV Milan Presse ne prévoient AUCUN préavis chiffré de 30 jours pour un abonnement magazine. L'article 12.3 dit simplement que la résiliation d'un abonnement avec engagement « prend effet au terme de la durée du contrat initial, ou de la durée résultant de la reconduction tacite ». Il faut donc notifier avant l'échéance — mais le chiffre de « 30 jours de préavis » que l'on lit partout ailleurs ne figure pas dans le contrat. Prévoyez tout de même une marge de sécurité de quelques semaines pour l'acheminement et le traitement.

La lettre recommandée n'est pas obligatoire. L'article 12.3 des CGV ouvre expressément trois canaux au choix du client : le courrier recommandé avec accusé de réception adressé au service client, l'onglet « résiliation » de l'espace « Mon compte » sur milan-jeunesse.com, ou — si vous n'avez pas de compte — le formulaire de résiliation en ligne du site. Milan Presse s'engage à adresser par mail une confirmation de réception de la demande. Cette architecture est conforme à l'article L. 215-1-1 du Code de la consommation, que les CGV citent d'ailleurs intégralement.

Le droit de rétractation s'applique bien aux abonnements. L'article 5.1 des CGV exclut du droit de rétractation « les journaux, périodiques et magazines, sauf pour les Abonnements à ces publications ». C'est la transposition exacte de l'exception prévue par l'article L. 221-28 du Code de la consommation, qui réserve expressément les contrats d'abonnement. Vous disposez donc bien de 14 jours (article L. 221-18), qui courent, pour un abonnement, à compter de la réception du premier numéro. Exception notable : les CGV précisent que le client bénéficiant d'une période d'essai ne dispose pas d'un droit de rétractation, mais qu'il peut résilier pendant cette période d'essai.

La loi Châtel est citée dans le contrat. Les CGV reproduisent l'article L. 215-1 du Code de la consommation : le professionnel doit informer le consommateur, par lettre nominative ou courriel dédié, « au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction ». Retenez ces deux bornes : trois mois / un mois. Le délai de « 15 jours » et la « fenêtre de 20 jours » que l'on trouve encore sur beaucoup de sites correspondent à une rédaction ancienne et ne sont plus le droit applicable.

Le médiateur est nommément désigné. L'article 19.2 des CGV renvoie au CMAP (Centre de Médiation et d'Arbitrage de Paris), joignable par formulaire sur mediateur-conso.cmap.fr, par courriel à consommation@cmap.fr, ou par courrier à : CMAP — Service Médiation de la consommation, 39 avenue Franklin Roosevelt, 75008 Paris.

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4. Quand et sur quel fondement résilier votre abonnement ?

Selon votre situation, le fondement juridique à invoquer n'est pas le même — et il détermine ce que vous pouvez obtenir (simple arrêt, arrêt sans frais, ou remboursement).

Scénario 1 — Le titre ne paraît plus et vous êtes toujours prélevé. C'est le cas central de ce guide. Vous n'êtes pas sur le terrain de la résiliation ordinaire mais sur celui de l'inexécution : le magazine commandé n'est plus fourni. Demandez par écrit l'arrêt immédiat des prélèvements et le remboursement des numéros payés non servis, et refusez expressément tout basculement d'office vers un autre titre (article L. 121-12 du Code de la consommation).

Scénario 2 — Vous avez souscrit il y a moins de 14 jours. Exercez votre droit de rétractation (article L. 221-18). Les CGV prévoient que le délai court, pour un abonnement, à compter de la réception du premier numéro, et que la rétractation s'exerce par courrier à Milan Presse, TSA 40011, 93539 Aubervilliers Cedex, ou via le formulaire de rétractation du site. Remboursement des sommes versées sous 14 jours à compter de l'information de l'éditeur.

Scénario 3 — Vous voulez simplement ne pas être reconduit. Notifiez la résiliation avant le terme de la période de 12 mois en cours, par le canal de votre choix (en ligne ou LRAR). La résiliation prend effet à l'échéance, sans frais.

Scénario 4 — Vous n'avez jamais reçu l'avis d'échéance. Si Milan Presse ne vous a pas informé de votre faculté de non-reconduction dans la fenêtre légale (au plus tôt 3 mois, au plus tard 1 mois avant le terme), l'article L. 215-1 vous permet de mettre gratuitement fin au contrat à tout moment à compter de la date de reconduction. Les avances versées après cette date de reconduction vous sont remboursées dans les 30 jours, déduction faite des numéros effectivement servis jusqu'à la résiliation. À défaut de remboursement dans ces conditions, l'article L. 241-3 prévoit que les sommes dues portent intérêts au taux légal.

Nuance honnête sur la loi Châtel : elle vise les contrats de prestations de services à durée déterminée avec clause de reconduction tacite. L'application aux abonnements presse papier a pu être discutée en doctrine — mais la question est ici tranchée en pratique : Milan Presse reproduit elle-même l'article L. 215-1 dans ses CGV au titre de son obligation d'information (article L. 215-4). L'éditeur s'est donc placé sous ce régime, et vous pouvez l'invoquer sans crainte.

Scénario 5 — Hausse tarifaire. Les CGV distinguent deux cas. Pour un abonnement avec engagement, une augmentation ne s'applique qu'au terme de la période en cours, en cas de reconduction. Pour un abonnement sans engagement, Milan Presse doit vous prévenir au moins un mois avant l'entrée en vigueur de la hausse, précisément pour vous laisser le temps de résilier avant qu'elle ne s'applique — par formulaire en ligne ou par lettre recommandée.

Scénario 6 — Vous n'avez pas reçu un ou plusieurs numéros. L'article 10 des CGV prévoit que toute réclamation pour défaut de livraison est adressée à Milan Presse, TSA 40011, 93539 Aubervilliers Cedex, ou par mail à contact.mp@milan.fr. Faites cette réclamation avant d'invoquer une inexécution répétée : elle constitue la trace utile si vous devez ensuite demander la résolution du contrat.

5. Méthode 1 : résilier en ligne (gratuit, prévu par les CGV)

L'article L. 215-1-1 du Code de la consommation, issu de la loi DDADUE de 2023, impose que la résiliation soit possible par voie électronique dès lors que le contrat a été conclu par voie électronique — ou, plus largement, dès lors que le professionnel offre au consommateur la possibilité de contracter en ligne au jour de la résiliation. Milan Presse est dans ce second cas et met à disposition la fonctionnalité correspondante.

  • Si vous avez un compte — connectez-vous sur milan-jeunesse.com, ouvrez l'espace « Mon compte », puis l'onglet « résiliation » (article 12.3 des CGV).
  • Si vous n'avez pas de compte — utilisez le formulaire de résiliation accessible depuis la rubrique « Nous contacter » du site, expressément visé par les CGV.
  • Munissez-vous de votre numéro d'abonné — il figure sur l'étiquette-adresse collée sur le magazine, ou sur votre confirmation de commande par courriel.
  • Conservez la confirmation de réception — les CGV prévoient que Milan Presse adresse par mail une confirmation de réception de la demande de résiliation. Archivez ce message : il est daté, et c'est votre preuve la plus simple.

L'article L. 215-1-1 impose au professionnel, une fois la notification reçue, de vous confirmer cette réception et de vous informer sur support durable de la date à laquelle le contrat prend fin et des effets de la résiliation. Si vous ne recevez que l'accusé de réception sans jamais obtenir la date de fin, relancez par écrit en citant ce texte.

Quand la voie en ligne ne suffit pas. Le formulaire web est parfait pour un arrêt simple. Il l'est nettement moins dès qu'il y a une somme à récupérer : demande de remboursement au prorata de numéros non parus, contestation d'un basculement vers un autre titre, prélèvements poursuivis après la résiliation. Dans ces cas, un envoi recommandé avec avis de réception donne à votre demande une date certaine et un contenu opposable — c'est l'objet de la méthode suivante.

Idée reçue à corriger : « seule la lettre recommandée est valable ». C'est faux, et les CGV Milan Presse le démontrent puisqu'elles ouvrent trois canaux au choix. Ce que vous cherchez n'est pas un canal magique, c'est une preuve datée opposable : un accusé de réception postal signé, ou un courriel de confirmation horodaté de l'éditeur, remplissent tous deux cette fonction. La LRAR reste simplement la preuve la plus difficile à contester.

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6. Méthode 2 : la lettre recommandée et la bonne adresse

L'adresse du service clientèle de Milan Presse figure à l'article 19.1 des CGV. C'est la même que celle indiquée pour l'exercice du droit de rétractation (article 5.2) et pour les réclamations de livraison (article 10) :

Milan Presse — Service clientèle TSA 40011 93539 Aubervilliers Cedex

Le format « TSA » (Tri Service Arrivée) est une adresse postale d'entreprise sans numéro ni nom de rue : c'est normal, ne cherchez pas à la compléter. Indiquez le code TSA 40011 et le code postal 93539 exactement tels quels.

Ne confondez pas avec le siège social. L'article 1 des CGV situe la société au 1 rond-point du Général Eisenhower, 31101 Toulouse Cedex 9. C'est le siège de Milan Presse, pas le service abonnements : un courrier envoyé là-bas finira par arriver, mais avec un délai supplémentaire de traitement interne. Utilisez l'adresse TSA d'Aubervilliers pour tout ce qui concerne votre abonnement.

Autres coordonnées officielles, telles que publiées dans les CGV :

  • Courriel du service clientèle : contact.mp@milan.fr
  • Téléphone : 05 87 48 77 48 (prix d'un appel), du lundi au vendredi hors jours fériés, de 8h30 à 19h.
  • Médiateur de la consommation : CMAP — Service Médiation de la consommation, 39 avenue Franklin Roosevelt, 75008 Paris — consommation@cmap.fr — mediateur-conso.cmap.fr

Le téléphone sert à comprendre votre situation (retrouver un numéro d'abonné, savoir quel a été le dernier numéro servi), pas à résilier. Un appel ne laisse aucune trace exploitable. Après un échange téléphonique utile, confirmez systématiquement par écrit — un simple courriel à contact.mp@milan.fr reprenant ce qui a été dit vaut mieux que rien.

SituationFondement à citerEffetFrais
Titre arrêté, numéros payés non servisInexécution du contrat + art. L. 121-12Arrêt des prélèvements + remboursement du soldeAucun
Souscription de moins de 14 joursArt. L. 221-18 et L. 221-28Rétractation, remboursement sous 14 joursAucun
Refus de reconduction à échéanceArt. 12.3 des CGV Milan PresseFin à l'échéance de la période de 12 moisAucun
Avis d'échéance jamais reçuArt. L. 215-1 (loi Châtel)Fin gratuite à tout moment + remboursement sous 30 joursAucun
Hausse tarifaire notifiéeArt. 8.2 des CGV Milan PresseRésiliation avant l'entrée en vigueur de la hausseAucun
Magazine substitué non demandéArt. L. 121-12Rien à payer, rien à renvoyerAucun

Aucun frais de résiliation n'est prévu par les CGV Milan Presse, quel que soit le canal utilisé et quel que soit le motif. Si une somme vous est réclamée à ce titre, demandez par écrit sur quel article du contrat elle se fonde.

7. Modèle de lettre : résiliation, remboursement et refus de substitution

Ce modèle est conçu pour le cas de figure central de 2026 : un abonnement GEO Ado devenu Yam Yam, un titre annoncé comme arrêté, et des sommes éventuellement prélevées sans contrepartie. Sélectionnez l'option correspondant à votre situation et supprimez les autres. Joignez la copie de votre confirmation d'abonnement et, le cas échéant, les relevés bancaires des prélèvements contestés.

[Vos nom et prénom — le souscripteur-payeur] [Votre adresse complète] [Code postal et ville] [Adresse électronique et téléphone] Milan Presse — Service clientèle TSA 40011 93539 Aubervilliers Cedex Lettre recommandée avec accusé de réception Objet : Abonnement n° [numéro abonné] — GEO Ado, devenu Yam Yam — résiliation et demande de remboursement Madame, Monsieur, Je suis titulaire de l'abonnement référencé sous le numéro [numéro abonné], souscrit le [date de souscription] au magazine GEO Ado, servi depuis la rentrée 2025 sous le titre Yam Yam, au bénéfice de [prénom du lecteur, le cas échéant]. [Choisissez la ou les options correspondant à votre situation] • Option 1 (titre arrêté, sommes payées sans contrepartie) : Le dernier numéro que j'ai reçu au titre de cet abonnement porte la date du [date / n° du dernier magazine reçu]. Depuis, aucune publication ne m'a été servie, alors que des sommes ont continué à être prélevées, pour un total de [montant] € au titre des échéances du [dates]. Le contrat portant sur la fourniture régulière d'une publication déterminée, je vous demande de bien vouloir : (a) confirmer par écrit la date du dernier numéro servi sur mon abonnement, (b) m'adresser le décompte des numéros payés et non livrés, (c) me rembourser le solde correspondant par virement ou par le moyen de paiement initialement utilisé, et (d) mettre fin immédiatement à tout prélèvement au titre de cet abonnement ainsi qu'à la reconduction tacite prévue à l'article 12.3 de vos conditions générales de vente. • Option 2 (refus d'un basculement vers un autre titre) : Je vous informe que je n'accepte pas le transfert de mon abonnement vers un autre titre de votre catalogue, que je n'ai pas commandé. Conformément à l'article L. 121-12 du Code de la consommation, la fourniture d'un bien ou d'un service sans commande préalable du consommateur ne peut donner lieu à aucune obligation de paiement, et mon silence ne saurait valoir acceptation. Je vous demande en conséquence de cesser tout envoi de ce titre et de me rembourser le solde de mon abonnement en numéraire, et non sous forme d'avoir. • Option 3 (refus de reconduction tacite) : Conformément à l'article 12.3 de vos conditions générales de vente, je vous notifie ma décision de ne pas reconduire mon abonnement et vous demande d'y mettre fin au terme de la période de douze mois en cours, soit le [date d'échéance]. • Option 4 (information de non-reconduction jamais reçue — loi Châtel) : Je n'ai reçu aucune information écrite, par lettre nominative ni par courrier électronique dédié, m'informant de la possibilité de ne pas reconduire mon abonnement, dans la fenêtre prévue par l'article L. 215-1 du Code de la consommation, que vos conditions générales de vente reproduisent expressément. En application de ce texte, je mets gratuitement fin au contrat à compter de ce jour et vous demande le remboursement, dans le délai de trente jours, des avances effectuées depuis la dernière date de reconduction, déduction faite des numéros effectivement servis jusqu'à la présente résiliation. • Option 5 (rétractation — souscription de moins de 14 jours) : Conformément à l'article L. 221-18 du Code de la consommation et à l'article 5 de vos conditions générales de vente, j'exerce mon droit de rétractation pour l'abonnement souscrit le [date]. Je vous demande le remboursement de l'intégralité des sommes versées, dans le délai de quatorze jours prévu par ce même article. • Option 6 (hausse tarifaire) : Vous m'avez informé(e) le [date] d'une augmentation du prix de mon abonnement applicable à compter du [date]. Conformément à l'article 8.2 de vos conditions générales de vente, je vous notifie ma décision de résilier avant l'entrée en vigueur de cette augmentation. Je vous remercie de bien vouloir m'adresser, sur support durable, la confirmation de la prise en compte de ma demande, la date à laquelle le contrat prend fin, ainsi que le décompte final et les modalités de remboursement, conformément à l'article L. 215-1-1 du Code de la consommation. À défaut de réponse satisfaisante dans un délai de deux mois, je saisirai le Centre de Médiation et d'Arbitrage de Paris (CMAP), médiateur de la consommation désigné à l'article 19.2 de vos conditions générales de vente. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées. Fait à [Ville], le [Date] [Signature manuscrite] Pièces jointes : copie de la confirmation d'abonnement — relevés bancaires des prélèvements contestés — copie de l'étiquette-adresse du dernier numéro reçu.

8. Comment envoyer votre demande et quelle preuve conserver

Le canal détermine la solidité de votre preuve, pas la validité de votre demande. Voici les trois options réalistes et ce qu'elles valent concrètement en cas de contestation.

OptionPrix indicatifDélaiPreuve obtenueLimites
Formulaire en ligne milan-jeunesse.comGratuitImmédiatCourriel de confirmation de réception (prévu par l'art. 12.3 des CGV)Peu adapté à une demande de remboursement argumentée
Lettre recommandée au bureau de Poste≈ 6 €1 à 3 joursRécépissé de dépôt + avis de réception signéDéplacement et horaires de guichet
Lettre recommandée électronique (eIDAS)3 à 5 €ImmédiatPreuve électronique de dépôt et de réceptionLe destinataire doit accepter le pli ; parcours moins habituel pour un service abonnements
LettreXpress19,90 €Dépôt sous 24 hLRAR papier, avis de réception scanné, suivi et archivage inclusPlus cher que le dépôt en bureau de Poste

Recommandation : formulaire en ligne si vous voulez seulement arrêter un abonnement encore servi ; lettre recommandée dès qu'il y a de l'argent à récupérer. Dans ce second cas, la LRAR fait deux choses qu'un formulaire ne fait pas : elle date votre demande de façon incontestable, et elle fige par écrit le contenu exact de ce que vous réclamez.

Ce qu'il faut archiver, et combien de temps. Conservez ensemble : la confirmation d'abonnement d'origine, l'étiquette-adresse du dernier numéro reçu (elle porte votre numéro d'abonné et la date de fin d'abonnement prévue), la copie de votre courrier, le récépissé de dépôt, l'avis de réception signé, la réponse de l'éditeur, et les relevés bancaires des prélèvements. Gardez ce dossier cinq ans : c'est le délai de l'article 2224 du Code civil pour l'action personnelle par laquelle vous réclameriez votre remboursement.

Après l'envoi, un calendrier réaliste : acheminement en 1 à 3 jours ouvrés ; première présentation au service, qui est la date faisant foi ; retour de l'avis de réception sous 5 à 10 jours ouvrés en version papier ; réponse écrite du service clientèle généralement sous quelques semaines. Un ou deux numéros déjà imprimés peuvent encore vous parvenir après votre demande : ce n'est pas un refus de traitement.

9. Les prélèvements continuent alors que le magazine ne paraît plus : la marche à suivre

C'est la situation la plus irritante — et celle où l'ordre des actions compte vraiment. Beaucoup de gens commencent par la banque : c'est l'erreur qui coûte le plus cher, parce qu'elle transforme un litige contractuel en impayé.

  • Étape 1 — Documentez. Notez la date et le numéro du dernier magazine effectivement reçu, et listez les prélèvements postérieurs avec leurs dates et montants.
  • Étape 2 — Notifiez par écrit. Envoyez la demande de résiliation et de remboursement (modèle ci-dessus), de préférence en recommandé avec avis de réception, à Milan Presse, TSA 40011, 93539 Aubervilliers Cedex.
  • Étape 3 — Laissez un délai raisonnable. Comptez deux à quatre semaines. Les CGV prévoient une confirmation de réception par mail ; s'il ne vient rien du tout, relancez en citant l'article L. 215-1-1 du Code de la consommation.
  • Étape 4 — Agissez auprès de votre banque, seulement ensuite. Pour un prélèvement SEPA autorisé, l'article L. 133-25 du Code monétaire et financier ouvre un droit au remboursement dans les huit semaines suivant la date de débit, aux conditions qu'il prévoit. Pour une opération que vous n'avez pas autorisée, l'article L. 133-24 fixe le délai de contestation à treize mois à compter du débit.
  • Étape 5 — Révoquez le mandat SEPA une fois le contrat éteint. La révocation est la dernière étape, pas la première : elle empêche les prélèvements futurs mais ne règle jamais le passé et n'éteint aucune dette contractuelle.

Ne confondez pas les deux délais bancaires. Huit semaines (article L. 133-25) : remboursement d'un prélèvement que vous aviez autorisé. Treize mois (article L. 133-24) : contestation d'une opération non autorisée. Et surtout : une opposition bancaire n'est jamais une résiliation. Si vous vous contentez de bloquer le prélèvement sans écrire à l'éditeur, vous restez engagé contractuellement et vous vous exposez à des relances.

Si l'éditeur invoque un « transfert » sur un autre titre pour justifier la poursuite des prélèvements, répondez par écrit en visant l'article L. 121-12 du Code de la consommation : la fourniture d'un service sans commande préalable ne peut donner lieu à obligation de paiement, et votre silence ne vaut pas acceptation. Demandez le remboursement en numéraire du solde, pas un avoir.

10. Cas particuliers : abonnement cadeau, offre découverte, offre couplée, fratrie

Abonnement offert par un grand-parent ou un proche. C'est le souscripteur-payeur qui est juridiquement le client, même si l'adolescent est le destinataire du magazine. Seul lui peut résilier et seul lui peut recevoir un remboursement. Les CGV précisent d'ailleurs que le client ne peut pas changer le destinataire d'un abonnement en cours d'exécution. Si l'abonnement cadeau a été payé en une fois sans moyen de paiement récurrent enregistré, il ne devrait pas se reconduire ; vérifiez malgré tout les relevés du souscripteur.

Période d'essai. Les CGV sont explicites : quand vous bénéficiez d'une période d'essai, vous ne disposez pas du droit de rétractation, mais vous pouvez résilier l'abonnement pendant cette période d'essai selon les modalités de l'article 12. Posez-vous un rappel d'agenda le jour de la souscription : c'est le seul moyen fiable de ne pas laisser une offre d'essai basculer sans y avoir réfléchi.

Offre couplée ou pack multi-titres. Milan Presse commercialise des packs associant plusieurs publications, et parfois des services numériques comme BayaM. Listez explicitement dans votre demande chaque titre et chaque numéro d'abonné concernés. Une formulation vague laisse fréquemment une ligne active et génère des prélèvements résiduels plusieurs mois après.

Abonnement numérique associé. Les CGV réservent un régime distinct aux produits numériques : la résiliation d'un abonnement numérique sans engagement prend effet le lendemain de la date d'échéance mensuelle, et à défaut de résiliation avant cette échéance, l'abonnement se poursuit par périodes successives d'un mois. Si vous avez un pack papier + numérique, traitez les deux dans le même courrier mais mentionnez-les séparément.

Plusieurs enfants, plusieurs abonnements. Chaque abonnement a son propre numéro et sa propre échéance. Une lettre unique peut porter sur plusieurs abonnements à condition de les identifier un par un. En cas de doute — notamment si les échéances sont différentes — faites une demande par abonnement : c'est plus lourd à écrire, mais infiniment plus simple à faire exécuter.

Un réflexe qui fait gagner du temps : l'étiquette-adresse collée sur le magazine porte votre numéro d'abonné et, très souvent, la date de fin d'abonnement prévue. Photographiez-la avant de jeter le dernier numéro reçu. C'est la pièce que le service clientèle vous demandera en premier.

11. Recours si Milan Presse ne répond pas ou refuse le remboursement

Les CGV organisent elles-mêmes l'escalade. Suivez-la dans l'ordre : chaque étape rend la suivante plus solide.

  • Réclamation auprès du service clientèle — par écrit, à Milan Presse, TSA 40011, 93539 Aubervilliers Cedex, ou à contact.mp@milan.fr. C'est le préalable obligatoire à la médiation.
  • Médiation CMAP — si la réponse ne vous satisfait pas, ou si aucune réponse ne vous parvient dans un délai de deux mois après le dépôt de votre réclamation, vous pouvez saisir le Centre de Médiation et d'Arbitrage de Paris, médiateur nommément désigné à l'article 19.2 des CGV : mediateur-conso.cmap.fr, consommation@cmap.fr, ou CMAP — Service Médiation de la consommation, 39 avenue Franklin Roosevelt, 75008 Paris. La médiation de la consommation est gratuite pour le consommateur.
  • SignalConso — signalez la pratique sur signal.conso.gouv.fr. Le signalement est transmis à l'entreprise et alimente le ciblage des contrôles de la DGCCRF. C'est particulièrement pertinent si des prélèvements se poursuivent alors que la publication n'est plus servie.
  • Centre Européen des Consommateurs France — europe-consommateurs.eu, si votre litige comporte une dimension transfrontalière.
  • Juge des contentieux de la protection — en dernier recours, pour les litiges de la vie courante. Votre dossier est déjà constitué si vous avez suivi les étapes précédentes : courrier, avis de réception, réponse ou absence de réponse, relevés bancaires.

Information importante et souvent périmée ailleurs : la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges (RLL / ODR) de la Commission européenne a cessé de fonctionner le 20 juillet 2025. Beaucoup de conditions générales — y compris certaines encore en ligne — continuent d'y renvoyer. Ne perdez pas de temps à la chercher : pour Milan Presse, le bon interlocuteur est le CMAP, nommément désigné dans les CGV.

Deux prescriptions à ne pas confondre. L'article L. 218-2 du Code de la consommation prescrit par deux ans l'action des professionnels contre les consommateurs pour les biens et services qu'ils leur fournissent : c'est la limite au-delà de laquelle un éditeur ne peut plus vous réclamer un impayé. L'article 2224 du Code civil prescrit par cinq ans les actions personnelles : c'est le délai dans lequel vous pouvez, vous, réclamer un remboursement. Ce ne sont pas les mêmes délais et ils ne jouent pas dans le même sens.

Un mot sur la charge de la preuve. Dans un litige d'abonnement presse, c'est le professionnel qui doit être en mesure de justifier de l'exécution de sa prestation — donc des numéros effectivement expédiés. Votre travail se limite à établir deux choses : que vous avez payé, et que vous avez demandé par écrit l'arrêt et le remboursement. D'où l'importance d'un courrier daté et d'un avis de réception conservé.

12. Les 8 erreurs à éviter absolument

Voici les erreurs les plus fréquentes qui font échouer une résiliation GEO Ado. Évitez-les soigneusement.

  • ❌ Chercher à résilier « GEO Ado » alors que le titre n'existe plus sous ce nom. Depuis la rentrée 2025, l'abonnement est servi sous le titre Yam Yam. Mentionnez les deux noms et votre numéro d'abonné pour que le service identifie immédiatement le contrat.

  • ❌ Écrire à l'éditeur du magazine GEO. GEO, le magazine de reportage pour adultes, est édité par Prisma Media ; GEO Ado était édité par Milan Presse (groupe Bayard). Ce ne sont ni la même société, ni la même adresse, ni le même service abonnements.

  • ❌ Commencer par bloquer le prélèvement à la banque. Une opposition ou une révocation de mandat SEPA n'éteint aucun contrat : elle crée un impayé et déclenche des relances. Notifiez d'abord par écrit, puis seulement ensuite, si nécessaire, agissez auprès de votre banque.

  • ❌ Accepter par défaut un basculement vers un autre magazine. L'article L. 121-12 du Code de la consommation prévoit que la fourniture d'un service sans commande préalable n'oblige à aucun paiement et que le silence ne vaut pas consentement. Refusez explicitement par écrit et demandez le remboursement en numéraire plutôt qu'un avoir.

  • ❌ Croire que « seule la LRAR est valable ». Faux : les CGV Milan Presse ouvrent trois canaux au choix, dont deux en ligne. Ce qui compte est la preuve datée opposable — courriel de confirmation horodaté ou avis de réception signé.

  • ❌ Appliquer un préavis de 30 jours ou une fenêtre Châtel de 20 jours. Ni l'un ni l'autre ne figure dans les textes applicables : les CGV ne fixent aucun préavis chiffré, et l'article L. 215-1 retient une information due au plus tôt 3 mois et au plus tard 1 mois avant le terme.

  • ❌ Oublier le numéro d'abonné. Il figure sur l'étiquette-adresse du magazine et sur la confirmation de commande. Photographiez cette étiquette avant de jeter le dernier numéro reçu : c'est la première pièce que le service clientèle réclamera.

  • ❌ Renvoyer à la plateforme européenne de règlement des litiges en ligne. Elle a cessé de fonctionner le 20 juillet 2025. Le médiateur compétent, désigné dans les CGV Milan Presse, est le CMAP à Paris.

⚖️ Loi DDADUE 2023 — Et la résiliation en 3 clics ?

L'article L. 215-1-1 du Code de la consommation, issu de la loi DDADUE de 2023, impose la résiliation par voie électronique dès lors que le contrat a été conclu par voie électronique, ou que le professionnel offre au consommateur la possibilité de contracter en ligne au jour de la résiliation. Milan Presse cite ce texte intégralement dans ses CGV et met en place la fonctionnalité correspondante : onglet « résiliation » dans l'espace « Mon compte » sur milan-jeunesse.com, ou formulaire de résiliation en ligne pour les clients sans compte (article 12.3 des CGV en vigueur au 11/02/2026). L'éditeur doit ensuite confirmer la réception de la notification et vous informer, sur support durable, de la date à laquelle le contrat prend fin et des effets de la résiliation. La voie électronique convient parfaitement pour un simple arrêt d'abonnement. Dès qu'une somme est à récupérer — numéros payés non servis, prélèvements postérieurs à l'arrêt du titre, refus d'un basculement vers un autre magazine — la lettre recommandée avec avis de réception reste préférable, parce qu'elle donne une date certaine et un contenu opposable à votre demande.

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« On nous a envoyé d'office un autre magazine à la place, que ma fille n'a jamais ouvert. Le passage sur l'article L. 121-12 dans la lettre a suffi : arrêt des envois et remboursement du solde, sans discussion. »

★★★★★— Julien P., Toulouse

Questions fréquentes sur la résiliation GEO Ado

GEO Ado existe-t-il encore en 2026 ?

Non, pas sous ce nom. Union Presse annonçait le 28 août 2025 que Milan Presse lançait Yam Yam, « vendu sous la codification 02982 », qui « remplace le titre Géo Ado ». La nouvelle formule est un bimestriel de 100 pages à 6 €, moitié culture pop, moitié manga. Par ailleurs, Yam Yam est lui-même annoncé comme arrêté dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi engagé chez Milan Presse depuis avril 2026, selon France 3 Occitanie et la CCFI (juin 2026). À la date de vérification de ce guide, le 21 août 2026, l'éditeur n'avait pas publié de communiqué grand public annonçant une date de dernier numéro.

Le magazine ne paraît plus mais je suis toujours prélevé : que faire ?

Écrivez avant de toucher à votre banque. Demandez par écrit à Milan Presse la confirmation de la date du dernier numéro servi, le décompte des numéros payés non livrés, le remboursement du solde en numéraire et l'arrêt de tout prélèvement. Envoyez cette demande à Milan Presse, TSA 40011, 93539 Aubervilliers Cedex, de préférence en recommandé avec avis de réception. Ce n'est qu'ensuite, si les prélèvements se poursuivent, que vous sollicitez votre banque : article L. 133-25 du Code monétaire et financier (remboursement d'un prélèvement autorisé, dans les huit semaines) ou article L. 133-24 (contestation d'une opération non autorisée, treize mois).

Milan Presse peut-il basculer mon abonnement sur un autre magazine sans mon accord ?

Il peut vous le proposer, pas vous l'imposer. L'article L. 121-12 du Code de la consommation interdit d'exiger le paiement de biens ou de services fournis sans commande préalable du consommateur, et précise que l'absence de réponse ne vaut pas consentement. Si vous recevez d'office un titre que vous n'avez pas demandé, vous ne devez rien payer et vous n'avez rien à renvoyer. Écrivez pour refuser explicitement le transfert et demander le remboursement du solde en numéraire plutôt qu'un avoir.

Faut-il obligatoirement une lettre recommandée pour résilier ?

Non. L'article 12.3 des CGV Milan Presse en vigueur au 11 février 2026 ouvre trois canaux au choix : le courrier recommandé avec accusé de réception adressé au service client, l'onglet « résiliation » de l'espace « Mon compte » sur milan-jeunesse.com, ou le formulaire de résiliation en ligne si vous n'avez pas de compte. Milan Presse doit vous adresser par mail une confirmation de réception. Ce que vous cherchez, c'est une preuve datée opposable — la LRAR reste simplement la plus difficile à contester, ce qui la rend préférable dès qu'une somme est en jeu.

Quelle est la bonne adresse pour écrire à Milan Presse ?

Milan Presse — Service clientèle, TSA 40011, 93539 Aubervilliers Cedex. Cette adresse figure à l'article 19.1 des CGV, et c'est la même que celle prévue pour l'exercice du droit de rétractation et pour les réclamations de livraison. Le siège social de la société est distinct : 1 rond-point du Général Eisenhower, 31101 Toulouse Cedex 9. Ne confondez pas non plus avec l'éditeur du magazine GEO pour adultes, qui est Prisma Media et n'a rien à voir avec la gestion de votre abonnement.

Quel préavis dois-je respecter pour résilier ?

Les CGV Milan Presse ne fixent aucun préavis chiffré pour un abonnement magazine. L'article 12.3 prévoit simplement que la résiliation d'un abonnement avec engagement de durée « prend effet au terme de la durée du contrat initial, ou de la durée résultant de la reconduction tacite ». Il faut donc notifier avant l'échéance de la période de douze mois en cours. Le « préavis de 30 jours » que l'on lit sur de nombreux sites ne figure pas dans le contrat ; prévoyez tout de même quelques semaines de marge pour l'acheminement et le traitement.

La loi Châtel s'applique-t-elle à mon abonnement ?

Milan Presse s'est placée sous ce régime : les CGV reproduisent intégralement l'article L. 215-1 du Code de la consommation au titre de l'obligation d'information de l'article L. 215-4. L'éditeur doit vous informer de la possibilité de ne pas reconduire, par lettre nominative ou courriel dédié, au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme. À défaut, vous pouvez mettre gratuitement fin au contrat à tout moment à compter de la date de reconduction, et les avances postérieures vous sont remboursées dans les trente jours, déduction faite des numéros servis. Attention : les délais de « 15 jours » et la « fenêtre de 20 jours » encore relayés ailleurs correspondent à une rédaction ancienne du texte.

J'ai souscrit il y a moins de 14 jours : puis-je me rétracter ?

Oui. L'article L. 221-28 du Code de la consommation exclut du droit de rétractation la fourniture de journaux, périodiques et magazines, mais réserve expressément les contrats d'abonnement à ces publications. Les CGV Milan Presse reprennent cette exception mot pour mot à l'article 5.1. Vous disposez donc de quatorze jours (article L. 221-18), qui courent à compter de la réception du premier numéro pour un abonnement. Rétractation par courrier à Milan Presse, TSA 40011, 93539 Aubervilliers Cedex, ou via le formulaire de rétractation du site ; remboursement sous quatorze jours. Exception : pendant une période d'essai, il n'y a pas de droit de rétractation, mais l'abonnement peut être résilié.

Y a-t-il des frais de résiliation ?

Aucun frais de résiliation n'est prévu par les CGV Milan Presse, quel que soit le canal utilisé et quel que soit le motif invoqué. Si une somme vous est réclamée à ce titre, demandez par écrit sur quel article du contrat elle se fonde. Rappelez au passage que l'exercice du droit de rétractation n'entraîne, selon l'article 5.3 des CGV, le paiement d'aucun frais pour le client.

Milan Presse ne répond pas : quel recours ?

Adressez d'abord une réclamation écrite au service clientèle : c'est le préalable obligatoire. Si la réponse ne vous satisfait pas, ou en l'absence de réponse dans un délai de deux mois, saisissez gratuitement le médiateur nommément désigné à l'article 19.2 des CGV : le CMAP — Service Médiation de la consommation, 39 avenue Franklin Roosevelt, 75008 Paris (mediateur-conso.cmap.fr, consommation@cmap.fr). Vous pouvez aussi signaler la situation sur signal.conso.gouv.fr. Ne cherchez pas la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges : elle a cessé de fonctionner le 20 juillet 2025, même si de nombreuses conditions générales y renvoient encore.

✅ Ce qu'il faut retenir

  • 1GEO Ado n'existe plus sous ce nom : Milan Presse l'a remplacé par Yam Yam à la rentrée 2025, et Yam Yam est annoncé comme arrêté dans le cadre du plan social Milan Presse (sources presse, juin 2026 — pas de communiqué éditeur à la date du 21/08/2026).
  • 2Si des prélèvements se poursuivent sans magazine servi : demandez par écrit le décompte des numéros payés non livrés et leur remboursement en numéraire, pas un avoir.
  • 3Un basculement d'office vers un autre titre ne s'impose pas à vous : article L. 121-12 du Code de la consommation — rien à payer, rien à renvoyer, le silence ne vaut pas acceptation.
  • 4Trois canaux de résiliation au choix selon l'article 12.3 des CGV : LRAR au service client, onglet « résiliation » de l'espace Mon compte, ou formulaire en ligne. La LRAR est préférable dès qu'une somme est en jeu.
  • 5Adresse : Milan Presse — Service clientèle, TSA 40011, 93539 Aubervilliers Cedex. Téléphone 05 87 48 77 48, courriel contact.mp@milan.fr. Aucun frais de résiliation prévu au contrat.
  • 6En cas de blocage : réclamation écrite, puis médiation gratuite auprès du CMAP (39 av. Franklin Roosevelt, 75008 Paris) après deux mois sans réponse satisfaisante, et signalement sur signal.conso.gouv.fr.
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« Je ne savais même plus quel était le nom du magazine, entre GEO Ado et Yam Yam. Avoir la bonne adresse TSA et le bon numéro d'abonné a tout débloqué. Scan de l'accusé de réception reçu en 48 h, ça m'a évité un aller-retour à La Poste. »

★★★★☆— Audrey L., Lille

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