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Comment résilier son abonnement Science & Vie ? Guide 2026 et modèle de lettre

La vraie règle de la loi Chatel pour la presse, la résiliation en quelques clics, le piège des offres 2 ans avec cadeau, et l’adresse à laquelle écrire sans se tromper

★★★★★4,9/5 sur 23 674 avis·Mis à jour le 16 août 2026·Par Équipe juridique LettreXpress
Résilier Science & Vie — guide LettreXpress

1913

Créé en

Mensuel

Périodicité

Reworld Media (depuis le rachat du pôle magazines de Mondadori France en 2019)

Groupe éditeur

Reworld Media Magazines (SAS)

Filiale d’édition magazines

452 791 262

SIREN filiale édition

40 avenue Aristide Briand, 92220 Bagneux

Siège filiale édition

439 546 011 (Reworld Media, Boulogne-Billancourt)

SIREN tête de groupe

≈ 120 388 exemplaires (ACPM, 2025)

Diffusion France payée

Applicable (article L. 215-1 du Code de la consommation)

Loi Chatel

Aucun

Frais de résiliation

💬 Un abonné de Science & Vie découvre en relevant son compte qu’il vient d’être prélevé pour deux années supplémentaires, sur une offre « 2 ans » souscrite par coupon avec un cadeau qu’il avait complètement oublié. Il cherche l’adresse du service abonnements et tombe sur trois adresses différentes selon les sites, dont une boîte postale de province recopiée depuis des années. Il envoie sa lettre au hasard : elle revient trois semaines plus tard, échéance manquée. La bonne nouvelle, c’est que le droit lui est très favorable dans cette situation précise — s’il n’a pas reçu l’avis d’information prévu par la loi Chatel, il peut résilier gratuitement à tout moment à compter de la reconduction et réclamer les sommes prélevées depuis. Encore faut-il écrire à la bonne société, avec les bons mots, et garder la preuve de l’envoi. C’est exactement l’objet de ce guide.

📦 Réponse rapide

Un abonnement Science & Vie souscrit pour un an ou deux ans se reconduit tacitement à son terme. Pour l’arrêter, notifiez votre demande par écrit au service abonnements — idéalement par lettre recommandée avec accusé de réception — en indiquant votre numéro d’abonné et en vous opposant expressément à la reconduction. La loi Chatel (article L. 215-1 du Code de la consommation) impose à l’éditeur de vous informer de votre droit de non-reconduction au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant la date limite permettant de rejeter la reconduction. À défaut, vous pouvez résilier gratuitement à tout moment à compter de la reconduction et obtenir la restitution des sommes versées depuis. Si l’abonnement a été souscrit en ligne, l’éditeur doit en outre proposer une résiliation en quelques clics depuis l’espace abonné (article L. 215-1-1).

★★★★★4,9/5· 23 674 avis vérifiés

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« Offre 2 ans avec cadeau souscrite par coupon, oubliée, et reconduite d’un coup pour deux années de plus. Je n’avais reçu aucun avis avant la reconduction. La lettre reprenant l’article L. 215-1 est partie en recommandé : résiliation actée et remboursement de la période reconduite un mois plus tard. »

★★★★★— Michel R., Besançon

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📍 Adresse de résiliation

Science & Vie — Reworld Media Magazines

Service Abonnements — 40 avenue Aristide Briand

92220 Bagneux

Service Résiliation — Science & Vie

📄 Aperçu de votre lettre Science & Vie

[Vos nom et prénom]

[Votre adresse]

[Code postal — Ville]

[Téléphone] · [Email]

Science & Vie — Reworld Media Magazines

Service Abonnements — 40 avenue Aristide Briand

92220 Bagneux

[Votre ville], le 18 octobre 2026

Lettre recommandée avec accusé de réception

Objet : Résiliation de mon abonnement Science & Vie n°[numéro d’abonné]

Madame, Monsieur,

Je suis titulaire de l’abonnement n°[numéro d’abonné] au magazine Science & Vie, formule [magazine papier / numérique / intégrale / magazine + hors-séries], souscrit le [date de souscription] pour une durée de [12 / 24] mois.

Par la présente, je vous notifie ma décision d’y mettre fin et je m’oppose expressément à toute reconduction tacite du contrat, à compter de son échéance du [date d’échéance].

Je vous informe par ailleurs que je révoque, à compter de la date d’effet de la résiliation, toute autorisation de prélèvement automatique consentie à votre profit.

Je vous remercie de bien vouloir m’adresser une confirmation écrite précisant la date d’effet de la résiliation, l’arrêt des prélèvements et, le cas échéant, le décompte détaillé de remboursement.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

[Votre signature]

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1. Qui édite Science & Vie en 2026 et à qui adresser votre résiliation ?

Avant d’écrire, il faut savoir à qui l’on écrit — et sur ce point précis, le web francophone est truffé d’informations périmées. Science & Vie, mensuel de vulgarisation scientifique fondé en 1913, a longtemps été édité par Mondadori France. En 2019, l’ensemble du pôle magazines de Mondadori France a été racheté par le groupe Reworld Media, coté sur Euronext Growth. Depuis, le titre appartient à cet ensemble éditorial.

Le groupe se structure en plusieurs sociétés distinctes, et c’est là que naissent les erreurs d’adressage. La tête de groupe, REWORLD MEDIA, est immatriculée sous le SIREN 439 546 011 et son siège se situe à Boulogne-Billancourt (92100). La filiale d’édition de magazines, REWORLD MEDIA MAGAZINES, société par actions simplifiée, est immatriculée sous le SIREN 452 791 262 et son siège est déclaré au 40 avenue Aristide Briand, 92220 Bagneux. D’autres entités du même groupe (Reworld Media France, Reworld Media Publishing, immatriculée au RCS de Nanterre sous le n° 802 743 781, 16 rue du Dôme à Boulogne-Billancourt) exploitent les portails d’abonnements et encaissent selon les campagnes.

Conséquence très concrète : selon la campagne d’abonnement et le portail par lequel vous êtes passé, votre cocontractant peut ne pas être la même société du groupe. Ne devinez pas. Regardez le nom du bénéficiaire du prélèvement sur votre relevé bancaire et l’en-tête de votre facture d’abonnement : c’est cette société-là qui est votre interlocuteur juridique, et c’est à elle qu’il faut adresser la notification.

Ce que nous avons retiré de ce guide, et pourquoi. Une version antérieure de cette page indiquait une adresse de service abonnements située à Noailles (60438). Vérification faite, cette adresse est celle d’un prestataire de routage de presse utilisé par plusieurs éditeurs français : elle est exacte pour certains titres et parfaitement fausse pour d’autres. Nous n’avons pas pu la confirmer sur une source officielle propre à Science & Vie. Nous l’avons donc supprimée plutôt que de vous faire perdre trois semaines et une échéance avec un courrier retourné à l’expéditeur.

Côté audience, l’ACPM, organisme français de certification de la diffusion des médias, retient pour Science & Vie une diffusion France payée d’environ 120 388 exemplaires en 2025, pour une parution mensuelle. Autrement dit un service abonnements industrialisé, qui traite des dizaines de milliers de courriers : plus votre lettre est précise (numéro d’abonné, formule, date d’échéance), plus elle sera traitée vite.

2. Quelle formule avez-vous souscrite ? La règle de sortie n’est pas la même

Science & Vie se décline en plusieurs familles d’abonnements, et la façon d’en sortir dépend directement de celle que vous avez choisie. Reprenez votre email de confirmation avant toute chose.

Type de formuleFonctionnementComment en sortir
Abonnement 1 an ou 2 ans payé comptantDurée déterminée, à tacite reconduction au termeOpposition écrite à la reconduction avant l’échéance — terrain de la loi Chatel
Abonnement « liberté » / durée libre prélevé périodiquementReconduction automatique par périodes courtesDemande écrite à tout moment ; effet à la fin de la période en cours
Formule numérique seule (accès aux contenus en ligne)Souvent conclue en ligneRésiliation en quelques clics depuis l’espace abonné (L. 215-1-1)
Formule intégrale magazine + numériqueUn seul contrat, deux canaux de livraisonRésiliation globale, ou changement de formule si vous ne voulez arrêter qu’un canal
Offre découverte / promotionnelleTarif réduit pendant quelques mois, puis bascule au plein tarifSurveiller la date de bascule, pas la date de souscription
Abonnement couplé avec les hors-séries ou un titre frèrePlusieurs lignes, parfois facturées séparémentRésilier ligne par ligne, en nommant chaque publication

Le piège n° 1 chez Science & Vie : les offres longue durée. Le titre pratique de longue date des formules 24 mois très remisées, souvent assorties d’un cadeau (montre, coffret, hors-série collector, enceinte…). Ces offres sont parfaitement licites, mais elles produisent deux effets qu’il faut anticiper : la première fenêtre de sortie n’arrive qu’au bout de deux ans, et la question de la restitution ou de la facturation du cadeau se pose si vous demandez une résiliation anticipée. Relisez la clause : elle figure dans les conditions particulières de l’offre, pas dans les CGV générales.

Sur les résiliations anticipées d’offres avec prime, la position raisonnable est la suivante : vous devez le prix de ce que vous avez consommé, l’éditeur vous doit le remboursement de ce qu’il ne vous a pas servi, et la prime ne peut pas être transformée en pénalité déguisée qui absorberait la totalité du remboursement. Si le décompte final vous paraît fantaisiste, demandez-le par écrit et détaillé : numéros servis, numéros restants, valeur retenue pour la prime. Un décompte qu’on refuse de vous écrire est rarement un décompte solide.

Le piège n° 2 : la carte bancaire expirée. Beaucoup d’abonnés croient avoir résilié parce que le prélèvement a échoué. C’est faux. Le contrat reste vivant, la créance continue de courir, et vous vous exposez à des relances puis à un dossier de recouvrement. Faire échouer un paiement n’est jamais une résiliation.

Le piège n° 3 : croire que « ne pas renvoyer le bulletin » suffit. Un abonnement à tacite reconduction ne s’éteint pas tout seul : il se renouvelle tant que personne ne s’y oppose. Seule une opposition écrite, datée et prouvée met fin au contrat.

3. Loi Chatel : la vraie règle de l’article L. 215-1, pas celle qu’on recopie partout

C’est le point le plus mal restitué du web francophone, et c’est aussi celui qui vous rapporte le plus d’argent quand il est bien compris. Voici ce que dit réellement l’article L. 215-1 du Code de la consommation, applicable aux contrats de prestation de services conclus avec un consommateur et comportant une clause de reconduction tacite — ce qui est bien le cas d’un abonnement presse à durée déterminée.

Le professionnel informe le consommateur par écrit — lettre nommément adressée ou courrier électronique dédié — au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction, de la possibilité de ne pas reconduire le contrat. Si cette information ne lui a pas été adressée dans ces conditions, le consommateur peut mettre un terme au contrat gratuitement, à tout moment à compter de la date de reconduction.

Les deux erreurs que l’on lit partout, et qui coûtent cher :

  • ❌ « L’éditeur doit vous prévenir entre 3 mois et 15 jours avant l’échéance. » Faux. La fenêtre légale de l’article L. 215-1 est de trois mois au plus tôt et un mois au plus tard avant le terme de la période permettant de rejeter la reconduction.
  • ❌ « Vous disposez de 20 jours après l’avis tardif pour résilier. » Faux pour la presse. Le délai de vingt jours à compter de la date d’envoi de l’avis relève de l’article L. 113-15-1 du Code des assurances, qui ne concerne que les contrats d’assurance à tacite reconduction. Le transposer à un abonnement magazine, c’est s’enfermer dans un délai couperet qui n’existe pas — et renoncer à un droit bien plus favorable.
  • ✅ La sanction réelle en droit de la consommation est ouverte, pas fermée : si l’information n’a pas été adressée dans les formes et les délais, vous résiliez gratuitement, à tout moment, à compter de la reconduction. Aucun délai ne vous enferme.

Et le remboursement ? Lorsque vous résiliez sur ce fondement, les sommes versées à compter de la date de reconduction vous sont restituées. Si la restitution tarde, ces sommes deviennent productives d’intérêts au taux légal. Il est donc parfaitement légitime — et recommandé — de demander dans la même lettre la résiliation et la restitution.

Votre situationFondementCe que vous pouvez obtenir
Avis d’échéance reçu dans la fenêtre légaleL. 215-1Non-reconduction si vous répondez avant la date limite indiquée
Avis reçu trop tard, ou jamais reçuL. 215-1Résiliation gratuite à tout moment à compter de la reconduction
Sommes prélevées après la reconduction contestéeL. 215-1Restitution intégrale, intérêts au taux légal en cas de retard
Abonnement conclu en ligneL. 215-1-1Fonctionnalité de résiliation électronique en quelques clics
Abonnement souscrit à distance il y a moins de 14 joursL. 221-18Rétractation sans motif ni pénalité

Faut-il prouver que l’avis n’est jamais arrivé ? Non. La charge de la preuve pèse sur le professionnel : c’est à lui de démontrer qu’il a bien adressé l’information dans les formes et les délais. Écrivez simplement : « je n’ai reçu aucune information préalable au sens de l’article L. 215-1 du Code de la consommation ». Vous n’avez rien d’autre à établir.

Cas particulier des offres 24 mois. La loi Chatel joue au terme de la période contractuelle, donc à la fin des deux ans, et non à chaque anniversaire annuel. Notez la date exacte dans votre agenda dès la souscription : sur un contrat biennal, l’oubli coûte deux années supplémentaires, pas une.

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4. Souscrit en ligne ? La résiliation en quelques clics est obligatoire (L. 215-1-1)

Si vous avez souscrit par voie électronique — sur un site d’abonnement, depuis une offre reçue par email, depuis votre téléphone — vous bénéficiez d’un droit récent et largement ignoré des abonnés presse : l’article L. 215-1-1 du Code de la consommation, issu de la loi dite DDADUE et applicable depuis le 1er juin 2023.

Le principe est simple. Lorsqu’un contrat a été conclu en ligne, le professionnel doit permettre au consommateur d’y mettre fin également en ligne, par une fonctionnalité gratuite, permanente, directe et facile d’accès. Concrètement : un bouton clairement identifiable depuis l’espace abonné, sans passer par un conseiller téléphonique ni par un courrier obligatoire.

  • Étape 1 — Connectez-vous à l’espace abonné du portail sur lequel vous avez souscrit, avec l’adresse email utilisée lors de la commande.
  • Étape 2 — Ouvrez la rubrique de gestion d’abonnement (« Mon abonnement », « Mon compte », « Gérer mon abonnement » selon les versions).
  • Étape 3 — Cliquez sur la fonctionnalité de résiliation, complétez le formulaire s’il s’en affiche un, puis validez.
  • Étape 4 — Le professionnel doit vous adresser une confirmation sur un support durable, mentionnant la date d’effet. Conservez cet email : c’est votre preuve.

Ce droit ne couvre que les contrats conclus par voie électronique. Un abonnement souscrit par coupon-réponse papier glissé dans le magazine, par téléphone, lors d’un salon, via un vendeur à domicile ou par un comité d’entreprise n’entre pas dans ce cadre : pour ceux-là, la notification écrite reste la voie de référence. Or les offres presse avec prime sont très souvent vendues par coupon ou par téléphone — vérifiez comment vous avez réellement souscrit avant de chercher un bouton qui n’a peut-être aucune raison d’exister.

Le bouton n’existe pas ou renvoie une erreur ? N’insistez pas. Faites une capture d’écran horodatée du parcours bloqué, puis basculez immédiatement sur la lettre recommandée. Le manquement à l’article L. 215-1-1 est sanctionné administrativement, mais il ne suspend pas votre échéance : c’est la date de votre notification écrite qui compte. La capture servira d’élément de contexte devant le médiateur ou la DGCCRF.

Pourquoi doubler d’une LRAR même quand le bouton fonctionne ? Parce qu’un clic ne laisse de trace que chez celui qui héberge le serveur. Si un prélèvement passe malgré tout et que l’email de confirmation n’est jamais arrivé, vous n’avez plus rien à opposer. Une lettre recommandée avec accusé de réception produit une preuve datée détenue par un tiers indépendant, La Poste.

5. Vous venez de vous abonner : les 14 jours de rétractation (L. 221-18)

Si votre abonnement est tout récent, ne parlez pas de résiliation : parlez de rétractation. C’est plus rapide, cela n’exige aucun motif, et cela donne droit à un remboursement intégral.

L’article L. 221-18 du Code de la consommation ouvre au consommateur un délai de quatorze jours pour se rétracter d’un contrat conclu à distance (internet, téléphone) ou hors établissement, sans avoir à se justifier ni à supporter de pénalité.

Nuance décisive pour la presse, et souvent mal comprise par les services clients : l’article L. 221-28 du Code de la consommation exclut du droit de rétractation la fourniture de journaux, de périodiques et de magazines — sauf pour les contrats d’abonnement à ces publications. L’achat d’un numéro isolé n’est donc pas rétractable, mais votre abonnement, lui, l’est bien. Si on vous répond que « la presse n’est pas rétractable », citez l’exception : elle est écrite noir sur blanc dans le texte.

Point de départ du délai. Pour un contrat de prestation de services, le délai court à compter de la conclusion du contrat. Certaines conditions générales du secteur presse retiennent une formulation plus généreuse, faisant partir le délai de la réception du premier numéro — une stipulation plus favorable au consommateur reste valable et vous pouvez vous en prévaloir si elle figure dans les CGV que vous avez acceptées. Dans le doute, agissez au plus tôt : la sécurité juridique est du côté de celui qui écrit vite.

Le cas du contenu numérique. Pour la fourniture d’un contenu numérique non fourni sur support matériel — l’accès immédiat aux articles en ligne, par exemple — le droit de rétractation tombe si l’exécution a commencé avant la fin du délai de quatorze jours, avec votre accord préalable exprès et la reconnaissance explicite que vous perdez ce droit. Ces deux conditions sont cumulatives et doivent avoir été formalisées au moment de la commande. Aucune case de ce type ne vous a été présentée ? La renonciation ne vous est pas opposable et vos quatorze jours courent normalement.

Comment se rétracter proprement : une déclaration dénuée d’ambiguïté, envoyée avant l’expiration du délai. Un email peut suffire juridiquement, mais la lettre recommandée reste préférable car elle date l’envoi de manière incontestable. Le remboursement doit intervenir dans les quatorze jours suivant la réception de votre décision.

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6. À quelle adresse envoyer votre lettre de résiliation Science & Vie ?

C’est la question qui fait perdre le plus de temps, et celle sur laquelle les comparateurs de résiliation sont les plus approximatifs. Voici la méthode fiable, dans cet ordre exact.

  • 1. Votre facture ou votre échéancier d’abonnement. L’adresse du service abonnements y figure obligatoirement, et elle correspond à la campagne dans laquelle vous êtes réellement inscrit. C’est la source la plus fiable, sans aucune exception.
  • 2. Les conditions générales de vente acceptées lors de la souscription, jointes à votre email de confirmation. Elles mentionnent l’adresse de notification, l’adresse email du service abonnés et, le cas échéant, les coordonnées du médiateur de la consommation.
  • 3. Votre relevé bancaire. Le libellé du prélèvement vous donne le nom exact de la société qui encaisse. Dans un groupe qui compte plusieurs entités éditrices et plusieurs portails d’abonnement, c’est une information capitale.
  • 4. À défaut, le siège social de la société éditrice. Une notification adressée au siège social d’une société est valablement reçue par elle. C’est la solution de repli sans risque.

Adresse de repli vérifiable publiquement (siège immatriculé de la filiale d’édition de magazines du groupe) : Science & Vie Reworld Media Magazines Service Abonnements 40 avenue Aristide Briand 92220 Bagneux

Cette adresse correspond au siège social déclaré de REWORLD MEDIA MAGAZINES (SIREN 452 791 262), consultable librement sur l’annuaire des entreprises de l’administration française. Elle n’est pas nécessairement l’adresse de traitement quotidien de votre dossier — les grands éditeurs sous-traitent le routage et la gestion d’abonnés — mais une lettre recommandée adressée au siège social d’une société lui est juridiquement opposable. Autrement dit : votre notification est valable, même si le courrier fait un détour interne.

Méfiez-vous des adresses de type « CS 5xxxx » ou « BP » suivies d’un code postal Cedex en province, recopiées d’un comparateur à l’autre depuis des années. Ce sont des boîtes de prestataires de routage de presse, partagées entre plusieurs éditeurs et modifiées au gré des contrats de sous-traitance. Une adresse exacte pour un titre peut être totalement fausse pour un autre. Une lettre envoyée à une boîte fermée n’est pas redirigée : elle vous revient trois semaines plus tard, échéance manquée.

Abonnement souscrit via un tiers : vérifiez qui est votre cocontractant. Les abonnements Science & Vie circulent aussi via des plateformes de vente d’abonnements multi-magazines, des offres de comités d’entreprise, des offres couplées bancaires ou télécom, ou des abonnements-cadeaux. Dans ces cas, la société qui vous a vendu l’abonnement n’est pas l’éditeur, et c’est elle votre partie au contrat. Écrire à l’éditeur ne résiliera rien. Le nom du bénéficiaire du prélèvement sur votre relevé bancaire tranche la question en dix secondes.

Et le téléphone ? Les services abonnements du secteur presse acceptent généralement les demandes par téléphone, et certaines conditions générales le prévoient expressément. C’est pratique pour comprendre votre dossier, mais un appel ne prouve rien. Si vous appelez, notez la date, l’heure et le nom de l’interlocuteur, exigez une confirmation écrite, et doublez d’un courrier dès qu’un enjeu financier existe.

7. Modèle de lettre de résiliation Science & Vie (texte intégral)

Voici un modèle prêt à personnaliser. Adaptez les passages entre crochets et ne conservez qu’une seule des options numérotées — celle qui correspond à votre situation. Joignez systématiquement le justificatif lorsqu’il en existe un.

[Vos nom et prénom] [Votre adresse complète] [Code postal et ville] [Email et téléphone] [Numéro d’abonné : ...] Science & Vie Service Abonnements [Adresse figurant sur votre facture ou vos CGV ; à défaut : Reworld Media Magazines, 40 avenue Aristide Briand, 92220 Bagneux] Lettre recommandée avec accusé de réception Objet : Résiliation de mon abonnement Science & Vie n°[numéro d’abonné] Madame, Monsieur, Je suis titulaire de l’abonnement n°[numéro d’abonné] au magazine Science & Vie, formule [magazine papier / numérique / intégrale papier + numérique / magazine + hors-séries], souscrit le [date de souscription] pour une durée de [12 / 24] mois. Par la présente, je vous notifie ma décision d’y mettre fin et je m’oppose expressément à toute reconduction tacite du contrat. [Choisissez UNE seule des options ci-dessous] • Option 1 — Opposition à la reconduction à l’échéance : Je m’oppose à la reconduction de mon abonnement à compter de son échéance du [date d’échéance]. Je vous remercie de bien vouloir cesser toute livraison et tout prélèvement au-delà de cette date. • Option 2 — Absence d’information préalable (article L. 215-1 du Code de la consommation) : Je n’ai reçu aucune information écrite m’indiquant la possibilité de ne pas reconduire mon abonnement dans le délai légal, soit au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période autorisant le rejet de la reconduction. En application de l’article L. 215-1 du Code de la consommation, je mets donc fin gratuitement à mon abonnement, à effet immédiat, et je sollicite la restitution de l’intégralité des sommes versées depuis la date de reconduction du [date]. • Option 3 — Rétractation dans les quatorze jours (article L. 221-18 du Code de la consommation) : Mon abonnement ayant été souscrit à distance le [date], j’exerce mon droit de rétractation dans le délai de quatorze jours prévu à l’article L. 221-18 du Code de la consommation, les contrats d’abonnement à un périodique n’étant pas exclus de ce droit par l’article L. 221-28. Je vous prie de bien vouloir procéder au remboursement des sommes versées dans le délai légal de quatorze jours. • Option 4 — Impossibilité de résilier en ligne (article L. 215-1-1 du Code de la consommation) : Mon abonnement ayant été conclu par voie électronique, j’ai tenté d’y mettre fin depuis mon espace abonné, sans succès, la fonctionnalité de résiliation prévue à l’article L. 215-1-1 du Code de la consommation étant indisponible. Je vous notifie donc ma résiliation par la présente et vous prie d’en retenir la date de première présentation. • Option 5 — Abonnement 24 mois avec prime, demande de décompte : Mon abonnement de vingt-quatre mois ayant été souscrit dans le cadre d’une offre assortie d’une prime, je sollicite, préalablement à toute retenue, la communication écrite et détaillée du décompte de résiliation : nombre de numéros servis, nombre de numéros restant à servir, montant remboursé au prorata, et valeur précisément retenue au titre de la prime avec le fondement contractuel correspondant. • Option 6 — Décès de l’abonné : Suite au décès de [nom du titulaire] survenu le [date], attesté par l’acte de décès ci-joint, je sollicite en qualité d’ayant droit la résiliation immédiate de l’abonnement, l’arrêt de toute livraison ainsi que le remboursement de la fraction d’abonnement non servie. Je vous remercie de bien vouloir m’adresser une confirmation écrite précisant la date d’effet de la résiliation, l’arrêt des prélèvements et, le cas échéant, le décompte de remboursement. Je vous informe par ailleurs que je révoque, à compter de la date d’effet de la résiliation, toute autorisation de prélèvement automatique consentie à votre profit. Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. Fait à [Ville], le [Date] [Signature]

Deux phrases font toute la différence dans une lettre de résiliation presse : l’opposition expresse à la reconduction tacite, et la révocation de l’autorisation de prélèvement. La première ferme le contrat, la seconde ferme le robinet. N’en omettez aucune. Et si votre abonnement couvre plusieurs publications (magazine + hors-séries, ou magazine + titre frère), nommez chaque publication : une formulation vague permet à un service abonnements de n’en couper qu’une seule.

8. Comment envoyer votre lettre et quelle preuve conserver ?

La loi n’impose pas toujours le recommandé, mais la preuve, elle, s’impose toujours. En cas de litige sur un prélèvement, une seule question comptera : à quelle date l’éditeur a-t-il été informé ? Voici les voies possibles et ce qu’elles valent réellement.

OptionCoût indicatifPreuve obtenueLimite
Email au service abonnésGratuitAccusé de lecture non garantiFacilement contesté si l’éditeur nie la réception
Appel téléphoniqueGratuit à faible coûtAucuneNe prouve rien devant un médiateur ou un juge
Résiliation en ligne (L. 215-1-1)GratuitConfirmation sur support durablePreuve détenue par l’éditeur lui-même
LRAR déposée au bureau de PosteEnviron 6 à 8 €Preuve de dépôt + avis de réceptionDéplacement, horaires, rédaction à votre charge
Lettre recommandée électronique (LRE)3 à 6 €Preuve électronique qualifiéeLe destinataire doit accepter la LRE
LettreXpress19,90 €LRAR papier + preuve de dépôt + AR scanné + suiviPlus cher qu’un envoi seul

✅ Notre recommandation pour un abonnement presse : la LRAR papier. C’est le format qu’aucun service abonnements ne peut contester, et l’avis de réception fixe un point de départ certain pour calculer votre échéance et vos éventuels remboursements. Avec LettreXpress, la lettre est rédigée, imprimée, postée en recommandé, et l’accusé de réception vous revient scanné, sans déplacement ni file d’attente.

Ce qu’il faut conserver, dans tous les cas : une copie intégrale de la lettre envoyée, le récépissé de dépôt avec son numéro de suivi, l’avis de réception signé, la copie des justificatifs joints, et les relevés bancaires montrant les prélèvements. Ce dossier de cinq pièces suffit à régler la quasi-totalité des litiges d’abonnement sans avocat.

Faut-il envoyer à la fois par email et par courrier ? Oui, c’est même la stratégie la plus efficace : l’email déclenche le traitement rapidement, le recommandé sécurise la date. Mentionnez dans la lettre que vous avez également écrit par email le [date], et gardez les deux traces ensemble.

9. Après l’envoi : délais, derniers numéros, remboursement, prélèvement de trop

Une fois la lettre partie, le calendrier suivant s’enclenche. Rien ne sert de relancer avant que les étapes normales ne soient épuisées.

  • J+1 à J+3 — Acheminement postal et première présentation. C’est la date de première présentation qui fait foi, pas celle de la signature ni celle du dépôt.
  • J+2 à J+10 — Retour de l’avis de réception, papier ou scanné. Classez-le immédiatement avec la copie de la lettre.
  • Sous 2 à 4 semaines — Confirmation écrite du service abonnements indiquant la date d’effet et, le cas échéant, le décompte final.
  • Derniers numéros servis — En abonnement papier mensuel, un à deux numéros peuvent encore arriver après la résiliation : les exemplaires sont routés plusieurs semaines à l’avance. Ce n’est pas un refus de résiliation.
  • Remboursement éventuel — Restitution au prorata des numéros non servis, ou restitution intégrale des sommes versées depuis la reconduction si vous avez agi sur le fondement de l’article L. 215-1. Un retard fait courir les intérêts au taux légal.

Un prélèvement passe après la date d’effet ? Agissez sur deux fronts en même temps. Côté banque : pour un prélèvement SEPA que vous aviez autorisé, vous pouvez en demander le remboursement sans avoir à vous justifier dans un délai de huit semaines à compter de la date de débit (article L. 133-25 du Code monétaire et financier). Si le prélèvement n’était pas autorisé — mandat révoqué, mandat jamais signé — le délai de contestation est de treize mois (article L. 133-24 du même code). Côté éditeur : envoyez une mise en demeure écrite. Les deux démarches ne s’excluent pas.

La relance type, à J+30 sans réponse : rappelez la référence de votre premier envoi (numéro de suivi, date de première présentation), joignez la copie de l’accusé de réception, mettez en demeure de cesser les prélèvements et de rembourser sous quinze jours, et annoncez la saisine du médiateur de la consommation à défaut. Cette seule lettre débloque la majorité des dossiers.

N’oubliez pas la révocation du mandat auprès de votre banque. Révoquer le mandat SEPA dans la lettre à l’éditeur est nécessaire mais pas suffisant : demandez aussi à votre banque de bloquer le créancier concerné pour l’avenir. C’est gratuit et cela se fait en ligne dans la plupart des banques.

10. Cas particuliers : hors-séries, offres couplées, App Store, décès, déménagement

Abonnement numérique souscrit dans une boutique d’applications. C’est le motif d’échec numéro un des résiliations d’abonnements numériques presse. Si vous avez souscrit l’accès numérique depuis l’application via l’App Store d’Apple ou Google Play, votre abonnement est géré par la boutique et non par l’éditeur, et le prélèvement apparaît sur votre relevé au nom de la boutique. Aucune lettre à l’éditeur n’arrêtera ce prélèvement : la résiliation doit se faire dans les réglages du store (iPhone : Réglages → votre nom → Abonnements ; Android : Google Play → Paiements et abonnements → Abonnements). Vérifiez ce point avant d’écrire, cela vous évitera un mois de perdu.

Magazine + hors-séries facturés séparément. Science & Vie publie de nombreux hors-séries et éditions thématiques, parfois vendus dans un abonnement distinct de l’abonnement mensuel. Résultat classique : l’abonné résilie « Science & Vie », les prélèvements continuent, et il pense être victime d’un refus de résiliation alors qu’il reste engagé sur une seconde ligne. Nommez explicitement chaque publication dans votre lettre, et vérifiez sur votre relevé bancaire s’il existe un ou plusieurs prélèvements distincts.

Offres couplées avec les titres frères. Les formules famille associant le mensuel adulte et les déclinaisons destinées aux plus jeunes relèvent le plus souvent de contrats séparés, avec des échéances qui ne tombent pas le même mois. Traitez-les comme deux abonnements distincts : une lettre par abonnement, ou une lettre unique qui liste chaque numéro d’abonné.

Offre découverte qui bascule au plein tarif. Sur ces offres, ce n’est pas la date de souscription qui compte mais la date de bascule au tarif normal. Notez-la dès la souscription et positionnez votre opposition avant cette date : après, vous êtes sur une période pleine et vous devrez attendre l’échéance suivante ou invoquer le défaut d’information Chatel.

Formule intégrale papier + numérique. La résiliation porte par défaut sur l’ensemble. Si vous ne voulez arrêter que la livraison papier en conservant l’accès en ligne, ne parlez pas de résiliation mais de changement de formule : c’est une modification du contrat, pas une rupture, et elle préserve votre antériorité tarifaire. Écrivez-le noir sur blanc, faute de quoi tout sera coupé.

Abonnement cadeau. Deux personnes distinctes coexistent : le souscripteur, qui paie et qui est seul partie au contrat, et le destinataire, qui reçoit le magazine. Seul le souscripteur peut résilier. Si vous recevez un abonnement que vous n’avez pas commandé et que vous ne payez pas, vous pouvez demander l’arrêt des livraisons à votre adresse, mais la résiliation contractuelle relève de celui qui paie.

Décès de l’abonné. Les ayants droit obtiennent la résiliation immédiate sur production de l’acte de décès, ainsi que le remboursement de la fraction d’abonnement non servie. Joignez la copie de l’acte, le numéro d’abonné et l’adresse à laquelle adresser le remboursement.

Déménagement. Un changement d’adresse en France ne justifie pas une résiliation anticipée : signalez la nouvelle adresse au service abonnements, la livraison suit. En revanche, une installation à l’étranger rendant la livraison matériellement impossible est un motif recevable, justificatif à l’appui.

Hospitalisation ou absence longue. Demandez d’abord une suspension temporaire avec report de la période d’abonnement plutôt qu’une résiliation : la plupart des éditeurs de presse la pratiquent et vous ne perdez pas les numéros payés.

11. Recours si la résiliation est refusée ou si les prélèvements continuent

Si, malgré une notification en bonne et due forme, rien ne bouge, la marche à suivre est progressive et gratuite jusqu’au dernier étage.

  • 1. Mise en demeure écrite — Une seconde LRAR rappelant la première, exigeant l’arrêt des prélèvements et le remboursement sous quinze jours, avec le mot « mise en demeure » explicitement écrit.
  • 2. Remboursement SEPA auprès de votre banque — Sans justification dans les huit semaines suivant le débit pour un prélèvement autorisé ; treize mois si le prélèvement n’était pas autorisé. Demandez en même temps le blocage du créancier pour l’avenir.
  • 3. Médiateur de la consommation — Gratuit pour le consommateur. Les coordonnées du médiateur compétent figurent obligatoirement dans les conditions générales de vente et sur le site de l’éditeur. La saisine suppose une réclamation écrite préalable restée sans réponse satisfaisante, généralement après un délai de deux mois.
  • 4. SignalConso / DGCCRF — Sur signal.conso.gouv.fr, pour signaler l’absence d’information Chatel, l’absence de fonctionnalité de résiliation en ligne ou des prélèvements postérieurs à la résiliation. Ne règle pas votre cas individuel mais déclenche des contrôles.
  • 5. Tribunal judiciaire — En dernier recours, avec tentative préalable de résolution amiable pour les petits litiges. Votre dossier de cinq pièces suffit généralement.

Prescription : la confusion à éviter absolument. L’article L. 218-2 du Code de la consommation prévoit que l’action des professionnels, pour les biens et services fournis aux consommateurs, se prescrit par deux ans : au-delà, l’éditeur ne peut plus vous réclamer d’arriérés d’abonnement en justice. En sens inverse, votre propre action contre le professionnel relève en principe de la prescription de droit commun de cinq ans de l’article 2224 du Code civil. Ce sont deux règles distinctes : ne renoncez pas à réclamer un remboursement au motif que « ça fait plus de deux ans ».

Un mot sur le recouvrement. Si vous cessez de payer sans avoir résilié, l’éditeur peut confier la créance à une société de recouvrement. Contestez alors par écrit, joignez la preuve de votre résiliation, et exigez la justification du fondement de la demande. Une société de recouvrement amiable ne dispose d’aucun pouvoir de contrainte : elle ne peut ni saisir, ni faire inscrire un incident, sans titre exécutoire obtenu devant un juge.

12. Les 7 erreurs à éviter absolument

Voici les erreurs les plus fréquentes qui font échouer une résiliation Science & Vie. Évitez-les soigneusement.

  • ❌ Recopier une adresse de routeur trouvée sur un comparateur. Plusieurs sites diffusent des boîtes postales de prestataires de routage presse, exactes pour un titre et fausses pour un autre. Utilisez l’adresse de votre facture ou de vos CGV ; à défaut, le siège social de la société éditrice.

  • ❌ Croire à la règle « 3 mois à 15 jours » et à la fenêtre de 20 jours. L’article L. 215-1 du Code de la consommation fixe l’information entre trois mois au plus tôt et un mois au plus tard, et la sanction du défaut d’information n’est pas une fenêtre de vingt jours mais une résiliation gratuite à tout moment à compter de la reconduction. Les vingt jours relèvent du Code des assurances.

  • ❌ Écrire à l’éditeur alors que l’abonnement numérique a été souscrit dans l’App Store ou Google Play. C’est le motif d’échec numéro un : le prélèvement est géré par la boutique, la résiliation doit se faire dans les réglages du téléphone.

  • ❌ Ne résilier qu’une seule ligne quand il y en a deux. Mensuel et hors-séries sont parfois facturés séparément. Nommez explicitement chaque publication et vérifiez le nombre de prélèvements sur votre relevé.

  • ❌ Laisser échouer le prélèvement en pensant que cela vaut résiliation. Le contrat reste vivant, la dette court, et un dossier de recouvrement peut suivre. Seule une notification écrite met fin au contrat.

  • ❌ Oublier le numéro d’abonné. Sans cette référence, un service abonnements qui traite plus de 120 000 exemplaires diffusés chaque mois ne peut pas rattacher votre lettre à un dossier : traitement retardé, échéance manquée, prélèvement de trop.

  • ❌ Ne pas révoquer l’autorisation de prélèvement. Ajoutez une phrase révoquant le mandat à compter de la date d’effet, et doublez-la d’une demande de blocage du créancier auprès de votre banque.

⚖️ Loi DDADUE 2023 — Et la résiliation en 3 clics ?

L’article L. 215-1-1 du Code de la consommation, issu de la loi dite DDADUE et applicable depuis le 1er juin 2023, impose au professionnel de permettre la résiliation en ligne, par une fonctionnalité gratuite, permanente, directe et facile d’accès, lorsque le contrat a été conclu par voie électronique. Un abonnement Science & Vie numérique ou intégral souscrit sur un portail d’abonnement en ligne entre donc dans ce champ : la résiliation doit être possible depuis l’espace abonné, sans téléphone ni courrier obligatoire, et doit être confirmée sur un support durable mentionnant la date d’effet. En revanche, les offres presse vendues par coupon-réponse papier glissé dans le magazine, par téléphone, lors d’un salon ou via un comité d’entreprise — canaux historiquement très utilisés pour les formules longue durée avec prime — ne sont pas couvertes par ce texte : la notification écrite reste alors la voie de référence. Cas à part, l’abonnement numérique souscrit depuis une application via l’App Store ou Google Play se résilie dans la boutique elle-même, ni chez l’éditeur ni par courrier. Dans tous les cas, la lettre recommandée avec accusé de réception demeure conseillée en doublon dès qu’un litige de prélèvement est en jeu, car elle produit une preuve datée détenue par un tiers indépendant de l’éditeur.

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« Le plus dur n’était pas d’écrire, c’était de savoir à quelle société. Trois adresses différentes selon les sites, dont une qui m’a valu un retour à l’expéditeur. J’ai regardé le nom sur mon relevé bancaire, écrit au siège social, et c’était réglé du premier coup avec l’accusé de réception à l’appui. »

★★★★★— Sylvie D., Angers

Questions fréquentes sur la résiliation Science & Vie

Qui édite Science & Vie en 2026 et à quelle société dois-je écrire ?

Science & Vie, fondé en 1913, était édité par Mondadori France jusqu’au rachat du pôle magazines par le groupe Reworld Media en 2019. Le groupe se compose de plusieurs sociétés : la tête de groupe REWORLD MEDIA (SIREN 439 546 011, Boulogne-Billancourt), la filiale d’édition REWORLD MEDIA MAGAZINES (SIREN 452 791 262, 40 avenue Aristide Briand, 92220 Bagneux), et d’autres entités qui exploitent les portails d’abonnements. Selon la campagne par laquelle vous avez souscrit, votre cocontractant peut différer. Le réflexe fiable : regardez le nom du bénéficiaire du prélèvement sur votre relevé bancaire et l’en-tête de votre facture. À défaut, écrivez au siège social de la filiale d’édition : une notification adressée au siège d’une société lui est juridiquement opposable.

L’adresse « 4 rue de Mouchy, 60438 Noailles Cedex » est-elle la bonne pour Science & Vie ?

Nous ne l’avons pas confirmée pour ce titre et nous l’avons donc retirée de ce guide. Cette adresse correspond à un prestataire de routage de presse utilisé par plusieurs éditeurs français : elle est exacte pour certains titres et fausse pour d’autres, et les contrats de sous-traitance changent. Le risque est concret : une lettre envoyée à une boîte qui ne traite pas votre abonnement n’est pas redirigée, elle vous revient plusieurs semaines plus tard, échéance manquée. Utilisez l’adresse figurant sur votre facture ou vos conditions générales de vente ; à défaut, le siège social de la société éditrice.

Quelle est la vraie règle de la loi Chatel pour un abonnement presse ?

L’article L. 215-1 du Code de la consommation impose au professionnel d’informer le consommateur, par écrit, au plus tôt trois mois et au plus tard un mois avant le terme de la période permettant de rejeter la reconduction, de sa possibilité de ne pas reconduire le contrat. Si cette information n’a pas été adressée dans ces conditions, le consommateur peut mettre fin au contrat gratuitement, à tout moment, à compter de la date de reconduction, et obtenir la restitution des sommes versées depuis. Attention : la fenêtre « 3 mois à 15 jours » que l’on lit partout est fausse, et le délai de vingt jours à compter de l’envoi de l’avis relève de l’article L. 113-15-1 du Code des assurances, pas de la presse.

J’ai un abonnement de 2 ans : dois-je attendre la fin des 24 mois ?

Sur une formule à durée déterminée de vingt-quatre mois, la première fenêtre de non-reconduction se situe au terme des deux ans, et non à chaque anniversaire annuel. Notez donc la date exacte dès la souscription : sur un contrat biennal, l’oubli coûte deux années supplémentaires. Deux exceptions utiles : si l’éditeur ne vous a pas adressé l’information préalable prévue par la loi Chatel, vous pouvez résilier gratuitement à tout moment à compter de la reconduction ; et si vous êtes encore dans les quatorze jours suivant la souscription à distance, vous pouvez vous rétracter sans motif.

Je résilie une offre 2 ans avec cadeau : dois-je rendre le cadeau ?

Tout dépend de la clause figurant dans les conditions particulières de l’offre, qu’il faut relire avant toute chose. La logique raisonnable est la suivante : vous devez le prix de ce que vous avez consommé, l’éditeur vous doit le remboursement des numéros non servis, et la prime ne peut pas se transformer en pénalité déguisée qui absorberait la totalité du remboursement. Demandez un décompte écrit et détaillé : numéros servis, numéros restants, montant remboursé au prorata, valeur retenue au titre de la prime et son fondement contractuel. Un décompte qu’on refuse de vous écrire est rarement un décompte solide, et c’est un excellent point d’appui devant le médiateur.

Puis-je résilier mon abonnement numérique en ligne, en quelques clics ?

Oui, si vous l’avez souscrit par voie électronique. L’article L. 215-1-1 du Code de la consommation, applicable depuis le 1er juin 2023, impose au professionnel de mettre à disposition une fonctionnalité de résiliation en ligne gratuite, permanente, directe et facile d’accès pour tout contrat conclu en ligne. Connectez-vous à l’espace abonné, ouvrez la rubrique de gestion d’abonnement, validez, et conservez l’email de confirmation qui doit mentionner la date d’effet. Ce droit ne couvre en revanche pas les abonnements souscrits par coupon-réponse papier, par téléphone, en salon ou via un comité d’entreprise — or les offres presse avec prime passent très souvent par ces canaux.

Je continue d’être prélevé alors que j’ai résilié dans mon espace abonné : pourquoi ?

La cause la plus fréquente est que l’abonnement numérique a été souscrit depuis une boutique d’applications, App Store d’Apple ou Google Play. Dans ce cas, c’est la boutique qui gère l’abonnement et qui prélève, et aucune lettre à l’éditeur ne l’arrêtera. Vérifiez le libellé du prélèvement sur votre relevé bancaire : s’il porte le nom de la boutique, résiliez directement dans les réglages de votre téléphone. Deuxième cause fréquente : vous aviez deux lignes distinctes, le mensuel et les hors-séries, et vous n’en avez résilié qu’une. Nommez explicitement chaque publication dans votre demande.

Je viens de m’abonner : puis-je annuler et me faire rembourser ?

Oui, dans les quatorze jours. L’article L. 221-18 du Code de la consommation ouvre un droit de rétractation de quatorze jours pour tout contrat conclu à distance ou hors établissement, sans motif ni pénalité. L’article L. 221-28 exclut du droit de rétractation la fourniture de journaux, périodiques et magazines, mais précise expressément que cette exclusion ne vise pas les contrats d’abonnement : votre abonnement est donc bien rétractable. Réserve importante pour le numérique : si vous avez expressément consenti au démarrage immédiat de l’accès en reconnaissant perdre votre droit de rétractation, celui-ci ne s’applique plus à la partie numérique.

Science & Vie facture-t-il des frais de résiliation ?

Non. Un abonnement presse résilié dans les conditions prévues au contrat, ou sur le fondement de l’article L. 215-1 du Code de la consommation, ne donne lieu à aucun frais. Lorsque la résiliation intervient faute d’information préalable, elle est expressément gratuite et ouvre droit à la restitution des sommes versées depuis la date de reconduction, ces sommes portant intérêts au taux légal si le remboursement tarde. Aucune pénalité ne peut davantage vous être réclamée en cas de rétractation dans les quatorze jours. Seule question ouverte : la valeur d’une prime éventuellement reçue sur une offre longue durée, qui doit alors être justifiée par écrit.

Un prélèvement est passé après la date d’effet : quels sont mes délais pour le contester ?

Deux régimes bancaires distincts s’appliquent. Si le prélèvement SEPA était autorisé par un mandat que vous aviez signé, vous pouvez en demander le remboursement à votre banque sans avoir à vous justifier, dans un délai de huit semaines à compter de la date de débit (article L. 133-25 du Code monétaire et financier). Si le prélèvement n’était pas autorisé — mandat révoqué ou jamais consenti — le délai de contestation est de treize mois (article L. 133-24 du même code). En parallèle, envoyez une mise en demeure écrite à l’éditeur avec copie de l’accusé de réception de votre résiliation, et demandez à votre banque de bloquer ce créancier pour l’avenir.

✅ Ce qu'il faut retenir

  • 1Science & Vie appartient au groupe Reworld Media depuis le rachat du pôle magazines de Mondadori France en 2019. La filiale d’édition Reworld Media Magazines est immatriculée sous le SIREN 452 791 262, siège 40 avenue Aristide Briand, 92220 Bagneux.
  • 2Nous avons retiré de ce guide l’adresse de routeur située à Noailles (60438) : elle n’a pas pu être confirmée pour ce titre et appartient à un prestataire partagé entre plusieurs éditeurs.
  • 3Méthode fiable pour l’adresse : facture ou échéancier → conditions générales de vente → nom du bénéficiaire du prélèvement sur votre relevé → à défaut, siège social de la société éditrice.
  • 4Loi Chatel (L. 215-1) : information due au plus tôt 3 mois et au plus tard 1 mois avant la date limite permettant de rejeter la reconduction. À défaut, résiliation gratuite à tout moment à compter de la reconduction, avec restitution des sommes versées depuis.
  • 5Abonnement conclu en ligne : résiliation en quelques clics obligatoire depuis l’espace abonné (L. 215-1-1, applicable depuis le 1er juin 2023). Ne couvre pas les souscriptions par coupon papier, téléphone, salon ou comité d’entreprise.
  • 6Abonnement numérique souscrit dans l’App Store ou Google Play : la résiliation se fait dans la boutique, pas chez l’éditeur. C’est le motif d’échec le plus fréquent.
  • 7Toujours mentionner le numéro d’abonné, nommer chaque publication concernée (mensuel, hors-séries), s’opposer expressément à la reconduction tacite et révoquer l’autorisation de prélèvement.
  • 8Prélèvement de trop : remboursement SEPA sans justification dans les 8 semaines suivant le débit pour un prélèvement autorisé (L. 133-25 CMF), 13 mois s’il n’était pas autorisé (L. 133-24 CMF). Prescription : 2 ans pour l’action du professionnel (L. 218-2 code conso), à ne pas confondre avec les 5 ans de l’article 2224 du Code civil.
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« Je continuais d’être prélevé après avoir résilié. En fait l’accès numérique avait été pris depuis l’application sur mon iPhone : rien à voir avec l’éditeur. Deux minutes dans les réglages du téléphone et c’était fini. J’aurais aimé lire ça avant d’envoyer deux courriers pour rien. »

★★★★☆— Karim B., Toulouse

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